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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 00:25

Nous quittons le village des éléphants par bus local. Celui-ci vient nous chercher  à la GH. Il doit nous amener au croisement de la route de Paksé et l’embarcadère des 4000 îles. Comme il a pas mal plu pendant nos deux jours au King Fisher Lodge, la piste est encore plus grasse qu'à l’aller.

Le bus est chargé à bloc par des gens du villagemes-images2 5264 qui vont vendre leurs produits au marché de Paksé.mes-images2 5263 On nous trouve une petite place. Nos sacs sont montés sur le toit. En passant dans le village nous prenons encore des gens et encore des marchandises. Nous sommes coincés entres des seaux d’anguilles vivantes, des marmites, des sacs de fruits, des cartons de médicaments, des cahiers d’écoliers. Après environ trois quarts d’heure nous arrivons au croisement et nous descendons. Il faut attendre sur le bord de la route pour qu’un autre bus nous prenne au passage. J’en profite pour trouver des toilettes et Pascal parle à un local pendant ce temps là. Il a bien fait, parce que le bus est passé en grande vitesse sans s’arrêter et c’est le gars qui parle avec Pascal qui lui a fait signe. Il s’arrête donc un peu plus loin et revient nous chercher.

En route on fait une halte dans un village et  là on est assailli par des vendeurs ambulants qui vendent leurs brochettes de bananes, de poulet, le riz gluant etc.mes-images2 5270 Le gars sur la marche pied, qui est là pour faire monter les gens et surveiller les bagages sur le toit mange son riz et brochette sans se tenir, debout sur le marche pied et pendant qu’on roule à pleine vitesse. (pas plus de cent quand même)

Le bus nous dépose à l’embarcadère et nous prenons une petite embarcation pour aller sur Done Khone, une des  îles. Des iles, tandis qu’il n’y a pas la mer, et en plus 4000, ça semble bizarre. Oui mais le Mékong est vraiment très large ici (2kms) et quand on compte toutes les touffes vertes dans l’eau, on peut certainement arriver à 4000. Il y a beaucoup de débit d’eau et beaucoup de courant, le fleuve charrie de gros troncs d’arbres. Il faut avoir l’habitude pour naviguer. Nous trouvons une GH sympa, un petit bungalow jumelé donnant sur la rivière, avec notre hamac sur la terrasse.

La première après-midi nous louons des vélos pour faire un tour. En allant « en ville », nous recroisons la famille française qui voyage avec leurs enfants (on avait partagé le bateau pour aller au village des éléphants). Puisque tout le monde part du même côté, nous partons de l’autre…. Pascal aime bien. Effectivement nous sommes pénard, par contre le chemin est archi boueux et je suis en tongs, ce qui n’est pas un bon choix. J’ai donc encore de la boue jusqu’aux genoux, parce que plusieurs fois je dois mettre le pied par terre pour ne pas tomber et ça glisse ! J’ai le malheur de le dire que j’en ai marre, ce qui n’est pas bien reçu bien sûr. C’est vrai je n’ai pas le droit de le dire, les gens ici vivent ça tout le temps, toujours dans la boue, toujours mouillés. Ils ne se plaignent pas.  Enfin nous serons récompensés pour le chemin difficile. On tombe sur une chute, ou plutôt sur un rapide.mes-images2 5294 Il faut traverser un pont suspendu avant d’y arriver.mes-images2 5295 Il y a des pêcheurs sous des abris qui sont là. Au loin dans les rapides on voit des petites constructions de cabanes. mes-images2 5298Comme s’il y avait eu un pont qui avait été emporté par le courant. A ce moment là quelques pêcheurs prennent la barque à moteur et vont vers les rapides et les cabanes.mes-images2 5303 Et là c’est vraiment spectaculaire. Ils descendent du bateau dans le courant et il y en a un qui va de cabane en cabane dans le courant en se tenant par une corde. Il a de l’eau jusqu’aux épaules. Il vide les nasses et se met le poisson autour du cou. Bonne pêche,mes-images2 5310 parce qu’en revenant il en a un qui fait plus de 6 kg.mes-images2 5312 le poisson est préparé sur place, les filets sont levésmes-images2 5313.Par contre ils risquent leur vie pour ça.

