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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 05:40

Pour finir notre étape Malaisienne nous sommes partis à Sematan, à 107 km de Kuching.

C’est un petit village de pêcheurs et à Sematan il n’y a rien à faire ! Vraiment rien. C’est la viemes-images-1-3985.JPG tranquille, sans touriste, au rythme des marées.

Quelques maisons traditionnelles sur pilotismes-images-1-4002.JPG et trois ou quatre commerces. Pas de poste ici, nous avons donnés nos cartes à poster à l’épicerie qui fait office de facteur. Dans des mes-images-1-3996.JPGboites en plastique le courrier est déposé et les gens viennent voir s’ils ont une correspondance pour eux.

Par contre à Sematan on mange très bien, du poisson frais bien sur et aussi des crabesmes-images-1-3982.JPG. Il y en a beaucoup et ils sont très bien cuisinés. Un seul restaurant ouvert le soir un peu tard, il est tenu par un chinois, nous y sommes très bien accueillis et avons partagé lemes-images2-3997.JPGrepas avec eux et un couple néo-zélandais qui a échoué ici, un peu comme nous, à la recherche de rien !

C’est très reposant Sematan, pas de bruit le matin, peu l’après midi et pas du tout le soir…… En face il y a des îles ou viennent pondre les tortues, elles ne sont pas loin ces îles mais sont protégées et tant mieux, pour y aller il faut payer assez cher.

Les tortues nous les laissons pondre tranquillement, nous c’est la douceur et l’air marin qui nous intéressent et ici nous l’avonsmes-images2-4015.JPG. Nous sommes presque au bout du Sarawak, après c’est l’Indonésie, d’autres gens, d’autres cultures que nous verrons en août en Sulawesi.

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 05:02

Bako Park, sur les forums je n’avais lu que des bonnes  appréciations et c’était prévu dans mon itinéraire. Le problème est que je n’ai pas réservé et quand je suis allé sur les forums de voyages j’ai vu que tout était « booké » et que beaucoup de personnes n’avaient pas pu réserver. Je rageais un peu car je savais depuis longtemps qu’il fallait passer une nuit dans le parc pour bien en profiter. Anita a téléphoné trois jours avant, à 8h du matin et le miracle c’est produit, elle a pu réserver pour une nuit.  J’avais peine à le croire mais c’était pourtant vrai.

Et c’est bien qu’elle ait réservée car vraiment nous avons passé deux jours supers à Bako.

Réveil de bonne heure, 6h30, car il faut prendre le bus pendant 45 minutes et ensuite prendre le bateau pendant 30 minutes.

Une fois les démarches administratives, pour l’entrée au parc, accomplis, nous voilà prêt pour l’aventure….

Le départ se fait de kampun Bakomes-images-1 3743, village de pêcheurs très sympa d’ailleurs. Dans la rivière qui subit les marées il y a les filets des pêcheurs qui mes-images-1 3744attendent les poissons. Ensuite nous faisons un peu de mer de Chine avant d’arriver à Bako. La cote qui longe le parc est très belle avec de beauxmes-images-1 3754 rochers et en fond de tableau la jungle luxuriante, c’est assez magique.

Le logement n’est pas prêt et nous décidons de déposer une partie de nos bagages dans des casiers, lesquels ne sont pas fermés. Nous voyageons léger car le plus gros de nos affaires est resté en consigne à la GH à Kuching.

La forêt est très belle mais assez vite abrupte, nous avions choisi un parcours qui mène à la plage de Telok Pandan Kecil. Ce qui est très surprenant c’est qu’en peu de temps nous quittons la forêt tropicale pour la steppe avec une végétation aride et rocheusemes-images-1 3763. L a marche est assez éprouvante sous le soleil  mais quelle récompense arrivé au bout ! Du haut de la falaise nous surplombons la mer de Chine et une anse pour la baignade. Ce paysage est très beaumes-images-1 3771 et nous l’apprécions un instant. Encore quelques efforts et la baignade est à nous, avec le pique-nique que nous avions pris soin d’amener.

