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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 17:23

Nous sommes à Siem Reap, cela ne dit souvent pas grand-chose ! C’est où …quel pays ?

Par contre si on dit que nous sommes à Angkor, tout être qui a appris à lire et sait regarder les images, connait ce nom.

Siem Reap est la ville qui a été constituée du temps de la présence française en regroupant les villages autour du centre colonial qui est le vieux marché actuellement.

Cette ville forte agréable d’ailleurs, est à coté de l’ensemble architectural khmer que représente Angkor.

Ce site est classé Unescomes-images-3-6247.jpg  et c’est  la moindre de choses, pour moi il fait parti des merveilles du monde. Angkor Watmes-images-3 5921 est le plus connu mais tous ont leurs particulartés.

Un ensemble de temples,mes-images-3 5975 de villes, de citadelles…qui datent du IX au XV siècle et qui sont tous plus beaux les uns que les autres. Des sculptures en bas relief mes-images-3 5886exceptionnels,mes-images-3 5888mes-images-3 5882 des constructions imposantes,mes-images-3 5947 riches de décors(pas toujours facile à interpréter!),mes-images-3 6094 la végétationmes-images-3 6105 qui ici c’est emparée de la pierremes-images-3 6080 et de ses richesses.mes-images-3 6049  C’est tout ça Angkor,mes-images-3-6113-copie-1.jpg mais ce n’est pas tout, il y a la magie des lieux.

Pour celui qui est sensible au spirituel et à la puissance des forces invisibles , il y a de quoi se ressourcer et y puiser de l’énergie. Pour ma part, je me suis senti très en forme à chaque fois que nous y sommes allés.mes-images-3 6176

C’est un lieu devant lequel personne ne peut être insensible car la beauté et la finesse sont exprimées de façon majestueuse. Après quand on pense à l’époque des réalisations on ne peut être qu’admiratif.

Je ne pense pas que les réalisations du XXI siècle seront aussi méritoires pour les générations futures que ne l’est Angkor !

Je voudrais aussi souligné le travail tout aussi remarquable de ces personnes qui ont sorti cette merveille de la terre et de la jungle.mes-images-3-6245BIS.jpg Certains temples ou bâtiments ont été reconstruit pierre par pierre avec le soin de préserver les décors, du beau et noble travail !

Je voudrais dire aussi que ce site d’Angkor appartient au Cambodge, sans ambigüité de ma part (je ne suis pas thaïlandais !) mais il appartient aussi d’une certaine façon au monde entier. C’est le témoignage d’une civilisation et il a été et est mis en valeur par beaucoup de pays qui participent avec leurs moyens à sa conservation. Je trouve que c’est une forme d’union mondiale autour de l’art et c’est aussi une reconnaissance pour tous ces gens qui ont travaillés si dure pour construire ce que nous contemplons.mes-images-3 6182

Voilà la partie « historique » racontée à ma façon. Maintenant il faut quand même se dire que Angkor c’est géant. Nous n’avons pas la prétention de dire que nous avons visité tout le patrimoine d’Angkor.

Tout d’abord, il faut être équipé pour la visite. Les chaussures qui vont bienmes-images-3 5885 ou même spéciales….mes-images-3 5936le nécessaire pour la lutte contre le soleil mes-images-3 5912et il faut une bonne condition physique. Cette dernière nous l’avons acquise avec la perte des kilos additionnée à la marche, au vélo et au portage des sacs.

Après il faut louer un vélo, ce que nous avons fait, sur trois jours et nous voilà dans un autre univers…

au fil des kilomètres et des marches montées, la fraicheur  physique diminue. De ce fait le soir pas besoin de berceuse pour s’endormir.