 

Le lendemain nous reprenons le vélo pour faire le tour sur l’autre île, Done Det, les deux îles sont reliées par un ancien pont de chemin de fer, mes-images2 5336datant de l’époque française.mes-images2 5359  Les français avaient construit une ligne de chemin de fer de 14 km de long entre les deux îles. Il reste une locomotive de cette époque et ce pont qui est toujours plein d’eau et de boue. Les gens marchent sur le parapet pour traverser et avoir les pieds au sec. Nous traversons au milieu avec des vélos dans des grosses flaques d’eau. Done Det est plus habitée, il y a d’ailleurs beaucoup plus de touristes. Les GH s’alignent tout le long du fleuve.  On a même vu un début de dérapage comme à Vang Vieng (rappelez vous, les jeunes affalés devant la télé regardant « Friends » !) Il y a quand même aussi des rizières, des buffles et beaucoup de gens souriants. Sur le chemin il y a deux petits garçons qui essaient de se faire des tatouages sur le bras avec un stylo. Pascal montre son papillon sur son bras. Super ! Il en fait un sur le bras d’un des garçonsmes-images2 5376 et un petit lapin sur le bras de l’autre. Ils sont ravis !  Au retour nous prenons encore une averse, mais nous ne sommes pas loin. Il suffit de prendre un petit pont et un bout de chemin avant d’arriver au pont français. Pascal prend le petit pont avec trop d’assurance et prend une bonne gamelle, parce que c’est plein de boue. Il a failli tomber dans la rizière. Heureusement pas de mal. Il remonte et retombe aussi sec (ou plutôt mouillé) dans la grosse flaque qui suit. Je pousse un grand cri, parce que c’est assez spectaculaire. Nous avons de la chance, il ne s’est pas fait mal, mais alors cette fois-ci il me bat question boue. Il en a partout.mes-images2 5379 Pour enlever le plus gros, il lave sa chemise dans la rizière. Aujourd’hui nous sommes allés prendre un bateau pour aller voir des dauphins d’eau douce du côté Cambodgien. Le chemin en bateau était sympa, surtout au retour. On a navigué entre les arbres dans l’eau. C’est comme une zone inondée. Et il faut éviter des troncs d’arbres. Je n’y croyais pas trop aux dauphins, mais si, nous en avons vu.mes-images2 5393 Du côté Cambodge, on est sur la rive et devant nous on en a vu plusieurs qui plongent. Par contre ils ne sortent pas vraiment de l’eau. On voit surtout leur dos, quelque fois leur tête. Il est presque impossible de prendre des photos.  Sur le chemin de retour nous avons bien sûr encore pris une bonne averse. Aujourd’hui c’est notre dernier jour au Laos, déjà fini. Demain nous prenons le bus pour le Cambodge. 

Anita

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 12:31

Nous voici dans le Sud Laos, au cœur de la réserve de Xe Pian et plus précisément au village de Ban Kiet Ngon. Ce village est surtout connu pour être un des villages ou l’on peut faire des balades avec les éléphants.

Ici les éléphants font partis du décor, ils vivent avec la population, dans le village.mes-images2 5266-copie-2 Alors bien entendu ils ne sont pas en liberté totale, ils sont toujours sous la surveillance de leur cornac. Ce dernier les à dressé et les utilise pour promener les touristes. Auparavant ils étaient employés pour les travaux de force et certainement moins bien traités. Il y en a une quinzaine dans le village et une fois les touristes promenés, les chaises de transport sont ôtées mes-images2 5222et c’est un plaisir de voir ces gros pachydermes déambuler en ville (si l’on peut dire…).mes-images2 5268 J’ai vraiment ressenti la présence des éléphants ici au même titre que les vaches ou cochons. Tout le monde cohabite et si une vache est au milieu du chemin couchée, l’éléphant passe tranquillement à coté comme si de rien n’était.

Nous avons fait une sortie avec les éléphants.  Anita ne souhaitait pas mais j’ai réussi à la convaincre. Je suis un peu resté enfant et monter sur un éléphant était pour moi un émerveillement.mes-images2-5086.jpg

Nous avons été sur un plateau assez aride et rocheux, très curieux de trouver cela au Laos car la roche était granitique un peu comme de la lave. Il y avait les vestiges d’un temple hindou khmer, Phou Asa. L’éléphant nous a bien secoué mais j’étais quand même content, de plus le cornac était gentil avec lui et lui a permis de manger quelques branchages en chemin. A l’arrivée, Anita a acheté de la canne à sucre pour lui en donner, une récompense en quelque sorte, à moins que ce soit sa façon de s’excuser….mes-images2-5117.JPG

Nous étions logés au Kingfisher Ecolodgemes-images2-5069.jpg et  l’endroit est superbe.mes-images2 5256 C’est un peu plus onéreux que nos GH habituelles, tout en étant raisonnable et c’est vraiment un plaisir de loger là car le cadre est agréable et il n’y a pas de fausse note, cent pour cent nature.