Nous avons ensuite fait la connaissance de Laetitia et Hadrien, la trentaine, deux français qui terminent leur périple d’un an et demi, ils rentrent en France le 11 et nous leurs souhaitons un bon retour. Certainement pas facile au début et ce n’est pas Stefan et Emilie (qui ont déjà fait un tour) qui me démentirons, bises à eux.

Nous avons pris avec eux un bateau qui nous a fait un petit tour des baiesmes-images-1 3785 et nous a déposé à Telok Pakumes-images-1 3825

Personne sur la plage et dans les arbres juste derrière, nous avons vu nos premiers nasiques. Ces grands singes sont vraiment très impressionnants par leurs ressemblances avec nous. Ils ont des attitudesmes-images-1 3807 et des expressions très proches des nôtresmes-images-1 3905 et leur face me fait penser à des caricatures d’humainsmes-images-1 4058. Anita trouve qu’ils ont un pelage qui rappelle les habits. Un pantalon qui les serre à la ceinturemes-images-1 3962 et leur fait ressortir le ventre, et un pull un peu trop étroit lui aussi sur le dessus. De plus leur face avec se gros nez prête à sourire et leur regard interroge. Moi ils me plaisent ces nasiques, quand ils grognent on dirait qu’ils pouffent, un peu comme pour ce moquer de nous qui les regardons.

Nous avons passé beaucoup de temps à les observer et ce sont des moments inoubliables qui me laissent penser que les zoos ne devraient pas exciter. L’animal tout comme l’homme doit pouvoir évoluer en Liberté !

De retour au campement nous avons rencontré Jenny, Charles et Holly, un couple de canadiens avec leur fille de deux ans. Nous avons bien discuté avec eux et le courant là aussi passait bien. Nous avons pris les adresses et essayerons de garder contact.

Le soir, sortie nocturne avec un guide, j’essaie de ne pas les louper car c’est toujours un régal ces sorties. Une fois de plus c’était super bien, nous avons vu un lémurien volant, des serpentsmes-images-1 3847, des oiseauxmes-images-1 3855, des araignéesmes-images-1 3886 très grosses et des grenouillesmes-images-1 3871. Ce qui est bien dans la nuit c’est que les animaux ne bougent pas, ils dorment ou alors ils ne peuvent pas partir car ils ne voient pas.

Le soir c’était très agréablemes-images-1 3914 car il faisait bon et il n’y avait pas de moustiques. Très peu de monde dans le parc car en fait les réservations sont très mal faites et la gestion est catastrophique. Nous avions une chambre avec 4 lits et nous étions seuls, la chambre d’à coté était libre et en plus ils ont refusé du monde en disant que c’était plein ! À n’y rien comprendre.

Le lendemain réveil 6h30 car nous sommes partis en balade à pied dans la mangrove pour voir les oiseaux et profiter de la lumière du matin. Nous avons fait doucement le reste de la journée en appréciant cet endroit assez magiquemes-images-1 3931 ou la nature est encore bien préservée.

Coté anecdote nous avons un macaque qui en quelques secondes est monté sur la table pendant notre repas et nous a volé la bouteille de chili sauce ! Après il s’est régalé et nous aussi de le voir faire…Une petite vidéo pour vous faire profiter de ce spectacle.

 

Sur le chemin du retour en bateau nous avons encore vu trois loutres qui se baignaient et qui sont sorties de l’eau à notre arrivée.

Cette escapade à Bako nous a laissé un très bon souvenir et c’est bien avant de quitter la Malaisie de rester sur une bonne impression.

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 04:59

L'article Kuching et ses chats à eu des problèmes de pubication et était incomplet. Il a été refait et corrigé!

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 11:31

Kuching veut dire chat en malais. Et comme il y avait des statues de cygnes à Miri, ici il y a plusieurs statues de chatmes-images-1 3688, les uns encore plus kitch que les autres.mes-images-1 3704 Il y a même un musée du chat,mes-images-1 3709 mais nous ne l’avons pas fait. La ville n’est pas trop mal, il y a une promenade agréable sur le mes-images-1 3726bord de la rivière. Et le vendredi et samedi soir il y avait de lames-images-1 3727 musique. Nous avons surtout aimé un joueur de guitare qui a joué toutes les musiques des années soixante et soixante dix. Musique du nord et sud Amérique. Et tout ça par cœur et à l’oreille. Nous avons discuté avec lui, il s’appelle Jijie, paraît- il qu’il est sur You Tube, quelqu’un a mis une vidéo, mais nous n’arrivons pas à le trouver.

