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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 03:22

L’Australie nous ramène vers le monde dit « civilisé », le monde avec un fonctionnement européen, connu, même si la région de Darwin est une bonne transition.  Finalement le camping était une très bonne option. Nous avons vraiment vécu avec le minimum en infrastructure et c’était suffisant. Etre si près du monde animal était super.  Sydney est une grande ville très moderne comme Pascal a déjà décrit dans son article. Effectivement avec un fonctionnement très anglo-saxon, donc pas surprenant pour ma part, également pour les odeurs, c’est vrai. Une ville où il fait sans doute bon vivre si on peut accepter ce genre de mode de vie, de gens honnêtes, calmes et bien organisés, mais effectivement plus fade que l’Asie. On comprend pourquoi Pascal n’est jamais venu vivre en Hollande et que c’est moi qui suis venue en France, c’était ça ou la fin de l’histoire…..

En tout cas nous avons fait la ville en long et en large et il faut reconnaître que ce n’est pas mal du tout. Je suis contente d’être venu ici et d’avoir une petite idée, même si nous avons vu qu’une infinie partie de ce très grand pays. C’est un pays pour des jeunes qui veulent tenter l’aventure, les salaires sont bons, mais il ne faut pas être paresseux. Qu’on se le dise.

Anita

 

 

L’Australie a pour moi deux visions très différentes. Tout d’abord le Territoire du Nord avec ces terres sauvages, les crocodiles et les oiseaux. L’approche et la découverte du bush, du mode de vie de ses habitants. Le plus grand regret est bien entendu la découverte de ce peuple aborigène, mais je me suis déjà exprimé sur le sujet.

La satisfaction de ce séjour dans le nord australien  vient du fait que nous avons fait du camping, avec peu de moyens, mais nous étions au plus près de la nature et c’était très bien.

A  Sydney, j’ai découvert une autre facette de ce pays. J’ai compris qu’il y avait de l’argent et du pouvoir d’achat, j’ai vu de la qualité de vie dans une ville bien aménagée mais tout cela me dépasse un peu , c’est un peu trop aseptisé pour moi. Néanmoins la nature et les espaces verts sont nombreux et c’est très bien de découvrir tout cela au cœur d’une ville.

Pascal

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 04:34

Cette ville de Sydneyimages5-6982.JPG n’est pas comme les autres villes que j’ai déjà découvertes. Elle jouit d'une géographie particulière qui fait qu'il y a plein de baies avec de belles eaux. Les presqu'îles se comptent par dizaines et l’activité fluviale, principalement de loisir est intense. A cela il faut ajouter le coté océanimages5-8879.JPG avec les plages de surf et les promenades du bord de merimages5-7151.JPG très bien aménagés.images5-7124.JPG Pendant que certains surfent sur les vagues,images5-7156.jpg d'autres les regardentimages5 7157, c'est agréable....

L’architecture de la ville est très moderne, avec de très grands immeublesimages5-8857.JPG mais pas très resserrés les uns contre les autres. Les rues sont larimages5-8781.JPGges et souvent très longues. La ville n’est pas plate et les collines sont nombreuses. La natureimages5-6864.JPG , la verdure  et les animauximages5-6852.JPG en libertéimages5-6898.JPG sont très présents dans la ville, avec notamment un jardin botanique de toute beauté qui nous offre des panoramas somptueux.images5-6973.jpg

Alors avec un tel descriptif élogieux, pourquoi mettre un superlatif en titre avec des points de suspension?

Tout simplement parce qu’à mes yeux c’est trop beau. C’est trop cleanimages5-7077.JPG, trop bien ordonné, trop sécuritaire et discipliné. Attendre à un feu pour traverser parce que le petit bonhomme est rougeimages5 6962 même s’il n’y a aucune voiture, c’est pas trop mon truc.

Ici tout le monde est bien habillé, pas de « traine savate » dans la rue. La politique d’immigration ils l’on faite par la vie chère. Tu n’as pas d’argent tu ne peux pas rester là. Quand tu vois les prix tu te fais peur. Alors cela limite la mixité des populations  et des cultures et c’est très regrettable.

Sydney, ce pourrait être Londres, c’est très anglo-saxon. La nourriture, la musique, la façon de s’habiller, tout est dans le même modèle. Venant de Darwin, j’ai l’impression d’être dans un autre pays.