Nous avons également pris un tuk tuk le troisième jour pour nous rendre sur le site Banteay Sreimes-images-3 6222 qui est à 37kms de Siem Reap. C’est un ensemble pas très grand qui date du IX siècle et qui est remarquable par la finesse de ses décors.mes-images-3 6223 De plus le gré y est rose et cela donne de belles nuances avec le soleil ou la pluie. mes-images-3 6218

Ce qui est moins glorieux pour nous français, c’est d’avoir appris que notre grand écrivain et ministre André Malraux était venu ici quand il avait 22 ans. Et lui il n’est pas venu faire du tourisme mais tout simplement piller les bas reliefs des tours de ce temple. Pas moins de quatre charrettes à bœufs !mes-images-3-6242.JPG

Il fut jugé et pris deux ans de prison dont un ferme. Une grande campagne de soutien en France lui a permis de ne prendre qu’un an avec sursis. Pas ridicule le monsieur raconte tout ça dans son livre « la voie royale » ! Le ridicule ne tue pas, il est mort 53 ans après…

Mon article sur Angkor se termine et je l’ai illustré de quelques photos mais pour ceux que cela intéresse je vais faire un album avec une trentaine de photos je pense et vous pourrez le consulter. mes-images-3 6183

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 14:57

Au lieu d’aller à Siem Reap directement nous voulions nous arrêter à Kumpung Thom, qui se trouve à mi chemin environ entre Kumpung Cham et Siem Reap. Seulement le prix était pareil. Bizarre non ? Nous avons donc pris un billet pour Siem Reap, là où se trouve le temple d’Angkor.

Bus local, on sait ce que ça veut dire, nous partons donc avec une demie heure de retard,mes-images-3 5857 pas grave. Nous avions des places réservées. Nos billets à nous sont verts, ceux des locaux, blancs, ce qui veut sans doute dire que nous ne payons pas le même tarif.

L’histoire du prix Kumpung Thom, Siem Reap doit aussi être une histoire de prix pour étranger je suppose.

Quand le bus arrive il est déjà bien plein, d’ailleurs il n’y a plus de place pour les bagages en soute, il faut les mettre à l’intérieur, en plein passage. Et il n’y pas que nos bagages, ici les gens voyagent toujours très chargé.

Heureusement que nous avons des places réservés, parce qu’il y a beaucoup plus de personnes qui montent qu’il y a de places assises. Pas de problème, on rajoute des sièges dans le passage. D’abord des sièges en bois massif, et ensuite des petits tabourets en plastic. On distribue aussi des sacs plastiques. Pas pour faire poubelle, mais pour vomir. C’est nécessaire, parce que la moitié du bus est malade et remplit des sacs au mieux.

Le bus s’arrête donc un moment sur le bord de la route, pour que ces gens puissent prendre un peu d’air frais. Ils en profitent pour se laver dans le fossé. Le voyage dure 5 heures. En arrivant à la gare routière, nous attendons d’abord que tout ça se vide. Personne n’a l’idée d’enlever des sièges en bois du passage, non tout le monde enjambe. Personne ne rouspète. Le bus est à peine arrêté qu’on nous a repérés comme étant les seuls touristes. Donc il doit y avoir 20 chauffeurs de tuk tuk qui veulent nous déposer à notre GH. Laquelle est choisi dans le « routard ». Pas extra mais ça va.

Chambre au premier étage, Pascal va au bout du couloir sur le balcon. Surprise, qu’est-ce qu’il voit en bas ? Il faut savoir que nous sommes en ville. Que les maisons sont très proches, les cours se touchent à l’arrière des maisons. Nous sommes dans une rue ou les GH et restaurants se suivent.  « Vient voir, des crocodiles ». mes-images-3 5998Je pense voir un ou deux crocodiles dans un bassin. Non, il y en a au moins 200 !mes-images-3 6000 Ils sont énormes ! Il y a un élevage de crocodiles en plein ville entre les maisons derrière notre GHmes-images-3 6001.

On regarde sur internet et effectivement il paraît que l’élevage de crocodiles au Cambodge est un marché florissant. Il y en a de plus en plus justement dans cette région, surtout autour du lac. Nous avions pensé à poser une question de « ké za ko » à ce sujet, mais quand Pascal a tapé "élevage Cambodge", google nous a sorti tout de suite l’élevage de crocodiles. Trop facile donc.