Nous y sommes restés deux nuits tellement le village et son environnement nous ont plu. De ce fait nous avons vraiment profité de l’endroit. Le point d’orgue à cette étape du sud Laos a été la sortie en pirogue traditionnelle (plus tradi n’existe pas !). Comme nous avions le temps, nous avons traîné un peu et vu que certains villageois faisaient des sorties dans le « wetland », c’est une grande zone de marécage qui borde le village et s’étend en lisière de la forêt. Cet espace fait 3000 hectares et en saison sèche plus que 300.

Dès le matin nous voilà donc parti avec deux hommes du village vers l’embarcadère…arrivé sur le lieu après plusieurs passages boueux et inondés, nous constatons que les pirogues sont couléesmes-images2 5143 car il a beaucoup plu dans la nuit .Comme ce sont des troncs d’arbres creusés, il n’y a pas de trou pour évacuer l’eau et elles coulent. Là il faut voir le savoir faire des piroguiers, en quelques minutes ils ont vidés l’embarcation uniquement avec les mains et les pieds, sans autre accessoire. Ils ont positionné un petit banc en bois pour que l’on puisse s'asseoir et nous voilà partis. Le tronc d’arbre c’est étanche mais ce n’est pas très stable, le moindre geste de travers et j’avais l’impression de chavirer. Anita de son coté ce n’était pas mieux.

La pirogue sillonnait l’immensité de végétation qui était devant nous.mes-images2 5148 J’avais l’impression de naviguer dans un pré, tant tôt avec les herbes, tant tôt avec des nénuphars ou alors une sorte de papyrus. mes-images2 5186Pourtant il y a entre 1,2 et 2 mètres de profondeur. Pour tout bruit, celui de la perche en bambou qui transperçait l’eau. Un panorama à 360° de nature vierge, ou l’homme vit ici en harmonie. La pêche est traditionnelle et il y a un vrai respect de cet espace privilégié. Quelques buffles prenaient le bainmes-images2 5173 en lisière de la forêt, avec leurs aigrettesmes-images2 5179 comme sentinelles. Nous avons fait une halte de quelques minutes et il n’y avait pas un bruit, c’était assez troublant, tant de beautémes-images2 5191 et tant de silence.mes-images2 5184 Je crois que cette sortie hors du commun restera dans ma mémoire car l’endroit est vraiment très beau. Nous sommes rentrés tranquillement,mes-images2 5202 comme nous étions venus, à raz de l’eau, juste nos tètes qui dépassaient de la végétation. Les piroguiers devant, debout,mes-images2 5198 fiers de nous faire découvrir leur jardin à eux. Ils ne parlaient que laotien mais nous avons échangé des gestes et des attitudes qui témoignaient  de nos satisfactions mutuelles.

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 12:22

Parmis vos réponses certaines sont sur la bonne voie comme celles de Françoise et Maurice. Néanmoins Christine à aussi un complément de réponse dans sa proposition.....

C'est vrai que ce n'est pas facile, il y a de la subtilité pour trouver la réponse....encore un petit effort et relisez l'énoncé.La chose en question est "joueur" et c'est elle que je veux, pas le nom qu'elle prend quand elle devient jouée....

Bonne chance à tous, tout le monde peut rejouer car il y a une nouvelle information.

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 13:46

Si avec des gants, vous écrire j’ose,

Ce n’est pas pour vous ménager

Mais une colère de mon amie dysidrose

M’oblige ainsi à m’exprimer.

 mes-images2 4997

Nous quittons Paksé pour Champasak. Cette petite bourgade possède maintenant une route qui la dessert sur la rive droite du Mékong. Nous n’avons pas pris cette option car le minibus qui nous transporte continue vers le district de Siphandone (4000 iles en Laotien).

De ce fait le bus nous arrête à Ban Muang et nous prenons une pirogue pour traverser le Mékong.

A cet endroit le fleuve est très large mes-images2 5009avec beaucoup de courant. Nous étions assez chargés dans cette pirogue qui n’était pas de première jeunesse et à vrai dire il me tardait d’arriver de l’autre coté.

Après une vingtaine de minutes nous voici à Champasak. La pirogue nous dépose à Anouxa GH ou l’accueil est très sympathique, le courant passe bien avec le patron et cela nous sert pour la suite.