Je suis latin et c’est évident que je ne me retrouve pas dans cette vie là, dans cette ville là, aussi bien organisée soit elle.

L’infrastructure citadine est très développée, il y a du confort jusque dans la rueimages5-6922.JPG, les bancs , tables, chaises longues images5-6923.JPGet d’autres aménagements tous très bien réalisés. L’art est aussi très bien représenté,  avec des bronzes et d’autres mobiles géométriques plus modernes.images5-6942.jpg Les enfants peuvent jouer librement car il y a de beaux espaces pour euximages5-6927.JPG.L'eau est partout omniprésenteimages5-6931.JPG Il y a de l’espace partout et c’est très agréable.

L’opéra qui est tellement célèbre ne m’a pas tellement impressionné,images5-6977.JPG je dirais même qu’il a de la chance d’être si bien situé car s’il était dans un endroit plus reculé, il serait je pense dans l’anonymat.

La nuit, les lumières donnent une certaine magie à cette ville.images5-8897.jpg  Il y a tellement de points de vues images5-8806.jpg que chaque vision de la ville est différente.

Nous avons flâné cinq jours dans la ville, beaucoup de marche à pied, du bus et aussi du bateau. Anita a retrouvé les senteurs culinaires de la hollande, en gros des odeurs de fritures…

Moi j’ai regardé les oiseaux qui étaient encore présent même au cœur de la cité. Les roussettes du jardin botanique m’ont encore émerveilléimages5-6838.jpg ainsi que les cacatoès désherbeurs.

 

 

 

Nous logions au 790 ON George, un « backpackeur » très bien tenu (merci Duncan pour tout le temps d'internet gratuit!). Quand nous sommes arrivés cela nous a fait bizarre car la moyenne d’âge est de 25 ans grand maximum. Nous en faisons le double, mais ce n’est pas grave, c’est comme si nous étions arrivés à quatre !

Sur 7 étages il y a des chambres individuelles et des dortoirs. Deux grandes salles télé avec internet (payant, sauf la première heure). Au sous sol est aménagée une très grande cuisineimages5-6998.JPG avec des points pour la cuisson et pour la vaisselle. Il y a aussi de grands frigos ou les passagers déposent leurs vivres.images5-6993.JPG Pour les marchandises qui ne risquent rien, des casiers permettent de stocker un peu de nourriture.  

Nous avons déjeuné là le matimages5-7003.JPGin et s’était assez comique de voir les différentes façons de faire le petit déjeuné. Par contre j’ai constaté qu’il n’y avait pas beaucoup d’échanges entre les personnes.

Nous étions bien situé géographiquement et nous avons pu faire beaucoup de visites à pied.

Une très belle ville donc Sydney mais pas faite pour moi.

Voilà, l’aventure Australienne se termine, la Nouvelle Zélande sera autre chose.... 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 06:52

rwcq

Nous venons d'arriver au pays" du gros nuage blanc" aotearoa en maori.

Nous avons été accueilli par nos amis des Samoas, ici nous sommes en famille. Notre deuxième famille en quelque sorte. Ces gens des îles du pacifique savent partager les bons moments et c'est un réel plaisir d'être parmis eux.

Nous venons de suivre la victoire du Pays de Galles contre l'Irlande et à moins d'un quart d'heure du match de la France contre les Anglais, nous avons la fièvre....

Ici tout le monde est derrière les bleus car nos amis aiment la France et on vécu en Nouvelle Calédonie.

Alors, poussons tous derrière nos joueurs et si la France venait qu'à aller en finale et qui plus est, contre l'équipe à la fougère argentée, ce serait le top.

Oublions les déceptions et poussons, poussons, poussons.....jusque dans l'embut des hommes à la rose.

ALLEZ LES PETITS!!!!  même Roger Couder de là haut vous encourage alors il n'y aura pas de problème.


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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 12:15

rwcq

Devant les contres performances de certains pays et aux vues de vos pronostics, je vous donne à tous une deuxième chance.

Vous avez jusqu'à vendredi minuit, heure de Nouvelle Zélande pour me soumettre un pronostic qui annulera le précédent.

Pour voir vos pronostics vous pouvez aller sur la page  Rugby Worldcup 2011.

Pour Jacky, il faut remplacer le point d'interrogation par un nom d'équipe.

