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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 02:53

Notre tour de trois jours prenait fin à Uyuni en Bolivie, de là, le plan était de prendre un  bus pour rejoindre la frontière avec l’Argentine. Seulement Pascal avait lu sur internet que cette route était certes très belle mais aussi très dangereuse. Arrivée à Uyuni le lundi après-midi vers 13.00 heures, nous laissons nos bagages à l’agence le temps de chercher un hôtel pour la nuit et de retirer de l’argent dans le but de repartir le lendemain.

En route nous nous renseignons dans la seule agence qui fait le trajet en bus d’Uyuni à Villazón (frontière Bolivie /Argentine). Il n’y a qu’un bus de nuit le même soir, ou bien le surlendemain. Un bus normal, sans toilette qui met toute la nuit. Le train ne roule pas pour raison politique…. ? Et apparemment il n’y pas de voiture non plus pour faire le trajet. Je flippe, parce que je ne veux pas prendre un bus de nuit sur des routes pareilles, mais il semblerait qu’il n’y a pas de choix. Pendant que nous reprenons nos bagages à l’agence pour aller à l’hôtel, il y arrive un jeune homme français qui vient d’arriver avec une voiture, laquelle voiture repars dans le sens opposée à Tupiza (à mi-chemin entre Uyuni et Villazón). Nous pourrions peut-être la prendre. Et c’est ce que nous faisons. Donc pas d’hôtel pour se reposer de ces trois jours fatigants mais re-départ dans la foulée pour 5 heures de 4x4. Nous traversons des petits villages très sommaires, quelques maisons en terremes-images7 9126 au milieu de nulle part. Les paysages sont magnifiques en route,mes-images7 9202 mais la route elle-même… Heureusement que nous n’avons pas pris le bus. Ce n’est que de la piste, deux voitures se croisent à peine, il y a le précipice à chaque virage et il y en a beaucoup de virages. Bien sûr pleins de gens prennent ces bus tous les jours, mais je suis quand même mieux dans mon 4x4. Nous partageons la voiture avec deux jeunes allemands qui nous amènent à leur hôtel où nous arrivons fatigués le soir vers 20.00 heures.

Nous nous trouvons bien à Tupiza,mes-images7 0386 c’est une petite ville dans la montagne à 3000 m d’altitude entourée de montagnes. C’est reposant ici et c’est ce que nous faisons surtout, se reposer.  Il y a quelques touristes, mais pas trop.

Il y a quelques petits commerces,mes-images7 0392 des marchésmes-images7 0394 et quelques vendeurs de rues.mes-images7 0414

Les alentours sont arides, mais la ville a quelques espaces verts très agréables, des petites places avec des bancs, des arbres, du gazon (ça fait longtemps que nous n’avons pas vu de l’herbe).mes-images7 9285 Il reste quelques bâtiments d’une époque sans doute plus glorieuse, comme l’église, bien restaurée, ou un bâtiment militaire, en bien plus piteuse état.mes-images7 0419 Côté restaurant, c’est où restaurant italien (pizza) ou grillades locales ou bien le tout petit restaurant familiale, c'est-à-dire une salle pour 4 à 5 tables, maman au fourneau, papa qui sert et pas de choix de menu, le plat du jour. C’est l’option que nous prenons le plus souvent. C’est bien cuisiné, simple, copieux, rapide et pas cher. Nous avons notre adresse pour le midi et un autre pour le soir.

Les Boliviens ne sont pas très souriants vers nous les touristes, mais le fait que nous revenons dans le même resto chaque jour, plaît aux propriétaires, donc on nous décoche un sourire.   

Sur une des collines de Tupiza il y a un christ grandeur nature, qui est éclairé vert fluo la nuit et toute un chemin de croix est illustré par des panneaux sculptés en y montant.  Nous y montons en espérant voir le couché de soleil de la haut, la veille tout la montagne avait été inondée par la lumière rouge du soleil couchant, mais le soir que nous y montons, nous n’avons pas de chance, il y a trop de nuages, tout ce que nous verrons seront des jeunes amoureux qui se donnent rendez-vous en haut de la colline et une belle vue de la ville.mes-images7 9286 mes-images7 9287

La vie ici doit ressembler à la vie en Europe entre les deux guerres. Ce n’est pas très moderne encore pour beaucoup de choses, particulièrement les équipements de la municipalité. Par exemple dans notre rue il y avait des travaux pour élargir le trottoir.mes-images7 9445 On utilise le marteau piqueur que pour faire des trous dans le bitume, après quoi on utilise une barre à mines pour élargir les trous et finalement la masse pour casser tout ça.mes-images7 0443 J’ai vraiment eu pitié de ces hommes qui travaillent dans la chaleur et l’altitude pour faire un travail que la France faisait faire à Cayenne au début du siècle dans le cadre d’un bagne ! 