Le lendemain nous avons loués des vélos à notre GH et nous sommes partis pour les temples d’Angkor. 8 km allé et 8 retour, plus les kms sur place, nous avons bien du faire 30 km dans la journée. Pascal vous fera un article à ce sujet. Aujourd’hui nous avons pris notre temps, nous nous sommes levés un peu tard et du coup nous n’avions plus droit au petit déjeuner de la GH, qui est inclus normalement.

Nous sommes donc allé au restaurant à côté, mais là non plus, plus de petit déjeuner à 10 heures du matin, on dresse déjà les tables pour le buffet du midi. Nous sommes donc condamnés aux crackers secs,du thé et du café quand même. Après visite de la ville. Finalement Siem Reap est une ville très animée.mes-images-3 6016,le soir il y a des salons de massage patout dans les rues.mes-images-3 6015

La rivière coupe la ville en deux et il y plusieurs ponts. Plusieurs marchés avec de l’artisanat local et moins local (Chine, Thalande) et beaucoup de restaurants et bars.

Il y a beaucoup de touristes qui viennent au Cambodge uniquement pour les temples d’Angkor. Ils doivent donc penser que dans tout le Cambodge le niveau de vie est comme ici. Mais ce n’est vraiment pas le cas. Siem Reap est une ville assez moderne par apport à ce qu’on a vu jusqu'à maintenant.

C’est la deuxième ville après Phnom Penh, mais Kompong Cham est la troisième et la différence est énorme. A Kompong Cham il y a deux ou trois restaurants avec une carte intéressante, mais à 9 heures du soir, il n’y a plus de vie. Ici il y a plein de monde dans la rue et le marché de nuit est ouvert jusqu’à minuit.

Au Laos il y avait beaucoup de frangipaniers dans la ville et Pascal avait pris l’habitude de se mettre une fleur sur l’oreille (le frangipanier sent très très bon). Cela avait déjà beaucoup fait sourire là bas. Aujourd’hui il avait encore sa fleur sur l’oreille et il a eu un succès fou. Ça donne le sourire à tout le monde. Toutes les filles éclatent de rire et les chauffeurs de tuk tuck, l’appellent madame. Voir un homme avec une fleur sur l’oreille … effectivement on a plus l’habitude de voir les vahinés avec leur fleur de tiaré.

Ce soir nous avons d’ailleurs diné dans le restaurant appelé « le Champey », ce qui veut dire frangipanier en Cambodgien. Nous avons aussi remis nos piedsmes-images-3-6008.JPG dans l’aquarium des « poissons masseurs », comme nous avions déjà fait en Malaisie. Du coup Pascal y a mis les mains aussi,mes-images-3 6011 comme il avait fait une dyshidrose dernièrement sa peau était encore un peu bizarre. Mais ce n’était pas une bonne idée. Est-ce que c’est ça ou juste le climat, mais la dyshidrose est de retour ce soir.

Anita

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 16:01

Nous sommes arrivés ici samedi après-midi. Pascal avait trouvé une GH sur internet tenu par un français, nous nous sommes donc faits déposés devant. Malheureusement il ne restait plus de chambre. Et les GH suivantes sont soit pleines, soit les chambres n’ont pas de fenêtre.

Nous voilà donc partis à pied le long du Mékong. Après avoir failli dormir dans le plus luxueux hôtel de la ville (un malentendu sur le prix a empêché cela) nous sommes arrivés a la dernière GH donnant sur le Mékong. La GH fait resto aussi, tous les soirs ils font cuire un bœuf entier au barbecue.mes-images-3 5634 Cela attire beaucoup de monde. Nous avons donc voulu y goûter, mais grande déception.  La viande est dure et sèche, c’est le chat qui a eu un repas de fête.