Pour Maurice et Pierre de Dordogne, il faut faire un pronostic sur la finale seulement

Pour les autres pasionnés de ce sport, Didier, Laurent, Vianney, Bertrand et consort j'attends vos pronostics.

N'oubliez pas qu'il y a un cadeau à gagner!

Bonnes chances à tous et dépêchez vous....

Malgré les déconvenues....ALLEZ LES PETITS !!!

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 02:41

 

La région de Darwin est  la région ou se trouvent le plus d'aborigènes en Australie. Leur premier contact avec des étrangers serait avec des marchands venants des Célèbes justement au 17eme siècle. Ceci expliquerait le nom de 'balandas' pour designer tous les non-aborigènes. Dans toute l'Asie du Sud on appelle ainsi les (colonisateurs) hollandais, et les Célèbes ont été colonise par la Hollande. Cela n'explique pas encore le nom d'Arnhem (ville en Hollande) dans le territoire du nord, il y a forcement eu un Hollandais qui est passé par là pour le nommer ainsi. Avant que Cook arrive, les hollandais et français avaient déjà visités la côte occidentale et méridionale de l'Australie. La partie occidentale était appelé 'la Nouvelle Hollande'.

Bref ce sont bien les anglais qui l'ont emporté. Apparemment les premiers contacts avec les colons n'étaient pas trop violents, mais les droits des aborigènes ont été complètement ignorés depuis le début. On considérait que les terres n'appartenaient a personne avant que les colons en prennent possession. Ce n'est qu'à la fin  des années 60 que les aborigènes ont commencé a faire valoir leurs droits, et ils ont obtenu la restitution des terres que 10 ans plus tard. Entre temps ils y ont laisse leur âme.

Les premiers colons venaient surtout d'Irlande, fuyant la famine du milieu des années 1800. Ceux-ci n'avaient pas beaucoup de choix non plus, c'était mourir de faim chez eux, ou tenter de survivre dans la nature hostile de ce nouveaux pays. Mais à l'époque ces gens buvaient déjà beaucoup d'alcool, et c'est comme cela que  les aborigènes ont commencés à boire et cela fait encore des ravages énormes aujourd'hui. Tellement qu'en 2006 on a dû instaurer une loi interdisant la consommation et l'achat d'alcool, ainsi que de la pornographie dans certaines zones du territoire. Ceci suite a la toxicomanie et les violences sexuelles dans certains communautés. Voila pourquoi j'ai du montrer mon passeport a chaque achat d'alcool dans un magasin. Même pour acheter deux bières. Et on fait une photocopie a chaque fois. Maintenant je n'ai pas eu impression que ce soit efficace.

Pascal a déjà d'écrit comment les aborigènes errent dans les rues, passent leur temps assis sur les pelouses, attendent le temps qui passe. Des familles entières, jeunes enfants compris. On se demande s'ils vont à l'école. Ça nous met extrêmement mal a l'aise. Ils ont perdu leur culture il y a très longtemps déjà, avec les premiers colons. C'était tellement différent de tous ce que nous pouvons connaitre. Tout est basé sur la terre et les ancêtres. La transmission de leur histoire se faisait a travers des desseins sur les rochers, 'dreaming', les histoires rêvées, ils sont loin leurs rêves...

Ils ont survécu dans une nature extrêmement hostile, dont ils connaissaient chaque élément, chaque point d'eau qui ne tarissait pas. Se nourrissant des racines, des lézards. Quand on voit des photos anciennes, on voit des gens desséchés, comme momifiés. Ce qui frappe sont leurs jambes fines. Mais a l'époque c'était en harmonie avec leurs corps minces. Maintenant ils ont toujours les mêmes jambes fines, mais des corps et des visages bouffies par l’alcool et la malbouffe. Il n'y a que trois ans que l'Australie a présenté ces excuses envers ce peuple pour la génération volée. Entre 1885 et 1960 l'état a enlevé les enfants a leur famille sous le prétexte de leur donner les mêmes chances que tout le monde en les assimilant a une éducation blanche, en les plaçant dans des orphelinats, des foyers publics et des familles d'accueils. On comprend qu'il reste du chemin a faire concernant la réconciliation. Mais en ce qui concerne le fait de trouver une vrai place au sein de cette société pour ce peuple, ca semble extrêmement difficile. Nous avons vraiment le sentiment que c'est un peuple perdu pour toujours.

images5-6062.JPG

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 00:58

Après nous être équipés sommairement nous avons fait la découverte d’une infime partie du bush australien. Ici c’est immense et souvent plein de vide, du moins vide d’habitations. La surpopulation n’est pas un mot connu de ce coté de la grande île.