La chambre est simple mais très correcte, nous décidons de louer des vélos pour aller visiter la curiosité de Champasak, le temple Wat Phou. Douze kilomètres pour aller, normalement autant au retour, ça ne doit pas poser de problème ! Cela n’en a pas posé d’ailleurs mais quand même content d’arriver car les vélos ce n’était pas le top. Le mien avait la roue avant vraiment très voilée et j’avais l’impression d’avoir abusé de la Beer Lao. Anita elle avait mal au fesses…comme souvent quand elle fait du vélo ! C’est certain que la selle n’est pas rembourrée comme aux Pays Bas.

Le site de Wat Phou est très intéressant et c’est une belle visite que de parcourir les grosses marches plusieurs fois centenaires mes-images2-5032-copie-1.JPGqui nous mènent au Sanctuaire.mes-images2 5039 Ce site serait plus ancien que celui d’Angkor au Cambodge et daterait du V siècle.mes-images2 5040 Il est en court de restauration ou du moins de conservation, plusieurs pays participent au financement de cette œuvre, y compris la France. Bien entendu il est classé Unesco. Une fois sur la hauteur on peut apercevoir ce que pouvait représenter Wat Phou à l’époque. Le temps était menaçantmes-images2 5047 quand nous sommes arrivés et cela renforçait le coté mythique du lieu. Je ne suis pas un passionné d’archéologie et d’histoire mais ce site ne m’a pas laissé indifférentmes-images2 5048 et me remplit d’impatience de découvrir Angkor dans quelques temps.

Belle balade donc du coté de Wat Phou !

Le soir à la GH je discute avec le patron (avec qui je m’entendais bien), il me conseille d’aller voir le village des éléphants le lendemain car il me dit qu’il y a un couple de français avec leurs enfants qui y vont et que cela me reviendra moins chère car nous partagerons le transport (bateau+véhicule). Je prends note de son conseil et après contact avec cette famille d’Arles, très sympa d’ailleurs, nous décidons de partir le lendemain matin à Ban Kiet Ngon. En fait le patron de la GH m’avait proposé de partir avec d’autres personnes car elles revenaient le soir à Champazak, donc chez lui. Il pensait que nous ferions de même mais nous avons décidé de rester à Ban Kiet Ngon pour profiter pleinement de l’endroit et nous avons bien fait…à suivre !

Néanmoins Champasak est une belle escale pour nous, nous avons apprécié sa tranquillité, ses paysagesmes-images2 5019 et la gentillesse de sa population. Ajouté à cela la présence silencieuse du Mékong qui invite à lui tout seul à la rêverie et au voyage.

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 13:25

Vos os vous font souffrir, vous avez des rhumatismes…..

Oui mais vous ne voulez pas creuser le trou de la sécu et votre médecin ne veut pas vous prescrire une cure à Dax !

Pas de problème, venez au Laos !

La boue il y en a partout,mes-images2 5026 vous pouvez vous rouler dedans.

Pour les jets d’eau chaude il n’y a qu’à attendre un peu que cela vienne du ciel….trois en moyenne par jour d’une durée d’une heure environ.mes-images2-5078.JPG La pression peut variée mais en général elle est assez forte.

Pour les massages, des mains expertes n’attendent que vos silhouettes généreuses…

Pour le temps libre, vous pouvez aller vous faire une beauté dans les salons de coiffure du coin.mes-images2-4484.JPG

Ici pas de voyage à Lourdes pour le week end mais quelques grottes ont été improvisées pour les nostalgiques….ou croyants !mes-images2 5000

Pour le divertissement pas de casino, ils sont remplacés par des parties de pétanque,mes-images2-4489.JPG de carte ou de dominos ….mais avec monnaie !

N’hésitez plus une seconde et rejoignez nous dans ce pays si bénéfique à nos organisme, vous oublierez vos courbatures dans une ambiance décontractée, le tout arrosé de  Beer Lao !

Ici c’est mes-images2-5064.JPG

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 13:12

Pour ce que za ko 7 un petit indice pour vous mettre sur la voie.

Cette chose fait partie du folklore laotien.

Tout le monde peut jouer y compris ceux qui ont déjà participé.

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 10:00

Avant de quitter le Laos, je vous propose un dernier "que za ko".

Il est un peu plus difficile peut être mais avec vos connaissances et votre perspicacité vous allez trouver!

Le cadeau sera mérité....

Voilà la question:

 

Je suis une chose, je suis joueur mais si je me prends pour Icare je suis jouée, que suis-je ?