En cherchant notre GH nous avons fait connaissance de Mr Sam Din, guide local, mototaxi, location de moto et vélo,  francophone, un homme extraordinaire. Din a 48 ans. Il a appris le français au collège, mais ne pouvait plus le parler sous le régime Khmer Rouge. Depuis que l'on a de nouveau le droit de parler les langues étrangères au Cambodge, il apprend tout seul, au contact des touristes et en regardant TV5 à la télé au café. Il est impressionnant, rayonnant. Il a une culture énorme. Sait tout sur l’actualité du monde, connaît pleins de nuances de la langue française. Nous avons loué notre moto chez lui. En plus il fournit une carte de la région avec toutes les choses à voir qu’il a dessiné à la main.mes-images-3 4793 Tout en français.

Premier jour de moto, direction Vat Han Chey. Se trouvant sur une colline, c’est un grand ensemble de temples modernes, autour d’un très vieux stupa.mes-images-3 5685 On mélange sans problème les antiquitésmes-images-3 5693 avec le moderne ultra kitch.mes-images-3 5696 Devant les veilles pierres on trouve des fruits en ciment aux couleurs vives,mes-images-3 5687 ça donne un genre.mes-images-3 5698

Nous avons traversé des villages au bord du Mékong, tout le monde nous dit « hello ! » tout le temps, surtout des enfants, des beaux sourires partout. Un couple fait sécher des masques qui sont utilisés pour les danses et se prête avec le sourire à la photo.mes-images-3 5658

En chemin nous avons vu les bateaux de pêcheurs aux carrelés.mes-images-3 5782 Les familles vivent sur ces bateauxmes-images-3 5780.  

Nous avons pris deux bonnes averses par contre, mais on a pu s’abriter à chaque fois. Une belle balade mes-images-3 5662avec de beaux paysages.mes-images-3 5719

Deuxième jour de moto, visite du temple Vat Nokor et la colline des hommes, puis la colline des femmes. On ne paye pas directement un prix d’entrée pour ces monuments, mais il y a une police de tourisme ici. C'est-à-dire des hommes en uniforme de police avec une moto, qui se trouvent sur le site et qui vous réclament la somme de 2 dollars par personne par jour. Vous pouvez donc visiter tous les monuments le même jour pour le même prix.

Le premier jour nous n’avons pas pu tout faire ce que l'on voulait vu qu’il pleuvait pas mal en fin de journée. Le deuxième jour donc à Vat Nokor,  nous avons vu notre policier, mais il dormait tranquillement dans son hamac. Nous ne l’avons pas réveillé. Vat Nokor ce sont des vestiges d’un temple pré-angkorien du 9ème siècle.mes-images-3 5739 Vraiment très beaux, on se demande comment ces pierres tiennent, ils pourraient nous tomber dessus à tout moment. On rentre à l’intérieur et j’entends un drôle de bruit. Qu’est-ce que je vois ? Un gros cochon qui habite les lieux et qui fait tranquillement sa sieste.mes-images-3 5738 Il a retourné toute la terre. Finalement ce site magnifique sert d’étable aux cochons et aux vaches.

On continue vers la colline des hommes et là en se garant on tombe nez à nez avec une autre policier touristique. Donc tant pis, nous repayons. Ici il y a des macaques. Tout le monde les nourrit. Ils sont très gros, c’est impressionnant.  Le site n’est pas vraiment très intéressant à part ça. Oui encore beaucoup de bouddhas,mes-images-3 5746 dont un grand couché. Mais nous en avons vu tellement de bouddhas depuis trois mois et demi. Direction la colline des femmes. Nous ne prenons pas la bonne piste. Celle-ci est un peu défoncée. Nous faisons demi-tour. Pascal se rend compte que nous avons crevé (je ne l’avais même pas senti..). Nous voilà bien. Il faut pousser la moto. Il fait hyper chaud. On demande en route si c’est loin pour se faire dépanner, on nous explique qu’il faut revenir sur la grande route. Ça fait bien 1 km. Un cambodgien en moto s’arrête pour nous faire comprendre que ce n’est pas très loin, il me dit de monter derrière lui. Nous voilà parti tous les deux. Je me dis pourvu qu’il ne m’amène pas à 3 km d’ici, Pascal ne saura pas me retrouver. Mais non, ce n’est effectivement pas loin. Il me dépose devant le garage de moto, explique au gars qui travaillent qu’il y aura une roue à réparer et repart pour retrouver Pascal (qui est fatigué d’avoir poussé la moto et a horriblement chaud). Bon ça finit bien. Nous avons à faire à des experts.mes-images-3 5751 Il faut une nouvelle chambre à air. Ensuite nous repartons à nouveau vers la colline des femmes, par la bonne piste cette fois-ci. Pas plus intéressant que la colline des hommes.