De ce fait la population est très au contact de la nature et nous pouvons observer les animaux facilement.images5 6770  Ils ne sont pas effrayés car peu ou pas chassés. Celui qui m’a quand même le plus impressionné est le crocodile. C’est ici que fut tourné « crocodile dundee » et je comprends pourquoi. Nous avons fait une sortie en bateau sur Adelaide River pour leurs donner à manger, question de voir comment cela se passait ! Et bien cela ne vous donne pas envie de nager dans ces eaux qui étaient quand même à 41°. Les crocodiles il y  en a partout et des énormes,images5 6664 ils viennent car ils sentent les vibrations du bateau et surtout de la viande qui fait des "floc" quand elle touche l'eauimages5 6683, c’est incroyable comme ils sont puissants, ils font plusieurs centaines de kilos et se dressent droit pour attraper le morceau qui fait le yoyoimages5 6682, un peu comme la queue de mickey sur les manèges d’enfants !

Voici une petite vidéo que j'ai enregistrée à vitesse réduite pour mieux voir.

 

 

 

Lors de cette sortie nous avons lancé des bouts de viande aux aigles qui viennent les prendre en plein vol,images5 6691 juste au dessus de l’eau, c’était super beau de les voir faire à seulement quelques mètres de nous.images5 6708

Un autre spectacle, gratuit celui-ci, a retenu mon attention. Dans un camping vers Darwin, pas loin de la mer , nous avons campé. Pour aller au bloc sanitaire il fallait traverser une zone un peu sablonneuse et c’est là qu’Anita c’est faite attaquée par des oiseaux.images5-6792.JPG Ils pondaient dans le sableimages5 6759 et interdisaient le passage en passant très très près de nos tètes d’abord en venant de derrière et en criant à hauteur de nos oreilles. Ensuite ils faisaient demi-tour et là fonçaient droit sur nous en nous évitant au dernier moment. Anita avait vraiment très peur et la première fois elle ne savait plus ou se mettre. Je dois dire que j’ai essayé pour voir ce que ça donne et c’est assez impressionnant. C’est très beau de voir la nature comme cela, les oiseaux ont eux raison de l’homme et nous avons par la suite respecté leur  territoire.

Les oiseaux dans cette partie de l’Australie, il y en a partout et c’est un régal de les observer. Il faut quand même être vigilant car il y a du danger de se balader dans le bush, les serpentsimages5 6632, les araignées et les scorpions sont bien présents.

Les kangourous sont aussi intéressants à voir car ils sont curieux,images5 6365 ils veulent s’approcher mais sur la pointe des pieds, pas facile pour un kangourou la pointe des pieds, surtout sur les pattes de derrières !

C’est comme tout au long de notre voyage dans les toilettes que le soir je rencontre les grenouilles, dans les lavabos souvent. J’ai photographié cette belle verteimages5 6209 sous tous les angles. Au début il a fallu que je la touche car je croyais qu’elle était fausse, on aurait dit du cuir vert…ensuite nous étions presque amis, du moins moi avec elle car l’inverse je ne pense pas !

Les distances sont très grandes entre les points d’intérêts, qui sont souvent dans cette région les formations rocheusesimages5-8618.JPG et les chutes d’eauimages5-8634.JPG. Certaines nous étaient interdites car notre véhicule n’était pas tout terrain. Néanmoins nous avons fait de beaux parcoursimages5-8608.JPG et une journée complète dans les gorges de Katerine River,images5-6441.JPG avec baignade images5-6450.JPGcar là ce sont des crocodiles d’eau douce et ils sont sympas ! Nous avons vu des tortues d’eau douce et de beaux paysages.images5-6473.JPG Une chose agréable aussi est que dans ce parc ils ont limité la location à dix canoës par jour, soit maximum vingt personnes. Il y a plusieurs gorges et parfois il fallait porter le canoë, nous avons fait les trois gorges et nous étions que quatre bateaux à avoir pris la journée, d’où ce sentiment parfois d’être seul au monde et loin de tout.images5-8601.JPG

Les peintures aborigènesimages5-6018-copie-1.JPG dans le parc de Kakadu font également parti de ces moments forts ou tu t’interroges sur toute une civilisation.