Nous avons trouvé d’autres talents musicaux. En passant en bas d’un immeuble nous avons entendus des tambours.mes-images-1 3696 Nous sommes donc montés. Et là sur le toit de l’immeuble se trouve une école d’arts martiaux. Il y avait tout un groupe de jeunes enfants qui s’entrainaient  au tambour sous l’œil sévère de leur prof. Elle nous a invités à nous assoir pour assister aux répétitions. Ils ont un spectacle à la fin du mois. C’était vraiment très bien. Difficile pour certains d’avoir le geste sec et dynamique et au ralenti quand il faut.

Le premier soir à notre arrivée à Kuching il y a eu un gros orage à l’heure du diner. Nous avons donc juste traversé la route pour manger et pris un resto au pif. L’accueil était très chaleureux et la cuisine vraiment très bonne. Surtout le bœuf aigre doux (mon plat). Comme Pascal avait tellement aimé nous y sommes retournés le lendemain soir et avons discuté avec le propriétaire. Il s’appelle Victor. Il nous a expliqué qu’il était à la retraite et faisait ceci en passe temps. Il loue un coin du café à côté et il vient le midi et le soir pendant trois heures. C’est sa femme Angel qui fait la cuisine (ancienne prof d’anglais). Ils ne font que quelques plats et quand il y en plus, il y en a plus. Des gens extrêmement charmants.mes-images-1 3979 

Nous y sommes d’ailleurs encore revenus une troisième fois et cette fois accompagnée d’Hadrien et Laetitia qui sortaient juste du café à côté justement.  Ce sont également joints à nous deux femmes (mère et fille)mes-images-1 3981 de mes-images-1 3980Prague avec lesquelles nous avions partagé le bateau en allant à Bako. Nous avons tous bu un verre ensemble pendant que nous mangions.  On continue de rencontrer des gens intéressants. C’est le grand point positif du voyage. Tous les gens différents que nous rencontrons. Nous prenons pleins d’adresses e-mails à droite et à gauche. Je marque à chaque fois où nous nous sommes rencontrés. On se lance des invitations.  Pas sûr qu’on gardera contact, mais peut-être que si avec quelques uns.

Anita

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 09:54

Bravo Jean Jacques, il s'agit bien d'une sorte de mille-pattes. C'est un Gloméris connexa. Il se met en boule pour ne pas que l'on l'attaque, c'est une boule parfaite.

Jean Jacques gagne pour la deuxième fois il aura un deuxième cadeau, l'invitation il a déjà!

Une vidéo pour illustrer la réponse

 

 

 

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 09:22

Que tient Anita dans sa main?

Une seule réponse, soyez précis et c'est gagné!

mes-images-1-4612.JPG

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 04:07

Nous sommes revenus du Mulu National Park à Miri, pour une nuit.

Rien d’extraordinaire à dire sur Miri, à part peut-être le restaurant où nous avons mangé le soir ; spécialité fruits de mer et poissons. Et autre chose….Des cuisses de grenouille, mais pas comme nous les connaissons en France. Celles-ci ont une autre dimension. Des grenouilles taureauxmes-images-1-3475.JPG. Tout est vivant dans des aquariums, les grenouilles également. Elles nous regardent méchamment à travers la vitre (je les comprends !) et sont plutôt agressives. Quand on passe la main au dessus, elles sautent en hauteur  pour attaquer. Je vous assure que nous n’avons vraiment pas envie de les manger, nous nous sommes contentés de crabes.

Le lendemain départ pour Sibu par bus, bien sûr la gare routière se trouve encore en dehors de la ville et il faut prendre un « teksi » Les rabatteurs des bus nous tombent dessus, ils n’ont pas beaucoup de clients en ce moment. Ils nous arrachent presque nos bagages pour les embarquer.  Nous avons pris le premier qui part et qui fait 10 RM de moins que le prochain. Apparemment il est plus lent aussi, nous avons quand même mis 8 heures et demie, mais avec des arrêts réguliers et un changement de chauffeur, ce qui est rare.