Nous avons quand même fait une grand tour à pied dans les environs, 3 heures de marche, dans la chaleur et l’altitude. Au départ je manque toujours un peu d’air mais ça s’arrange après.

Pascal est devenu un adepte des feuilles de coca et les mâche tout le temps. On fabrique effectivement la cocaïne avec ses feuilles, mais à l’état naturel ça aide contre le mal d’altitude, la faim, la soif, le sommeil, etc. Tout le monde en mange toute la journée ici.  Moi pas trop, ça fait faire pipi aussi tout les 5 min, ce n’est pas pratique. Tout ce que nous avons fait à pied peut se faire à cheval aussi, Pascal voulait le faire, mais c’est moi qui ne veut pas. Je n’ai pas peur des chevaux, mais j’ai peur sur le cheval, parce qu’il ne fera pas ce que je voudrais et aussi en groupe s’il y en un qui veut faire du trot tout le reste suivra. Nous croisons effectivement de petits groupes en cheval et ils ont l’air bien mignon et calme. Je dois donc entendre « tu vois bien, ce n’est rien », oui, mais à chaque fois que je demande aux gens comment ça se passe, ils me disent quand même que c’est le cheval qui décide et pas eux. Conclusion ; je ne suis pas encore prête pour ça, on verra en Argentine.

En tout cas nous voyons encore des paysages grandioses,mes-images7 9247 comme la Purta Del Diablo.mes-images7 9238 La nature a planté deux murs énormes en plein milieu de cet endroit avec un étroit passage, comme une porte  

Avant de partir pour l’Argentine nous décidons de faire un dernier tour dans les environ en 4x4, juste pour une journée. Au départ nous devrions être que tous les deux, mais l’agence nous propose deux jeunes qui font une sorte de triathlon. Ça nous baissera le prix. Nous amenons donc Johan, un jeune hollandais de 23 ans et David un Autrichien de 25 ans. Très sympa les garçons, de l’âge des miens, en plus il y a de la ressemblance physique.mes-images7 9319 Je me crois en sortie avec mes deux fils. La matinée nous sommes donc ensemble pour la visite de la valléemes-images7 9303, avec ses culturesmes-images7 9312 et rivières,mes-images7 9331 jusqu’au repasmes-images7 9351 et après les garçons font du cheval (encore !) et ensuite une grande descente en vtt. Ils sont ravis.

Nous rencontrons des formations rocheusesmes-images7 9262 encore différentesmes-images7 9276 de toutes les autres que nous avons déjà vus. Vraiment grandioses. Pour comprendre la hauteur de ces édifices naturels, Pascal m’a photographié à côté.mes-images7 9368 Les différences de couleurs des roches sont magnifiques.mes-images7 9399 Les photos peuvent donner un aperçu,mes-images7 9371 mais on ne peut pas faire ressentir l’immensitémes-images7 9385 et la magie que nous ressentons.mes-images7 9392

Ici, au lieu des moutons dans les prés il y a des lamas sur le bord de la route qui nous regardent passer avec leur air ébahi. Il y a beaucoup de petits, dont un qui est tacheté et  très beau.mes-images7 9434   

Demain nous nous reposons encore une journée avant d’attaquer la fin de la Bolivie. Ce n’est pas très loin jusqu’à la frontière, nous irons en voiture, mais il parait que les formalités de douane peuvent prendre des heures, il va falloir adopter la zen attitude !

Anita

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 22:38

Notre périple Bolivien continue et de très belle façon. Adieu la Laguna Colorada et toute sa beauté,mes-images7 8508 direction le nord.mes-images7 8564 Tout d’abord ce fut une région de rochers plantés làmes-images7 0290 dans ce désert, l’Arbol de Piedra est le plus célèbremes-images7 0297 mais tous ont une particularité. Ils sont plus que millénaire, façonnés et sculptés par le vent, le sable et le sel. Un peu plus loin c’est les Lagunas Chearcota,mes-images7 8720 Hedionda, Honda et Cañapames-images7 8726 qui nous ravissentmes-images7 0300 encore de leurs couleursmes-images7 0303 et de leurs beautés extrêmes.mes-images7 0307Nous avons même assisté à un tourbillon d'eau sur la Lagune.mes-images7 8683 Tiens ici il y en deux qui dorment, ne faisons pas de bruit !mes-images7 8641 et là un intrus !mes-images7 8686 que fait-il là ?