Le camping a été une excellente façon de découvrir ces terres sauvages. Souvent les emplacements pour camper se limitaient à une zone ou était aménagé des barbecuesimages5 6575 et un bloc sanitaire. Pas d’accueil et de bureau, une boite ou tu déposes vingt dollars pour une nuit pour deux. La confiance est là bien présente, les gens respectent les lieux, les installations sont très simples mais propres. Beaucoup d’Australiens et de tout âges font du camping images5 6152et visitent leurs pays sur plusieurs mois souvent et avec de gros moyens pour la logistique.

Darwin nous a parue sans vie le premier jour, mais c’était un lundi et il était huit heures du matin ! Nous y avons passé le week-end et là c’était autre chose. Beaucoup d’animation dans  Michel Street, on y voit de tout, du beau (rare) et du moins beau….au milieu de toute cette débauche, il y a les aborigènes qui sont là….un peu surréaliste comme tableau !  

Le jardin botaniqueimages5-8680.JPG est riche de beaux arbres,images5-8664.JPG une pensée à Rémi notre fils, et de belles collections de plantes dans une verdure tropicale alors que tout est très sec partout. Là comme près des habitations les gens arrosent à longueur de journée car il y a de l’eau dans le sol et donc pas de restriction…ça fait rêver.

Pour  vous donner une idée de la grandeur de ce pays, nous partons pour Sydney et nous allons mettre quatre heures et demie car il y a 4000kms qui séparent les deux villes….!

Là bas c’est la ville et ses lumières, cela va nous changer de nos lampes frontales.

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 08:53

Pas besoin de vous faire un dessin ou plutôt si,images5 6049 en voici un  et vous avez compris que nous sommes en terre aborigène.

Nous sommes dans le nord de l’Australie, du coté de Darwin et plus précisément dans la région de Kakadu à Katerine. Ce choix avait été fait dans le tracé de notre itinéraire car c’est ici le berceau du peuple aborigène et je souhaitais voir de plus près la vie de ces gens là, approcher leur culture et essayer de comprendre leur passé.

Je peux vous affirmer qu’après une semaine dans la région c’est la déception qui l’emporte et même bien plus car je ne pensais pas voir ces gens dans un tel état de pitié.

Depuis que je voyage je n’avais pas encore vu les hommes dans un tel état de délabrement. C’est très dure de dire cela mais de voir ces gens errer dans les villes comme ils le font est très décourageant pour quelqu’un qui croit en l’humain.

Leur état sanitaire est déplorable, souvent leur  visage rongé par l’alcool est difforme, le squelette frêle pour certain et l’obésité pour d’autres, la tenue vestimentaire déplorable. Ils sont là toute la journée sur les pelouses ou devant les magasins, en petit groupe à attendre. Attendre quoi ?que la journée s’étire pour en commencer une autre.

Les aborigènes  sont rémunérés par l’état sans rien faire, c’est la dette de la colonisation. Les terres leurs ont été rendues en 1978 et l’état les loue sous forme d’allocation aux familles. Ils ont donc de l’argent sans travailler, excepté quelque un qui peignent images5 6396 et c’est là je pense le problème. Ces gens là n’existent pas aux yeux des australiens, il y a une indifférence totale et souvent du mépris.

Ces peuples là vivent cote à cote mais pas ensemble, il y a trop de différence de fonctionnement pour qu’ils cohabitent vraiment.

Je pense qu’un individu, où qu’il se trouve se révèle et existe que quand il se  sent utile à quelque chose, aussi infime soit elle. Ici je ressens dans ce peuple une résignation totale qui fait qu’il ne sert plus à rien.

La colonisation leur a enlevé leur identité c’est évident. Ce n’est pas les subventions et les sommes allouées qui leurs rendront la dignité qu’ils ont perdue. Les aborigènes sont pour moi en culture hors sol, on leurs a enlevé l’enracinement dans leur terre, ils sont maintenus en vie mais ne vivent pas, ne vivent plus.