Un des chauffeurs ressemble comme deux goûtes d’eau à un orang outan, des cheveux roux et tout ! Je n’ai pas osé le prendre en photo, mais j’ai trouvé ça très attendrissant.

Nous sommes restés deux jours à Sibu pour se reposer un peu. La mascotte de Sibu est le cygne.mes-images-1-3509.JPG La statue se trouve en face de notre hôtel. Il est un peu décrépi. Selon le « Lonely Planet », la ville a plus du vilain petit canard. C’est vrai que ce n’est pas extraordinaire,  mais peu de villes le sont dans ce pays. Les gens sont très gentils par contre, sans doute parce qu’ils ne voient que peu de touristes et ne sont pas encore blasés. Nous avons rien fait de spécial non plus, une visite au temple chinois et la pagode de 7 étagesmes-images-1-3514.JPG. Pour cela il faut demander la clé en bas à l’accueil. A notre retour nous avons eu « la chance » de tomber sur le gardien du temple depuis plus de 30 ans ; Tan Tek Chiang (il est mentionné dans le Lonely). Nous étions un peu fatigués et comptions repartir faire une sieste, raté, nous avons suivi un cours détaillé sur le Yin et le Yen pendant une heure et demi. A chaque fois il demandait à Pascal s’il avait bien compris (Pascal s’endormait sur place presque). Il nous a donné pleins de choses, pour soutenir ses explications. Il voulait même m’offrir un petit chaudron en laiton. J’ai du refuser, parce que trop lourd dans le sac à dos. Impossible de partir de là. Il a embrayé sur la différence entre le taoïsme et le bouddhisme. Je le suspecte fortement d’en inventer pas mal aussi pour pimenter un peu le récit. Nous avons insisté qu’il fallait partir, mais pas sans emmener une bouteille de thé médicinale. Après cela nous avons mangé (15 heures de l’après-midi avec rien dans le ventre depuis le petit dèj) pour s’en remettre. Mais c’était pas mal quand même, c’est une figure emblématique, médaillé par la ville pour la promotion du tourisme. Incontournable donc.mes-images-1-3583.JPG

Le lendemain départ pour Sibu par bateau (durée 4 heures et demi). Il a beaucoup de trafic de bois sur le fleuvemes-images-1-3596.JPG. Cela fait un peu peur de voir tous ce bois coupé, y a t-il une gestion derrière? Replantation, peut être, mais de quoi?mes-images-1-3617.JPG  La rivière est large et très marron. La couleur change en s’approchant de la mer de Chine. Nous restons tout le voyage dehors. En milieu du parcours on nous propose des boissons et des grignotages comme des cacahuètes. Plusieurs personnes en achètent. En voilà un face à mois qui après avoir fini de consommer, jette sa canette à mer. Je le regarde d’un sale œil et lui fait des gestes comme quoi ça ne se fait pas. Il me regarde sans comprendre.  Dix minutes après, en voila un autre, sachet de cacahuètes vide et canette à la mer. La je suis en colère et je me déplace au bout du bateau où il se trouve, et je l’engueule vertement. Je dois hurler contre le vent d’ailleurs. Il me regarde sans expression et ne voit vraiment pas pourquoi je m’excite de la sorte. Nous avons gardé tous nos déchets dans une poche avec nous.  Pascal regarde s’il y bien une poubelle à bord. Il y en a, et nous mettons donc nos affaires dedans. On arrive à destination. Tout le monde récupère ces bagages. Nous sommes des derniers à partir. Et voilà. Un des gars du bateau prend la poubelle pleine et la vide devant mes yeux dans la mer ……………Je suis sciée sur place. Je lui dis, » ce n’est pas vrai que vous videz la poubelle dans la mer ? ». Il me regarde et dit » oui », pas de problème pour lui. Un visage sans expression encore. Je suis terriblement en colère et dégoûtée. On prend un « teksi », un vieux chauffeur qui n’arrête pas de racler sa gorge et le cracher par la fenêtre. Là je n’en peux plus. D’ailleurs tout le monde va en prendre ensuite. Le chauffeur n’a pas la monnaie quand nous arrivons et a le culot de me dire que je n’ai qu’à acheter quelque chose pour la faire. Certainement pas, si tu veux tes sous mon gars, tu la fais ta monnaie. GH recommandé par le Lonely ; Je vais voir la chambre, Pascal reste en bas. Bon il y a une fenêtre et une douche, WC dans le couloir. Mais le lit est défait. Donc ok pour la chambre mais à condition de refaire le lit avec des draps propre. J’avoue que je ne suis pas aimable. Une fois vraiment dans la chambre, je me rends compte qu’il y a pleins de trucs sales sous le lit, et que la douche n’est pas rutilant non plus. Nous sortons et je fais la remarque au jeune à l’accueil. « Si vous voulez je peux monter nettoyer la chambre pendant que vous sortez » « Il me semble qu’il fallait faire ça avant ! Je ne sais pas si on va rester. Et non, nous ne restons pas. Nous trouvons beaucoup mieux au bout de la rue, un peu plus cher, mais propre au moins.