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 03:56
 

Pascal fait une crise de dyshidrose aux mains. Ça lui arrive régulièrement dans des climats chauds et humides. Seulement la crise a commencé pendant notre escapade en moto sur le plateau. Nous n’avions pas tous nos bagages et donc la pommade qui va bien était restée à la GH. Il avait commencé l’article suivant, mais vu la sensibilité de ses doigts il n’est pas facile de taper sur le clavier. Ceci est donc un article à quatre mains (plutôt deux et demi même….).

Nous voilà maintenant dans le sud du Laos et plus précisément à Paksé. C’est une ville assez grande sur le bord du Mékong mais elle n’a pas tellement de cachet, elle est quelconque. Par contre elle est bien située pour découvrir le plateau des Bolovens..

Le lendemain de notre arrivée nous décidons de louer une moto pour plusieurs joursmes-images2 4942 et de partir découvrir les environs et le plateau. Il se trouve sur une hauteur à 1200 mètres et c’est une région principalement orientée vers l’agriculture.

Nous en profitons pour découvrir quelques unes des chutes d’eau qui se trouvent sur le plateau. Le premier jour nous avons découvert Tad Champée,mes-images2 4819 Tad Fanemes-images2 4834 et Tad Yuang.mes-images2 4827 Vous l’avez compris Tad veut dire chute en laotien !

Alors il faut quand même que je vous dise que l’eau, nous ne l’avons pas eu que sous les chutes….au Laos c’est la mousson et tous les jours nous avons droit à nos averses. Et souvent elles mouillent bien même si elles ne durent pas trop longtemps. En moto ce n’est pas très évident car déjà qu’il faut éviter les trous, les poules, les chiens, les cochons et les vaches, si en plus la pluie s’en mêle et que tes lunettes n’ont pas d’essuie glaces et bien ce n’est pas simple.

Entre les averses le soleil brille et chauffe bien, de ce fait on sèche rapidement. Nous en avons profité pour voir les plantations de café, de l’arabica et du robusta. Il y en a beaucoup sur le plateau et tout est très bien entretenu.mes-images2-4865.JPG

En ce moment c’est la récolte du chou, le Laos exporte vers la Thaïlande de grandes quantités de légumes dont le chou vert. (à notre retour à Paksé il y avait un bus en panne, lequel ne transportait pas des personnes, mais était rempli de choux, à l’intérieurmes-images2-4983.JPG et sur le toit.mes-images2-4981.JPG Chargé à bloc !).

En fin de journée nous avons dégusté un très bon café à Paksong chez un hollandais qui a quitté son plat pays pour se lancer dans la production de café (coffee@paksong.info). Il a grillé le café devant nous, puis l’a moulu et nous l’a servi. Il était très bon et à vrai dire cela faisait quand même trois mois que nous n’avions pas pris un bon café.

Il a toujours eu une passion pour le café et grillait déjà lui-même son café en Hollande. Venant ici en vacances et cherchant du café vert pour ramener, il a rencontré sa femme qui est issue d’une famille de producteurs. Maintenant il achète son café à ses 70 cousins, choisit les meilleurs grains et fait sécher et torréfier lui-même.  C’est lui qui nous a indiqué une GH dans ce petit village qui est un peu perdu quand même. Notre hollandais l’a avoué lui-même, s’il n’y avait pas internet il aurait un peu de mal à rester ici. 

La GH est tenu par un Laotien qui a habité pendant 28 ans en France. Pas de problème de communication donc. Notre hôte nous avait indiqué un bon restaurant coréen pour manger le soir, mais nous n’avons jamais pu le trouver. Ce n’est pourtant pas grand Paksong. Nous avons failli pas trouvé de restaurant du tout. Il y en avait un juste en face de la GH mais la carte ne nous a pas tellement plu (oreille et gras de porc au barbecue…). Nous sommes donc repartis, mais comme il n’y avait rien d’autre, nous sommes revenus. Je dois avouer qu’on nous a fait un peu la tête. A raison, des touristes capricieux ! Pascal a donc courageusement commandé du cochon au barbecue….Qu’il n’a pas mangé ! Que du gras.

La soirée s’est passée en discutions avec Arnaud, un français qui vit au Québec depuis maintenant 9 ans. C’est assez marrant car il a vraiment pris l’accent québécois. Il a parcouru le Vietnam du sud au nord et ensuite le Laos du nord au sud en vélo. Il faut le faire car c’est quand même très montagneux dans la partie nord de ces pays. Il rejoint le Cambodge comme nous par la frontière Laos Cambodge et nous aurons sûrement l’occasion de le croiser de nouveau.