Il n’y a pas de communication possible avec les aborigènes car ils fuient le contact avec les autres personnes. Ils ne croisent pas les regards et c’est frustrant de voir un tel comportement, un tel isolement. Je ne mettrais pas de photos sauf celle du peintre, car elles seraient volées, en plus je dois bien dire que j’ai un peu honte. Oui, j’ai honte de constater que les humains comme moi soient de la sorte si peu considérés.

Ils ne sont pas et ne seront jamais comme nous. Il aurait  fallu les laisser dans leur milieu naturel, sur ces terres si peu fertiles, avec une nature hostile et un climat si rude. J’ai toujours pensé que c’était le milieu  géographique et le climat qui faisaient les hommes, qui leurs donnaient une façon d’être. Ma théorie se trouve ici justifiée.

Je vous ai parlé du peuple aborigène mais les australiens qui vivent ici dans le bush ne sont pas très raffinés non plus. Ce sont des rudes broussards qui n’ont que faire des bonnes manières, ils sont souvent très vulgaires dans leurs attitudes et tenues vestimentaires. Leur vie et leur horizon sont bordés de terres brulées, de cailloux et de rivières à crocodiles,images5 6664 le tout sur des routes sans fin…..images5 6404comment trouver dans un tel décor des raisons de vivre mieux ?

Peut être qu’en lisant ces lignes vous me sentez amer, il y a un peu de ça car dans le voyage j’aime les rencontres et là pas d’échange. Néanmoins c’est très intéressant d’observer et de voir ces gens si différents dans leurs manières et fonctionnements. C’est aussi s’interroger sur les hommes que nous sommes et constater tellement de divergence sur les fonctionnements de chacun.

Comme je l’ai dit plus haut les paysages sont arides, de plus c’est la fin de la « dry season » et tout est grillé, il fait actuellement 37 à 38° mais cela va monter à plus de 40° dans un mois. Ce sera  alors les pluies diluviennes qui vont inondées les sols. Il ne sera plus possible de circuler sur la plupart des routes que nous avons faites, elles seront sous plus d’un à deux mètres d’eau, jusqu’au mois d’avril.

Cet aspect de sécheresse  est renforcé par les terres brulées.images5 8550 Les aborigènes brulaient les terres pour les fertiliser, ce fut un temps abandonné mais les autorités australiennes ont décidées de reconduire cette tradition, c’est quand même mieux contrôlé. Les principaux arbres étant de la famille des eucalyptus et niaoulis, leur écorce brule mais se régénère et protège les arbres.images5 8457

Il y a quand même de très beaux endroits avec de la verdureimages5 8420 et des cascades.images5 8565 Parfois on se demande comment peuvent exister de tels oasis.images5 8467

Je vous l’ai dit plus haut, dans cette région les rivières sont infestées de crocodiles. Quand ce sont des rivières avec de l’eau saumâtre, c’est très dangereux car le maitre des lieux est le crocodile d'eau de mer (salty)images5 6092. Ce dernier est très gros et très agressif.images5 6665 En saison sèche comme maintenant, il peut quitter ses quartiers asséchés pour aller chercher de l’eau. Sur les rives les panneaux nous recommandent la prudence.images5 6180 Le crocodile de rivière est parait il plus sympa ! je ne pense pas quand même me faire copain avec un « lacoste »

La grande satisfaction de cette semaine est la présence d’une multitude d’oiseaux, il y a en a partout, de très beaux images5 6539et avec des chants plus mélodieux les uns que les autres. Les rousettes (chauves souris géantes)images5 6286 me régalent vraiment.images5 6287 De plus ils se laissent approcher facilement. Les kangourous aussi nous amusent bien, surtout Anita, elle aime bien les observer.images5 6510   

Nous faisons du camping tous les joursimages5 6150, avec de petits moyensimages5 6417 et comparé à ces grands campeurs que sont les australiens nous sommes ridicules. Pour la plupart, ils ont tous le 4X4 , la remorque aménagée et tout le nécessaire, de la gestion de l’énergieimages5 6410 à la batterie de cuisineimages5 5980, des pros dans le domaine ! 

Voilà donc un petit aperçu de ce que je constate. Je voudrais quand même dire que tous ces propos me sont entièrement personnels et ne sont le fruit que d’une observation d’une semaine et demie. Anita fera peut être un article complémentaire sur les aborigènes car c’est aussi un sujet qui la touche. Elle a la faculté de mieux comprendre l’anglais, donc de mieux lire les nombreux panneaux qui traitent du sujet.