Quoi dire après cette journée ? Quoi dire de ce pays ? Ce pays est un exemple monumental de la bêtise humaine dans toute sa splendeur. Quand je vois tout ça, je ne crois absolument pas qu’on puisse encore sauver cette planète.

« The traveller sees what he sees, the tourist sees what he comes to see »(Le voyageur voit ce qu’il voit, et le touriste voit ce qu’il veut voir)

Gilbert K. Chesterton

Anita

 

 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 15:11

Il ne vous reste plus que 7 jours pour participer à plaisir d'écrire de la Malaisie. Pour cela aller sur l'article Plaisir d'écrire Malaisie, vous verrez le thème. Postez votre expression dans les commentaires et attendez le résultat; De très beaux cadeaux à gagner...en plus de vous faire plaisir en écrivant!

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 16:12

Pour venir à Gunung Mulu, soit c’est après 12 heures de pirogue soit c’est par la voie des airs. Nous avons choisi la deuxième solution en partant de Miri. Déjà dans l’avion je découvrais au fur et à mesure de notre arrivée que la forêt avait enfin reprit ses droits ou du moins ne les avait pas perdus. Le quadrillage des plantations laissait la place à l’immensité et la densité de la junglemes-images-1-3460.JPG, sillonnée par un sinueux cordon marron qui représentait la rivière. Gunung Mulu est le plus grand parc de Bornéo avec ses 529 km2, c’est vraiment bien d’avoir créé cet espace protégé des engins de déforestation. L’avion c’est posé sur le petit aéroport et j’ai tout de suite senti que nous étions dans un lieu privilégié. mes-images-1 3448Anita a eu la sensation de se retrouver en 1985 quand elle s’estmes-images-1-3456.JPG posée en Guyane. Nous avons pris possession du logement et nous avons fait une petite balade en soirée aux alentours question de bien s’imprégner de cette ambiance assez spéciale que représente un lieu comme celui-ci. De la forêt, des montagnes, pas de bruit autres que ceux de la nature, juste troublés par ceux des groupes électrogènes à partir de la nuitmes-images-1-4730.JPG. A minuit plus de lumière, seul les bruits des noctambules bestioles qui se promènent un peu partout, même dans nos chambres… Ce que j’ai noté dans cette belle virée de 4 jours c’est l’humilité que nous devons avoir face à cette beauté naturelle. Nous étions devant l’immensité des arbres et de la végétation et finalement ce que nous avons le plus observé c’est l’infiniment petit, le monde des insectes !mes-images-1-4707.JPG Parce que ces petites bêtes sont vitales à la biodiversité et à l’équilibre naturel, elles ont toutes leurs utilités et sont aussi, si le besoin s’en fait sentir, dangereuses voire mortelles. Comme pour nous rappeler à nous les humains que nous ne sommes que des bénéficiaires comme elles de cette végétation si luxuriante. Ici il ne faut pas faire n’importe quoi, sortir des sentiers battus n’est pas permis à tout le monde, les plantes sont urticantes, les chenilles brulent, les araignées peuvent tuer et les serpents aussi. Au cours d’une sortie nocturne nous avons vu un serpentmes-images-1-3362.JPG dont la piqure peut tuer en moins de six heures ! Dans la grotte une