Nous voilà au contact de notre premier salar Bolivien, le Salar de Chiguana.mes-images7 8743 C’est surprenant de voir autant de sel sur de telles distances. Seule la ligne de chemin de fer qui va vers la Chili traverse cette imensité.mes-images7 8745 Ici la couche est moins épaisse qu’au Salar de Uyuni  et de ce fait le blanc est moins rayonnant, néanmoins nous sommes quand même émerveillés. Le vent commence à souffler fort et quand nous arrivons au petit village de San Juan pour nous ravitailler au commerce local, nous essuyons une tempête de sable.mes-images7 8759 Nous continuerons encore un peu pour rejoindre notre hôtel de sel à Attulcha. Oui un hôtel tout en sel,mes-images7 8782 vous léchez les murs et vous avez soif…

Le lendemain c’est le départ à 5 heures du matin pour voir le lever du soleil sur le Salar de Uyuni. Personne ne rouspète et tout le monde est prêt à l’heure.

La veille au soir Andress a réparé le 4X4 qui avait une fuite sur le circuit hydraulique de la direction assistée. Il est courageux Andress car il avait roulé toute la journéemes-images7 8571 et arrivé à l’hôtel il aurait bien souhaité un peu de repos. En plus faire une réparation dans cet environnement là, ça tient du miracle.

En route pour le lever du soleil mes-images7 8793qui, je dois être honnête m’a un peu déçu, je croyais voir une boule de feu rouge, comme tous les matins à Bira au Célèbes, mais là le soleil était tout de suite très fort, presque aveuglant. Nous avons quand même profité de cette lumière spéciale sur le salar et joué avec nos ombres.mes-images7 8809 

Nous voilà donc sur une perle de notre planète, le Salar de Uyuni, imaginez deux fois le département d’Indre et Loire recouvert d’une couche de sel uniforme. Du blanc à l’infini, un silence funeste, de quoi méditer pendant des heures.mes-images7 8961 De quoi aussi s’interroger sur la beauté de notre planète Terre.mes-images7 9011 C’est vrai qu’elle est belle quand elle n’a pas subi les assauts de l’homme. Mais pour combien de temps encore pourront nous contempler ses immensités vierges ? Dessous ce plus grand salar du monde il y a aussi la plus grande réserve mondiale de lithium ! Vous comprenez tout de suite qu’un pays pauvre comme la Bolivie risque d’être un jour « acheté » par les plus grandes puissances du monde. Il en sera alors fini de ce paysage à couper le souffle.

Les distances ne sont plus perçues par l’homme car il n’y a plus de repère pour la perspective. Nous avons même pu voir sur l’horizon l’arrondi  de la Terre. Ces effets de perspective nous ont amusés comme des fous. mes-images7 9008Nous avons fait plein de montagesmes-images7 8969 et c’était un moment de grande rigolade. Nous n’avons pas appris l’espagnol mais nous sommes assis dessus!mes-images7 8987 Anita se la coulait douce sur sa brosse à dent,mes-images7 8996 pendant que j’essayai de sortir de ma tasse de café.mes-images7 8990 Après c’est carrément Anita qui est sorti de ma bouche,mes-images7 9002 je ne sais pas se qu’elle y faisait ! Nous avons quand même pris le temps de poser avec notre logomes-images7 8972 et aussi avec nos compagnons d’aventure.mes-images7 8983 

Nous sommes allés sur une île qui se situe presque au centre du salar, Isla Inca Wuasi. Nous avons été accueillis par deux lamasmes-images7 8850 qui se trouvaient là,mes-images7 8843 Anita a essayé de se faire copine avec l’un deux mais il lui a tourné le dos.mes-images7 8955

Sur cette île il y a pleins de cactus géantsmes-images7 8888 et nous avons eu la chance de les avoirmes-images7 8890 en fleurs.mes-images7 8873 Nous sommes montés péniblement (nous sommes quand même à 3650m) au sommet de cette île et là c’est « no comment ».mes-images7 8881 Je vous joins une vidéo 360°  de la vue mais la sensation  que l’on a, je ne peux pas la transmettre, je la garde égoïstement pour moi.

 

Mais cet immense salar n’est pas qu’un terrain de jeux pour touristes en mal d’aventures. Il y a des gens qui y travaillent pour extraire le sel,mes-images7 9028 un métier difficile, pas bien payé et dans des conditions de travail extrêmes, altitude, chaleur, vent, sel, outils rudimentaires…

Le sel ronge tout et nous avons visité le Cemienterio de Trenes à Uyuni, des dizaines de trainsmes-images7 9106 et locomotivesmes-images7-9114.JPG qui finissent leurs vies ici. C’est assez impressionnant de voir toutes cette ferraille qui rouille sous le soleil.