Dans l'après midi, nous décidons de visiter une usine de caoutchouc qui est à une trentaine de kilomètres. Ce n’est pas vraiment l’usine que nous voulons visiter, plutôt la maison du directeur, une ancienne maison coloniale. Nous avons beaucoup de mal  à trouver l’usine. Nous demandons plusieurs fois et à chaque fois on nous renvoit dans l’autre direction. Finalement on la trouve. Deux gardiens à l’entrée. J’essaie d’expliquer que nous ne voulons pas visiter l’usine mais voir la maison. Ils ne parlent pas anglais et nous font un billet pour la visite d’usine.

La maison se trouve sans doute sur le terrain, donc on verra bien. Va pour la visite d’usine. On nous donne un badge chacun. Après visite libre,ici pas de chaussures de sécurité! Nous allons où nous voulons, se promenant entre les ouvriers, prenant autant de photos que nous voulons. Un des ouvriers (ou contremaître ?) essaye de nous expliquer par geste le fonctionnement. Finalement c’est très intéressant.

mes-images-3 5789mes-images-3 5790mes-images-3 5792mes-images-3 5803mes-images-3 5795mes-images-3 5797Réception du caoutchouc prélevé, soit sous forme liquide, soit sous forme solide.  Dans ce dernier cas il faut alors le laver, l’aplatir , ensuite le déchiqueter, le chauffer à 120°,le compresser pour faire les mes-images-3 5800mes-images-3 5802« lingots » de 35kg qui partiront pour faire nos semelles de chaussures, nos habits et aussi des pneus.  Par contre nous ne trouverons pas la maison.  

Aujourd’hui (9 août) nous sommes passés devant chez Sam Din. Il tient un petit troqué avec trois billards. Tous les jeunes du quartier viennent jouer chez lui.mes-images-3 5842 Il y a une bonne ambiance. Les jeunes se moquent de lui et de nous parce que nous parlons français.mes-images-3 5841 Din nous fait visiter la maison à côté de la sienne. Elle appartient à son oncle médecin à Montpellier. Une belle maison traditionnelle. La maison n’est pas vide. Il y a sa veille tante qui l’habite, elle dort sur le plancher dans la pièce principale. Mais apparemment ça ne gène pas. Il ouvre tous les volets pour nous montrer. C’est une belle maison, très spacieuse.mes-images-3 5836

Ensuite nous louons des vélos chez lui et partons pour prendre le bac pour aller sur une petite île sur le Mékong. L’île de Koh Thmei. Nous attendons bien une heure avant que le bac soit plein. Ici pas d’heures fixes de départ, il faut remplir d’abord avant de partir.mes-images-3 5844

Sur l’île nous restons environ deux heures à faire du vélo. Une seule piste traverse et elle est sèche, quel plaisir de faire du vélo des pieds au sec. Jamais nous n’avons dit autant de fois « hello ! ». Les enfants nous courent après. Il faut que nous nous arrêtons pour manger une pomme cannelle que l’on nous offre. Les gens sont vraiment super gentils. Nous ne croisons aucun autre touriste. Ce qui est particulier ici ce sont des attelages de chevaux. Des petits chevaux avec des carrioles derrière.mes-images-3-4775.JPG Ils les font courir très vite. En ce moment il y a plein de poulains aussi. Les gens ont l’air bien sur cette île. C’est calme, paisible. Une petite école avec un beau jardinmes-images-3 4762, ici c’est le salon de coiffure en plein air,mes-images-3 4770 là, une famille ventile la récolte de maïsmes-images-3 4780,mes-images-3 4777 le vendeur de glaces régale les enfants…mes-images-3 4761et les grands.Une grosse averse est arrivée le temps que nous attendions le bateau pour le retour,mes-images-3 4785 nous avons eu de la chance d'être abrité car elle était assez forte. Nous regardons ce pays, nous trouvons les gens agréables, nous trouvons les paysages beaux. Mais on sait qu’il n’a pas si longtemps encore il y avait beaucoup de violence et que ce pays a du mal à se relever de cela.