araignée très dangereuse elle aussi. Nous avons parcourus la «canopy skywalk », 480 mètres de longueur à 40 mètres de hauteur, c’était super car en plus nous étions que cinq personnes au totalmes-images-1-3085.JPG. En fait il n’y avait que très peu de monde dans la forêt, certainement que l’éloignement et les faibles moyens de transport limitent les visiteurs. Nous avons fait des sorties ou nous étions seul au milieu de cette immensité, cela ramène encore plus ce sentiment d’infiniment petit que nous ressentions. Il y a aussi les grottes de Mulu, elles sont merveilleuses et classées à l’Unesco comme le parc d’ailleurs. Nous en avons mes-images-1-3405.JPGvisités trois dont une avec un guide et nos seules lampes (du moins celles que l’on nous a prêtées). Là encore que cinq personnes dont trois italiens et nous. Nous sommes restés deux heures sans nous arrêter de marcher, c’est pour vous dire la grandeur de la grotte. Nous avons observé la vie souterraine de certains animaux dont les chauves souris bien entendumes-images-1-4676.jpg. Je voulais garder ces dernières pour la fin de l’article car nous avons grâce à elles assisté à un spectacle inoubliable. Dans la Deer Cave que nous avons visitée, et qui est aussi très belle et très magique, il y a des milliers de chauve souris. Cette grotte est la plus grande au monde parmi les grottes qui se visitent. Son ouverture sur l’extérieur fait comme un grand trou béant vers un autre monde. Le monde de l’obscure vers le monde de la lumière. L’érosion a façonnée la roche qui laisse apparaitre sous un certain angle le profil d’Abraham Lincolnmes-images-1-3159.JPG, c’est fabuleux et ce n’est pas tout car à la tombée de la nuit les chauves souris sortent par milliers et dessinent dans le ciel des rubans noirs, cela dure presque une heure sans discontinuer, c’est tout simplement merveilleux.

 

Alors je ne peux pas terminer sans parler de Syria, cette jeune guide qui a la trentaine. Elle est née là à Gunung Mulu et elle ne veut pas quitter sa région. Elle consacre sa vie à ce métier qu’elle a choisi, la forêt est son domaine, elle en parle avec passion, elle a le geste juste quand elle montre et explique, elle est tout simplement habitée par cette nature, elle respire en elle et nous l’a fait partager. Ces frères et sœurs sont tous partis, elle, c’est là qu’elle veut vivre, même seule. Personnellement ça m’a touchée, une telle force, une telle envie, c’est la passion, c’est beau !

Pour ce qui est de l’aventure en elle-même, il faut savoir que j’ai failli perdre Anita lors d’un franchissement de rivière. J’avais mal estimé la force du courant et la profondeur de cette dernière. Heureusement seules les tongs d’Anita ont disparu…. rien de bien grave donc, seulement une anecdote de plus et un bon sermon pour  le GO !!!

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 14:50

Bon, 4 jours sans nouvelles parce que nous étions en brousse, avec de électricité qu’entre 17h et minuit, et encore seulement grâce à un groupe électrogène, mais des ampoules basse consommation.mes-images-1 3440 Du coup je n’ai pas encore eu le temps de raconter notre dernier jour à Kota Kinabalu, le 22 juin.