Nous avons aussi fait une sorte de chassé croisé avec deux couples de français du Mans et c’était toujours un grand plaisir de les retrouver.mes-images2-4962.JPG Ils nous suivent depuis le Nord du Laos .  Du moins je crois que c’est nous qui sommes avant eux………Mais je n’en suis pas trop sur.  En tout cas je leur souhaite un bon voyage au Vietnam puisque c’est là qu’ils terminent avant de rentrer en France.

En route nous avons vu des villages traditionnels.mes-images2-4896.JPG Des maisons sur pilotis fait en bambous tressésmes-images2-4899.JPG, avec des cochonsmes-images2-4891-copie-1.JPG et poules qui sont en liberté et se promènent partout. Les gens sont pauvres c’est évident, mais pas misérables.

Dans l’ensemble tout le monde est assez souriant et agréable. Il y a quelques exceptions bien sûr. En voulant s’abriter pour la pluie dans un petit café locale, le patron nous a complètement ignorés. Quand nous avons demandé à boire un thé, il nous a fait un signe, comme quoi il ne nous servirait pas. C’était peut-être parce qu’il nous ne comprenait pas et ne voulait pas faire d’effort dans ce sens.  

C’était très humide. Il a pratiquement plu à chaque fois que nous visitions une chute. Je dois avouer que mon dos ne se porte pas trop bien avec toute cette eau. Donc 3 jours suffisaient au lieu de quatre prévus.

Mais c’est vraiment très sympa ces sorties en moto. On est beaucoup plus libre pour circuler et on peut se perdre dans des chemins. Nous voilà donc de retour à Paksé où il pleut la nuit mais fait très chaud la journée. On se repose pendant deux jours et après direction Champasak normalement.

Anita

 

Je reprends l’écriture car je retrouve l’utilisation de mes doigts, entre temps Anita n’a pas posté l'article alors je donne une dernière impression.

En plus des chutes d’eau venues du ciel nous avons aussi découvert Tad Lomes-images2-4883-copie-1.JPG et Phaxuam Cliff.mes-images2-4949.JPG

Sur le plateau c’est la récolte de choux vers Pakson et des citrouilles vers Ban Beng. mes-images2 4900 plus loin c'est le maïs mes-images2 4943et un peu partout on fait du charbon mes-images2 4859de bois.

Il y a des endroits de collecte de ses légumes qui partent vers Ventiane et la Thaïlande et tous les petits producteurs viennent avec leurs motoculteurs et remorques pour apporter la récolte. C’est vraiment la ronde des motoculteurs. Ce dernier sert aussi de véhicule de transport pour la famille,mes-images2 4888 ici pas de Mercédès dans le garage mais un motoculteur ! mes-images2 4922

Le soir vers 17h, après la journée de travail les gens vont à la rivière pour se laver, souvent dans une bonne ambiance d’ailleurs. mes-images2 4936

Rien de bien exceptionnel donc sur le plateau des Bolovens mais une vie rurale avec de l’authenticité et des gens qui travaillent assez dure quand même.

Je terminerais cet article avec la photo de cette femme qui s’est prise au jeu et a posé pour moi. En échange elle n’a rien demandé et était seulement satisfaite de mon « khop tchaï laï laï », merci beaucoup en laotien et de mon sourire.mes-images2 4938 Elle a de la classe cette femme avec son cigare local, c’est aussi ça le Laos, ce mélange de simplicité et de dignité, cela me plaît!

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 17:07

De  Nongkhiaw, nous voulions monter encore plus haut par la rivière, mais comme je n’étais pas bien ça ne s’est pas fait.

On a croisé des gens qui nous ont dit qu’il avait plu beaucoup là haut, donc peut-être que nous n’avons pas vraiment loupé quelque chose. Nous avons donc décidé de revenir vers Luang Prabang jeudi 21 juillet. Cette fois-ci par bus local. Trois heures de route normalement. Church nous a amené à la gare routière pour le bus de 10.00 heures.