Din nous a présentés à un ami qui parle aussi le français, même s’il doit chercher plus ses mots. Ce dernier a voulu nous parler de cette période noire. Il était adolescent à ce moment là. Nous avons bien ressenti l’émotion et son besoin de nous faire comprendre. Curieusement il y avait un reportage sur TV5 ce soir là sur le Cambodge justement. Il y a beaucoup de gens et des enfants aussi qui travaillent 10 heures par jour pour moins d’un dollar. Nous prenons notre petit déjeuner le matin pour 5 dollars environ, ce qui n’est vraiment pas cher aux normes occidentales, mais on se sent honteux de dépenser autant pour un petit déjeuner.

Concernant les mines anti-personnel, il y a encore 40 personnes par mois qui sautent sur ces mines, et bien sûr surtout des enfants. Il y a un long chemin à faire encore pour ce pays. Mais il y des choses qui donnent de l’espoir.

A côté de notre GH il y a un petit restaurant. C’est une association bouddhiste qui a fondé cet endroit. Ils forment des jeunes orphelins ou enfants venant des milieux difficiles pour travailler ici dans le restaurant entre autre. Ils apprennent à parler anglais, à servir, faire la cuisine (voir leur site www.bsda-cambodia.org) et il y a pleins d’autres projets. Cela fait plusieurs fois que nous y avons pris  déjeuné  et c’est vraiment très bien. Nous avons aussi assisté au cours d’anglais donné dans le restaurant même par un jeune bonze.

Il y a beaucoup de bonnes initiatives au Cambodge. En partant de ce restaurant ce soir, nous avons croisé des jeunes français qui sont venus deux semaines pendant leurs vacances pour aider à construire une maison pour des enfants de la rue. C’est dommage que nous apprenons ça que maintenant, nous aurons aimé les voir et peut-être aider, mais demain nous partons pour Siem Riep et le temple d’Angkor et nous avons déjà les billets.

Anita

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 15:19

Nous avons quitté le Laos en bus pour rejoindre le Cambodge. Un bus nous a amené à la frontière et nous avons traversé à pied pour rejoindre un autre bus qui était de l’autre coté. Il y avait une centaine de mètres entre les deux postes frontières. C’était assez sympa ce passage,mes-images2 5441 une bonne ambiance, les douaniers nous ont même pris en photo.mes-images2 5440

Le chauffeur du bus avait pris tous les passeports pour faire les visas,mes-images2 5444 cela a bien pris deux à trois heures ou il a fallu attendre avant de pouvoir repartir.

Nous sommes arrivés à Kratie dans l’après-midi et le bus continuait sur Siem Reap. Je pense qu’il n’a pas dû arriver avant 23 OU 24 heures car il ne roulait pas très vite et la route ne le permet pas d’ailleurs.

Ce sont de longs voyages qui sont très fatiguant et nous avons bien fait de faire des étapes.

Kratie n’est pas une ville très belle a voir, même s’il y a quelques maisons style « shop house »mes-images-3 5637mes-images-3 5645 c’est plutôt sale et en plus le marché sur la place centrale avait brulé il y a de ça quelques mois et il y a avait des travaux de reconstruction. La boue partout et les marchants autour des travauxmes-images-3 5627 pour vendre leurs produits.mes-images-3 5629

Nous avons loué une moto le lendemain et nous sommes partis à la découverte de la campagne cambodgienne. Les villages longeant le Mékong nous ont permis de rencontrer la population qui est très accueillante et souriante. Nous avons été invités à partager le thémes-images2 5521 avec des villageois et c’est vraiment dommage qu’il y ait la barrière du langage car nous avions des choses à nous dire. Les gestes, les sourires ont remplacés les mots mais cela reste restreint  comme communication.