Dans le village de Colchani, toute l’activité tourne autour du sel.mes-images7 9047 Pas de photos des gens car ils ne le souhaitent pas, c’est comme ça en Bolivie et je respecte leur choix. Le village est très simple,mes-images7-9060.JPG avec des habitations de terre ou de sel,mes-images7 9057 ici la fantaisie n’a pas sa place,mes-images7 9053 la vie est rude et même si tout est blanc autour il y a du sombre dans leurs existences. J’ai pris cet enfant de loin,mes-images7 9074 comme je l’ai fait dans beaucoup d’autres pays. J’aime bien faire cela car quand je regarderais de nouveau mes photos je m’interrogerais sur le devenir de chacun d’eux. Pour celui là, je crains que ce soit la répétition de ces ancêtres, un avenir  un peu trop blanc….    

 

 

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 01:42

Nous sommes partis vers 7h30 de San Pedro pour rejoindre la Bolivie. Tout d’abord il a fallu faire les formalités de sortie du pays, la patience était de rigueur car la file d’attente était longue. La route qui conduit vers la Bolivie va également vers l’Argentine et tout le commerce passe par là.

Après une bonne heure nous voilà donc partis. La route était belle jusqu’à ce qu’il y ai la bifurcation pour la Bolivie, ensuite c’était que de la piste, nous étions déjà à plus de 4000m.

Nous voilà à la frontière, adieux le Chili,images-6 0152 c’est là que nous devons changer de véhicule, quitter notre petit  bus pour prendre un 4X4.images-6 0164 C’est là aussi que nous faisons les formalités d’entrée en Bolivie. Le poste frontière est très sommaire, quelques petits bâtiments pour les bureaux,mes-images7-0156.jpg même pas de toilettes, pour les filles, c’est la carcasse de busimages-6 0162 là bas !

Certaines personnes sont plus courageuses que nous et vivent cette grande aventure du Sud Lipez en vélos !mes-images7 0175 Bravo à eux, d’autant plus qu’ils voyagent depuis plusieurs années et venaient de l’Alaska.

Enfin, tout ce passe bien et la barrière se lève,images-6 0166 en route vers ce que je qualifierais après coup de merveilles de notre planète.

Nous quittons le volcan Licancabur coté chilien mais nous le retrouvons coté bolivien. Nous sommes six dans le 4X4, deux français de Lyon, Audrey et Jullien, et un couple Indonésien, Brésilien avec Patsy et Alex. Ce dernier est malade car il a fait la fête avant de partir et à ces altitudes cela ne pardonne pas. Sa copine est aussi fatiguée car ils n’ont pas fait d’acclimatation à l’altitude et viennent directement de Santiago. 

L’ambiance est très bonne, nous avons un peu l’impression de faire le Paris Dakar avant l’heure.mes-images7 8355 Notre conducteur et guide, Andress est super, gentil, bon chauffeur même s’il va très vite, il connait bien la conduite sur ces pistes car il est de Uyuni . C’est aussi lui qui s’occupe de l’alimentation et des logements, il est très attentionné et pour ma part je l’ai beaucoup apprécié. Nous allons rester trois jours avec lui à sillonner ce sud bolivien,mes-images7 0285 avec une moyenne de 9 à 10 heures de 4X4 par jour.mes-images7 0282 Ce fut un régal car nous allions de surprises en surprises au niveau des paysages. Cette région d’altitude puisque nous étions entre 3000 et 5000 mètres, est vraiment magnifique.

Toutes ces petites boites qui font clic, clac, aussi sophistiquées soit elles,  ne pourrons jamais reproduire l’immensitémes-images7 0176 et la beauté des paysages traversés.mes-images7 0193 Nous avons été sous le choc d’une telle dimension  et d’une telle pureté.mes-images7 8385

Nous avons commencés par la Laguna Blanca.mes-images7 0182 Les lagunas sont des plans d’eau. Cette dernière vient par infiltration des  montagnes. La concentration de sel étant très forte dans cette région, les lagunes sont souvent bordées d’une couverture saline de couleur différentes. Les couleurs sont toutes issues du mélange des sédiments avec les minéraux et les algues. Un peintre n’aurait pas assez de couleur sur sa palette pour illustrer de tels panoramas. Si bien même il en avait, il ne pourrait que fixer une image alors que la nature nous offre tant de reflets, les couleurs changent avec le soleil. Les lagunes se colorent plus ou moins en fonction des ondes à la surface de l’eau crées par le vent.