Nous sommes les premiers passagers et arrivant un quart d’heure d’avance. Comme bus local s’est très local. C’est un genre de tuk tuk.mes-images2 4720  Les bagages sont chargés sur le toit dans une bâche. Bien sûr nous ne partons pas à 10 .00 heures, parce que nous sommes toujours des seuls clients. Nous nous mettons donc dans la « salle d’attente » (espace à ciel ouvert avec des bancs et la télé). Il y a un bonhomme qui rigole et nous fait comprendre que le bus ne partira de toute façon pas avant 11.30 heures parce qu’il attend des gens qui descendent du bateau du nord. Je me renseigne. On me rassure, nous partirons à 10.30 heures…Quand je demande, si c’est sur, il me fait un grand sourire en disant que oui. « Nous n’attendons pas le bateau ? » Grand sourire. Donc nous ne savons toujours rien, mais je pense qu’effectivement on ne partira pas avant que le bateau arrive. Apprenons à être patient, personne nous attend après tout, nous n’avons pas d’avion à prendre derrière donc tout va bien. Comme il y a un terrain de pétanque juste à côté, Pascal emprunte des boules dans le commerce en face et s’entraîne au tir.mes-images2 4717 Ça commence à intéresser du monde et il fait une partie contre un jeune. Finalement des gens du bateau arrivent (il est 11.30 heures !), le bus se remplie et on nous appelle, il faut partir. Il est archi plein ! Plus de place pour nous tandis que nous avions achetés nos billets en premier. Je retrouve une jeune hollandaise qui était avec nous sur le bateau qui m’explique qu’il y a des gens qui n’ont pas de ticket, voilà pourquoi que c’est si plein. Ça m’agace un peu et je lance, « bon ceux qu’ils n’ont pas de billet n’ont qu’à descendre, moi je prends ma place » et je force un peu le passage. Des gens sans billet sont français et me répondent qu’ils veulent bien descendre et prendre le prochain bus, seulement leur bagages sont déjà sur le toit dans la bâche et on ne veut pas les leur redonner, mais on ne veut pas leur vendre le billet non plus. Ah, nous ne sommes donc pas encore partis !……Effectivement nous allons passer un quart d’heure dans lequel on compte les billets, on compte les gens. On constate qu’il en a en trop. Parce que malgré tout il y a des règles et selon des normes de sécurité (je suppose) il y a trop de personnes dans ce tuk tuk. On fait descendre deux locaux avec leurs poissons frais. Après ils remontent. On fait redescendre un des français pour qu’il paye quand même les billets, mais on ne lui donne pas les reçus. Cinq minutes après on lui réclame les reçus. On recompte des reçus des gens présents.mes-images2 4723 Finalement une des françaises monte devant avec le chauffeur avec une des filles qui était d’abord descendus et il y en a deux (locaux) qui voyagent sur la ridelle arrière. Nous sommes tous bien serrées et parties pour un voyage de trois heures. Arrêt au bout d’une heure pour faire sortir la hollandaise parce qu’elle reprend un autre bus direction la Thaïlande.  J’en profite pour aller aux toilettes. J’ai bien fait  parce que la pause pipi plus loin se fait au bord de la route, très pratique pour les hommes. mes-images2 4724Pas de problème pour les Laotiennes non plus, elles desserrent le sarong et s’accroupissent également dans le fossé. Comme nous sommes snobs, nous les européennes avec nos petites manières n’est ce pas ?

Arrivé à la gare de Luang Prabang, changement de tuk tuk et retour GH pour deux jours.

Nous louerons des vélos pour visiter ce que nous n’avions pas encore vu. Le matin petit déjeuné à la française, en lisant Le Monde du jour !mes-images2 4730 Nous sommes à nouveau sous le charme de cette très belle ville , ses temples,mes-images2 4736 ses habitations,mes-images2 4767 mes-images2 4768 ses rivières.mes-images2 4760 mes-images2 4787Samedi départ par avion pour Paksé dans le sud et c’est de là que je vous écris. Ça change de décor. Demain (dimanche) nous louerons une moto pour un périple de 4 jours sur le plateau des Bolovens. Nous laisserons nos gros sacs à la GH, donc pas de pc, silence radio pendant 4 jours. Nous vous raconterons tout à notre retour, promis.

Anita

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 11:03

Nous voilà donc à Nong Khiaw dans ce cadre magnifique. La journée est consacrée à la découverte du village et des environs. Soit en vélo ou moto si c’est possible.

Au réveil Anita n’est pas bien. Elle souffre du ventre et aussi de son dos. Il faut dire que les huit heures sur l’eau plus une nuit complète de pluie n’ont certainement pas arrangé son squelette déjà en accordéon.

Nous allons déjeuner et ça ne passe pas, elle me quitte et rejoint la chambre pour se reposer.

Church, le patron de la GH lui a préparé une théière de thé vert car il me dit que c’est très bon pour la digestion. Je le lui apporte à la chambre pour qu’elle puisse quand même avaler quelque chose.