Nous avons pris un bateau pour une des iles devant la côte, la plus petite ile Mamutikmes-images-1 2962 Quelle bonne idée. Une plage propre,mes-images-1 2966 pas trop de monde et la possibilité de voir avec le masque et le tuba. Et il y avait vraiment pleins de poissons à voir, tout ceux que nous avions vu sur l’étal du marché et plein d’autres. Et tout ça très près du bord. Pas trop de corail, mais quelques uns quand même. Nous avions fait attention, mais nous avons quand même attrapé un coup de soleil. Le soleil est vraiment très fort ici. Ça ne risque pas arriver aux touristes asiatiques. Ils se baignent tout habillés (comme pratiquement tout les autochtones outre mer), c'est-à-dire pantalon de jogging, grand t-shirt et tous avec le gilet de sauvetage, parce que sans doute ils ne savent pas nager. Ce sont toujours des occidentaux qui sont le plus dévêtus. Quand les premiers colons (lire missionnaires) sont venus ils ont dit aux populations locales qu’il était indécent de se promener tout nus. Ils les ont donc vêtus (par exemple les robes mission de la Nouvelles Calédonie…) pour ensuite revenir en tant que touristes et se dévêtir et trouver bizarre que tous les locaux se baignent habillés…………. Bref nous avons passé une très bonne journée, qui faisait « vacances au soleil »mes-images-1 2980mes-images-1 2978. En rentrant a la GH le soir « Lucy’s homestay » nous avons vu Lucy tout affolée. Il n’y avait personne à la GH à ce moment et son fils n’était pas bien, elle voulait l’emmener à l’hôpital. Nous avons donc gardé la boutique pendant quelques heuresmes-images-1 2992. Le lendemain départ par avion pour Miri et ensuite Mulu National Park dans la foulée. C’est le même jeune homme qui nous avait emmenés à la gare routière qui nous a amené à l’aéroport. Au départ il nous a offert une tasse comme souvenir. Vraiment sympa, par contre pas très pratique à amener. Et effectivement, comme on ne traite pas nos sacs avec douceur, l’anse s’est déjà cassée dans le transport.

23 juin, arrivé à Mulu National Park. Nous logons juste à l’extérieur du parc. D’abord en dortoirmes-images-1 3443, parce qu’il n’y avait plus de chambres (j’adore….).

Bon je dois avouer que les lits sont très bons, grand dortoir mais tranquille, pas trop de monde. Les douches, au dessus des toilettes bien sûr, pas de chasse d’eau qui marche, comme d’hab. , et pas trop d’eau qui sort des pommeaux de douche, juste un petit filet.

La porte entre le dortoir et des douches ferme mal, donc ils ont mis un verrou, qu’on ne peut ouvrir que du côté dortoir. Donc bien sûr Anita s’est trouvé fermé dehors plusieurs fois, dont une fois en pleine nuit.. . Quand nous avions une chambre il fallait toujours utiliser les douches du dortoir, donc sortir de la maison en plein nuit, déjà réussir à ouvrir la porte, rentrer dans le dortoir etc. et être sûre d’avoir une lampe qui ne s’éteint pas subitement.

Pascal dira que je n’ai aucun sens de l’aventure, ce qui est vrai ! Il faudrait faire comme des gens d’ici et se laver à la rivière (habillé), mais je ne suis pas encore prête pour ça. Peut-être à la fin du voyage ? En tout cas je ne regrette pas du tout que nous soyons venus ici.

Voilà un paysage qui correspond à l’idée que nous nous faisions de Bornéomes-images-1 3448. Même si nous avons vu quand même des plantations de palmiers par avion au décollage, on voit qu’il reste un bon morceau de forêt ici. C’est très beau, des montagnes dans les nuages, la forêt tropicale tout autour, et c'est très calme. On ne peut venir ici qu’en avion ou en bateau, il n’y a pas de route. Pendant trois jours nous avons beaucoup marché.

Bien sûr c’est dans un parc national, donc les chemins sont balisés, et pour la plupart des sorties il est obligé de prendre un guide. Mais c’est très bien fait et très respectueux de la nature. Il y a beaucoup de grottes ici, paraît-il les plus grandes grottes du monde. Nous en avons visité trois. Il y a en une où vivent des chauves souris qui sortent tout les soirs entre 17h et 19h. Des milliers et milliers de chauve souris en grandes colonnes comme des colonnes de fuméemes-images-1 3161, c’est très spectaculaire. Nous avons encore fait une belle rencontre avec un couple de jeunes français, Charlotte et Guillaume qui vivent en Inde depuis deux ans, où ils travaillent dans une école de design. La génération de trentenaires est la génération des voyageurs du monde. Anita

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