Le Cambodge est un pays pauvre que des années de guerre ont anéanti.

 Ici c’est la charrette avec les bœufs,mes-images2 5446 les meules de foin pour le bétail,mes-images2 5451 pas d’électricité pour tout le monde. Il y a des groupes électrogènes qui rechargent les batteries que les gens utilisent ensuite pour l’éclairage ou pour regarder la télévision.mes-images2 5470 J’ai constaté aussi que c’était assez sale,mes-images2 5516 ce qui donne à la misère une dimension encore plus grande. Bien entendu ce ne sont là que des constatations sur cette région de Kratie et Chhlong cela ne veut pas dire que c’est dans tout le Cambodge pareil.

La ville de Chhlong a quelques maisons coloniales mes-images2 5517mais elles sont pour la plupart délabrées.mes-images2 5515

C’est la période des pluies et le Mékong immerge les plaines ce qui fait que souvent nous avons de l’eau de part et d’autre de la route.mes-images2 5455 Cela donne de beaux paysages mes-images-3 5591et cela permet mes-images2 5571aussi un dépôt d’alluvions dans les plainesmes-images2 5560 ce qui les rend plus fertiles.

Le maïs vient d’être récolté et il est mis à sécher devant les habitations. La récolte parait bonne et les épis bien plein.mes-images-3 5579

En route une famille faisait des pâtes de riz. Nous avons assisté à la fabrication. Pétrissage de la pâte,mes-images2 5544 fabrication des pâtes  par pression dans un moule spécial, mes-images2 5545mes-images2 5548le tout sous un bain de vapeur , lavagemes-images2 5549 puis les voici prêtes à être consommées.mes-images2 5550

Cette sortie en moto était agréable et nous a donnée déjà une image de ce pays. Il fait très chaud ici et contrairement aux sorties aux Laos, nous n’avons pas pris l’eau !

Le soir en bordure du fleuve nous attendons le coucher de soleil sur le Mékong….et là tout devient magique !mes-images-3 5612

Le lendemain direction Kompong Cham, 220 km, c’est peu !

Nous sommes partis à 9h30 et arrivés à 15h environs, de quoi admirer le paysage. Pas toujours très beau d’ailleurs car il y a de grandes plantations d’hévéas.

Un bus local, très local même car personne ne parlait anglais et pouvait nous dire le nom des villes ou nous nous arrêtions. De ce fait nous ne savions pas trop quand est ce que nous devions descendre.

Enfin, après avoir traversé le grand pont sur le Mékong, nous voilà à Kompong Cham.

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 17:05

rwcq

 

Pour pariciper à ce jeu de pronostic allez voir le règlement dans "divertissement" et ensuite postez votre pronostic ici sur cet article, dans écrire un commentaire.

Bonne chance à tous!

IMG 3805

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 00:26

Moi j’ai bien aimé le Laos. J’ai tout de suite aimé l’ambiance en arrivant a Ventiane.

Les paysages en allant vers le nord sont vraiment beaux. C’est un pays paisible avec des gens avenants et souriants. Pascal a trouvé son pays de la mobylette et du coup nous en avons fait et ça c’est super. Je n’étais pas trop rassuré au début, mais maintenant je suis vraiment contente de pouvoir aller partout. Par moment il y a un peu trop de pluie et de boue à mon goût. Normal qu’il pleuve, c’est la saison. Il faut avoir du respect pour ces gens qui vivent constamment dans la boue et réussissent quand même à rester propre.