Moi je vais me coucher, tout comme ce martin pêcheur...images5 5984

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 02:01

Voilà une semaine que nous sommes en Australie et internet se fait très rare, donc pas facile à poster un article. Nous sommes arrivés à Darwin mardi dernier (20 septembre) à 4 heures du matin. Darwin a l’air d’une grande ville quand on la voit sur la carte, mais ça ressemble plutôt à une zone industrielle, des grandes rues, perpendiculaires, pleines de vide.

L’aéroport est d’ailleurs tout petit aussi.  Aucun magasin, pas d’espace de repos, rien. Mais de l’info et des locations de voiture, seulement il n’y avait déjà plus de voiture à louer à cette heure là. Nous avons donc pris la navette pour le centre ville. Nous voulions d’abord louer un « camper van », mais en ville il y avait seulement « Wicked » et ils n’ont pas une très bonne réputation. Pour aller dans la zone de location des vans il fallait reprendre un taxi ou bus local. Du coup nous avons opté pour une petite voiture et nous avons acheté une tente igloo, un matelas gonflable, une pompe à brancher sur l’allume cigare et nous voilà parti de Darwin à 8 heures du matin, plutôt opérationnel non ?images5 5935 Nous avons commencé par nous perdre, il fallait trouver la Stuart Highway, mais nous étions partis carrément à l’opposé. Une fois acheté une carte routière et demandé des indications, nous voilà parti en direction du Kakadu Park.

Quand on parle du Highway, on s’imagine une grande route avec plusieurs voies. Rien de tout ça, juste deux voies et presque personne dessus. Nous croisons quelques « road trains », des camions avec trois ou quatre remorques derrières,images5 5932BIS et très peu de voitures. Nous nous arrêtons à une « roadhouse » dans l’après-midi, ils font camping aussi.

Là c’est comme dans les films à la télé, une espèce de café en plein milieu de nulle part, au bord de la route, genre « Bagdad Café ». On peut y boire de la bière (ce qui n’est pas évident partout on verra ensuite), il y a un peu d’épicerie, des souvenirs aborigènes, un snackbar et le terrain de camping avec une tout petite piscine au milieu et quelques chambres à louer dans ce qui ressemble à des containers reconvertis. Nous plantons la tente à la lisière du bois. Il y a beaucoup de bruits dans les arbres, des oiseaux blancs qui se chamaillent, ce sont des cacatoès. Après nous voyons quelque chose qui saute au loin, des wallabies!  Nous sommes très fatigués quand même et Pascal s’endort dans la tente pour une sieste. Quand tout est calme il y a plusieurs wallabies et des kangourous plus grands qui sont dans le bois devant nous, quelques uns s’approche à moins de deux mètres et se mettent sur les pattes arrière pour m’observer. Nous nous regardons, c’est super!images5 5939

 Quand je réveille Pascal la nuit ne met pas longtemps à tomber. Et nous n’avons pas encore mangé. Dans le noir on se rend compte qu’il y a pas mal de gros carpeaux autour de la tente (j’ai une pensée pour ma belle-mère, elle en a une peur bleue). Je sens quelque chose qui me passe sur le pied, un petit serpent qui se faufile sous la tente… Bon. Bienvenue en Australie. Est-ce que je vais bien dormir?

Quand nous sommes allés faire les courses ce matin au super marché avant de prendre la route, nous avons fait connaissance avec les prix. C’est épouvantable. Quatre euros pour une salade, 9 euros pour un kg de bananes!  En plus le choix est très réduit, rien à voir avec Auchan ou même Intermarché. Quand nous avons voulu acheter du vin il a fallu que je présente mon passeport et on a fait une photocopie, je pensais que c’était que pour des mineurs, mais non c’est pour tout le monde. L’achat de l’alcool est très limité pour lutter contre l’alcoolisme des aborigènes. Comme il ne faut pas faire de racisme les règles sont pour tout le monde.  Nous n’avons pas acheté de réchaud, parce que nous pensions faire des salades le midi et manger au resto le soir. Par contre vu les prix dans le « roadhouse « , il n’y aura pas de resto ce soir.images5 5974 Donc salade, mais préparé dans le noir, nous avons que des lampes frontales, et au lit à 8.00 heures. Mais nous dormons, parce que très fatigués quand même de cette première journée.