En discutant avec Church qui parle très bien le français, il me dit qu’il voudrait créer un blog pour sa guesthouse mais qu’il ne sait pas comment faire. Je me propose de l’aider dans sa démarche et de lui montrer comment faire. Je suis un peu rodé maintenant dans cette application et j’arrive assez rapidement à créer quelque chose. Je crée une page de présentation et surtout je lui explique les fonctionnalités du blog pour qu’il puisse le faire évoluer et apporter des modifications. Le nom de son blog est : sunsetgh2.over-blog.commes-images2-4715.JPG

Il est satisfait mais dois partir à Luang Prabang pour amener sa belle-sœur qui doit accoucher très bientôt. Je ne peux pas finir de lui expliquer tout ce que je veux mais j’espère pouvoir le faire avant de partir d’ici.

Je retrouve Anita pour l’heure du déjeuné et je lui propose d’aller au village. Nous partons vers ce dernier mais elle ne se sent pas bien et préfère regagner la chambre. Elle n’est pas en forme et le repos est certainement la meilleure solution.

Après avoir ramené Anita à la chambre, je décide de partir seul au village pour déjeuner.

Et c’est là que tout commence……

En fait, d’être seul m’a permis de renforcer mon coté rêveur et de me transporter dans le temps.

Au début de ce blog, dans les articles « top départ », j’avais fait une vidéo ou je vous parlais du  «  pays de la mobylette », le pays ou tout est simple et naturel….je vous avais dit que si je le trouvais je vous dirais ce que je ressens. Et bien cette après midi là, je l’ai retrouvé, ici au Laos.

Alors bien sur, Nong Khiaw,mes-images2 4645 ce n’est pas Bersac !Photo 038

Même si il y a des similitudes, une seule rue principale par exemple.

Je me promenais dans ce village paisible et tous les gens me souriaient et me disaient « sabaï dii », bonjour en Laotien. Les personnes étaient  calmes et vaquaient à leurs occupations, certaines étaient là et discutaient tranquillement devant leurs habitations. Ces dernières souvent très modestes avaient néanmoins toutes la parabolemes-images2 4680, symbole du modernisme.mes-images2 4652

La ou j’ai retrouvé mon âme d’enfant c’est justement de voir tous ces petits Laotiens et Laotiennes jouer dans la rue.

Nous nos jeux c’était les billes, le traineau fait de roulement à billes, la marelle, le palais, la corde à sauter, les cartes…

Je passais des journées entières avec juste la pause déjeuné, avec mon amis Ninos à jouer aux boules, il perdait souvent mais ne m’en a jamais voulu.

Tous ces jeux ne disent plus rien aux jeunes de nos pays industrialisés de nos jours.

Mais ici, les enfants jouent avec trois fois rien, ils tracent des traits sur le sol d’argilemes-images2 4687 et jouent à sauter le plus loin,mes-images2 4659 d’autres jouent à la pétanquemes-images2 4661 avec seulement trois boules de billard récupérées je ne sais  où. Les filles jouent avec seulement des cailloux.mes-images2 4662

J’ai partagé quelques instants avec eux à jouer, au début ils étaient surpris mais après je sentais de la satisfaction dans leurs regards. Ils étaient même contents, moi aussi.mes-images2 4653

D’autres jouaient dans les flaques d’eau,mes-images2-4709.JPG ils s’amusaient bien.

Dans le salon de coiffure il n’y avait personne à coiffer, les femmes discutaient devant en écoutant de la musique sur un poste de radio. A l’intérieur du salon à la déco très années 60,mes-images2 4666mes-images2 4668 les enfants ont posés pour que je les photographie,mes-images2 4667 nous avons bien ri.

Tout ce que je vous raconte est banal, comme la vie de ces gens. Ce que je retiens, c’est l’esprit de partager, partager les jeux pour ces enfants, partager les discutions  pour ces gens, partager le temps que l’on a avec les autres. Je pense que cette notion là c’est dégradée pour nous occidentaux dans nos vie si trépidantes.

Bien entendu que je ne veux pas refuser le progrès et le modernisme. Je constate seulement qu’il est plus facile de partager quand on a peu que lorsque l’on a beaucoup ! C’est surement dans la nature humaine mais c’est tellement dommage.

Voilà en fait ma révélation, peut être que Maurice va être déçu, lui qui est notre fidèle lecteur et commentateur, il attendait une surprise plus importante, un scoop ! Non, ce ne sont là que mes états d’âmes que je voulais partager avec vous, pour vous dire que j’avais passé un très bel après midi. Juste en regardant autour de moi les gens vivres et en rêvassant….

De retour à la guesthouse j’ai retrouvé Anita qui n’était toujours pas au top. Rassurez vous à l’heure ou j’écris ces lignes elle va bien et à retrouvé sa vitalité.

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