 Luang Prabang est vraiment une très belle ville, avec une âme et une atmosphère culturelle. Bien sûr l’argent de l’Unesco y est pour beaucoup, mais la ville le mérite. Paxé est beaucoup moins intéressant, mais le plateau de Boloven était sympa à faire en moto (à grande dose de pluie et de boue….). Le village des éléphants et des 4000 iles m’ont vraiment beaucoup plu. C’est un pays qui vit doucement. Un pays pauvre, mais pas misérable. Assez propre. Les gens sont calmes, les enfants aussi, ils sont très sages et savent s’amuser avec un rien. Pas beaucoup de faune, à part de très beaux papillons. Les oiseaux on les voit surtout en cage. Est-ce que c’est parce qu’ici on mange tout ce qui bouge comme au Vietnam ? Nous avons vu moins de choses bizarres sur le marché au Laos qu’au Vietnam, donc je ne sais pas pourquoi. En tout cas c’est un pays qui mérite d’être visité.

Anita

 

Le LAOS est pour moi un pays qui m’a permit de retrouver certaines scènes de vie de ma jeunesse et ce fut un régal que de me promener dans ces villages de Nong Kiauw ou d’ailleurs. Regarder vivre les gens avec leurs animaux et la nature comme compagnie.

J’ai apprécié les parties de pétanque avec les Laotiens , ils m’ont toujours bien accueilli et c’était très sympa.

Toutes les sorties en moto que nous avons pu faire nous ont permis de bien nous imprégner de cette vie rurale du Laos.

 Les villes comme Luang Prabang et à un degré moindre Ventiane, sont riches de temples et autres très beau édifices. Mais ce que je retiens c’est avant tout la nature de ce pays avec pour colonne vertébrale le Mékong. Ce dernier étant parfois calme ou du moins le laisse paraitre mais aussi très déchainé comme les rapides sur Done Kone.

La rencontre des éléphants et le village de Ban Kiet Ngong avec la balade dans le wetland en pirogue resteront dans ma tète je pense.

Le Laos ne connait pas encore le tourisme de son voisin thaïlandais et j’espère que ce pays saura garder son âme et son authenticité même si j’ai quand même quelques craintes.

Je ne terminerais pas sans dire que le peuple laotien est très accueillant et a contribué à me faire aimer son pays.

 

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 15:01

Félicitations à Vanessa qui a trouvé ce "que za ko 7" qui n'était pas facile. En effet l'instrument folklorique du Laos est bien le SO ou écrit aussi SÔ

Le SO est un instrument donc il est joueur, mais quand il se prend pour Icare , il s'ajoute des ailes (L) et il devient jouée (la note sol).

C'est un instrument à deux cordes dont je vous joins une petite vidéo.

Vanessa a gagné son deuxième "que za ko", elle aura donc deux cadeaux! bravo ça me réconforte de voir que les jeunes instits ont de la culture......

 

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 14:30

Pour ce thème sur l'eau je pensais que cela inspirerait les amoureux de l'écriture, de la nature et de la poésie.

Seule Christine a jouée, très bien d'ailleurs et gagne ce "plaisir d'écrire". Elle aura donc un cadeau, un deuxième elle aussi car elle a déjà gagné un "ke za ko"et aussi l'invitation à la journée des retrouvailles.

L'expérience de cette formule " plaisir d'écrire" n'intéresse pas grand monde à vrai dire et je l'arrête à regret car je pensais que cela pouvait marcher.

Moins de travail pour moi et pour le jury, mais moins de "plaisir de lire"....

 

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 14:20

Pour cette proposition d'écriture sur la séparation, c'est Pierre Laurent qui devance Laurence, Justine et Yayé.

Bravo à Pierre Laurent qui gagne pour la deuxième fois, ce qui veut dire qu'il aura un deuxième cadeau.

L'invitation pour la journée des retrouvailles il l'avait déjà gagné.

Félicitations aux trois autres personnes qui ont participé, c'est très gentil de leur part.  

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 14:04

Devant vos difficultés je viens vous donner un peu d'aide.

Tout d'abord en vous orientant vers "le kene" vous etes sur la bonne voie.

Après vous n'avez pas pris en compte tout l'énoncé de la question. La deuxième partie, c'est à dire "si je me prends pour Icare" n'est là que pour vous aider à trouver le nom de la chose.

Cette dernière qui est joueur n'a que deux lettres, quand elle se prend pour Icare elle en a trois et devient jouée.

Bonne chance...tout le monde peut rejouer!

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