Anita

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 07:38

Voilà c’est fini  Sulawesi ! J’en garderais un très bon souvenir, un des  meilleurs sans doute et  Bira y est pour beaucoup, je n’aurai jamais cru ça il y a quelques semaines.

Le pays Toraja a été vraiment très intéressant, une culture si différente de tout ce que nous connaissons, pas très favorable pour l’individu, mais un système qui a l’air de fonctionner pour le moment et qui n’a pas besoin de l’économie mondiale pour continuer à exister.

De Bira, je voulais repartir en courant, je n’ai pas pu, nous étions coincés, finalement tant mieux parce que le séjour s’est transformé dans une expérience très agréable, à vivre avec les gens dans un quotidien tranquille. Il faut dire que nous étions vraiment bien logés dans notre case sur la plage. C’est quand même un pays musulman et je déteste voir les filles toutes empaquetés dans leurs habits qui les couvrent des pieds jusqu’à la tête, tandis que les garçons se promènent torse nu. IL n’y a qu’à voir la photo de classe que j’ai visitée, l’uniforme scolaire des filles et les garçons. Même si à la maison toutes les filles ne sont pas voilées. En plus il y à la mosquée plusieurs fois par jour qui impose son rythme à tout le monde, même si tout le monde ne court pas pour y aller.  Mails il faut souligner la grande hospitalité de ces gens, on est tout le temps invité à participer aux grandes cérémonies, aux repas familiaux et sans contre partie.

On ne peut pas dire que c’est un pays où on ressent une grande dynamique pour avancer, ça manque pas mal, mais peut-être le secret est là, pourquoi avancer et vers quoi, puisqu’il suffit d’attendre avec ses amis et sa famille que le temps passe?

Anita

 

 

Ce voyage en Sulawesi était un peu différent du reste de notre parcours. Tout d’abord, nous l’avons commencé à trois, Marion s’étant rejoint à nous. Je voudrais la remercier de s’être bien intégrée dans notre aventure. Elle a bonifié toutes nos journées par sa bonne humeur, sa diplomatie parfois et son parlé indonésien.

Je voudrais aussi remercier Topik qui nous a servi de guide en pays Toraja. Avec lui nous avons beaucoup appris sur les traditions et  la vie des gens. Le tout dans une ambiance chaleureuse et pleine de rigolades. Tous les sujets pouvaient être abordés et ce fut sans tabou, pas évident parfois quand il s’agit de la mort.

Toraja et notre long séjour à Bira nous ont comblés et je crois que je ne suis pas prêt d’oublier cette étape indonésienne. Le snorkeling m’a bien rappelé la Nouvelle Calédonie et ce fut très agréable.

La cerise sur le gâteau étant pour moi les lever de soleil mais je me suis déjà exprimé sur le sujet.

Nous avons fait de belles rencontres à Bira et je pense que des amitiés se sont crées.

Pascal

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 03:08

 

Le chapitre Asie se termine après cinq mois dans cinq pays différents.

Il serait très difficile de faire ressortir pour l’instant un pays plutôt qu’un autre, nous le ferons avec du recul en fin de voyage.

Nous avons vu de très beaux paysages et nous avons rencontrés des situations assez insolites, certaines humoristiques, d’autres moins. Nous vous en avons fait part tout au long de notre voyage.

Pour conclure cet aventure asiatique, j’ai choisi de mettre dans la lumière tous ces anonymes de notre blog. Tous ces gens qui d’une façon ou d’une autre ont ensoleillé nos journées.

Je n’ai pas de télé objectif et tous les portraits de cette mosaïque ne sont pas des photos volées.

Derrière ces visages il y a eu un échange, un sourire, des paroles, une histoire souvent …

Tous ces visages sont beaux car ils dégagent tous une expression. C’est cela la beauté à mes yeux. L’expression d’un regard ou l’attitude d’une personne sont souvent très révélateur de leur personnalité.

Nous souhaitions faire de cette aventure une belle histoire de rencontres, et bien la première partie nous a comblées dans ce domaine. Bien entendu, il y a aussi toutes les personnes déjà citées dans nos articles et aussi tous les anonymes, autres voyageurs qui nous ont gratifiés de leurs riches expérience.

Ces cinq mois renforcent mon idée que la beauté du voyage est là, dans cette mosaïque.         

 

 

 

                                                                                                      
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