Les lagunes il y en a beaucoup, les plus célèbres sont la Laguna Verdemes-images7 0186 et la Laguna Colorada.STA 0269

Avant de rejoindre cette dernière nous sommes passés au désert Dali. Le peintre n’est jamais venu ici mais il aurait peint des paysages qui ressemblaient à ces montagnes colorées.mes-images7 8292

Puis ce fut le  bain à 39°, ici sur ces hauteurs dans un environnement magique, nous avons trempé nos fesses,mes-images7 8324 au milieu de ce décor de carte postale.mes-images7 0206 Nous avons ensuite franchis les 5000m pour découvrir un environnement très différent, celui des Geisers Sol De Mañana.mes-images7 0234 Cela sentait le souffremes-images7 0212 et il fallait quand même faire attention car il n’y avait aucune protection autour des différents cratères.mes-images7 0219

Nous sommes ensuite légèrement redescendus vers la Laguna Colorada. Cette dernière nous offre des couleurs rouilles changeantesmes-images7-0272.JPG et là où le tableau devient magnifique,mes-images7 8471 c’est qu’il y a des centaines de flamants rosesmes-images7 8394 qui y vivent.mes-images7 8417 En tout trois sortes de flamants,mes-images7 0174 tous plus beaux les un que les autres.

Un vol de flamant sur la Lagune Colorada,mes-images7-8462.jpg c’est comme une pluie d’étoiles filantes dans un ciel étoilé, cela se contemple furtivement mais intensément.

Nous avons longuement  marchésmes-images7 8408 le long de la lagune, jusqu’au  jour qui déclinait. Andress nous attendait  là haut dans le 4X4.mes-images7 8485 Il nous amené à Huaylla Jara, une habitation collective où mes-images7 8378nous avons pris un repas simplemes-images7 8381 mais apprécié de tous.mes-images7 0241 La température sera bassemes-images7 8382 mais les bonnes couvertures en lama nous permettrons de passer une bonne nuit à 4340m d’altitude. La tète pleine de ces fabuleuses images de la journée, demain sera t-il aussi enchanteur?

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 21:27

Après deux jours, nous avons dû changer de logement car l’hostal Candelaria était complet pour les jours suivants. Nous sommes allés à l’hostal La Rose de l’Atacama qui est tenu par deux français. Marie et son associé Aurélien nous ont très bien reçu et c’était un plaisir de partager quelques jours dans cette bonne ambiance qu’ils ont créée. Ils sont là depuis deux ans maintenant et je souhaite longue vie à leur hostal.

En fait nous étions venus dans cet établissement sur le conseil de Baptiste qui nous avait dit de prendre contact avec Santiago, un guide local. Nous avons appris plus tard que ce dernier vivait maintenant avec Marie. Vous verrez que nous avons créé des liens avec ses deux personnes car le courant passait bien, j’espère que nous garderons ce contact et qu’un jour nous nous reverrons.

Nous avons donc pris Santiago comme guide pour une des plus belles sorties de cette région, le Salar de Tara mais je ne peux pas commencer sans vous parler de ce guide pas comme les autres.

Si dans San Pedro vous croisez un jour un chapeau noir, il y a de grandes chances que dessous il y est Santiago. Sous ce chapeau, vous découvrirez si vous prenez le temps,un personnage avec une histoire peu commune et aussi une personnalité, moitié poète, moitié rebelle.  

Santiago parle le français à la perfection, avec  une élocution et un phrasé très particulier. Il emploit les bons mots et parle distinctement. Son histoire est directement liée à celle de son pays et quand il nous la raconte  il y a de l’émotion. 1973, le général Pinochet arrive au pouvoir, les intellectuels sont faits prisonniers et pour échapper à cela nombreux sont ceux qui fuient le pays. 5000 d’entre eux sont réfugiés politiques en France. Le père de Santiago, Guillermo Atias, était le président des écrivains chiliens, il a lui-même écrit et publié et il était un de ces réfugiés chiliens avec toute sa famille. Santiago avait 6 ans et est resté en France une vingtaine d’années. La France quand il en parle, vous en avait la chair de poule car il lui est très reconnaissant. Après comme je vous ai dit, il est un peu rebelle et il est épris de liberté, il n’est pas d’accord avec tout,  même si c’est son pays d’accueil. Il serait trop long ici de vous raconter dans le détail ce parcours mais je peux vous dire que je ne pense pas oublier Santiago,ici devant une lagune.images-6 0082 Il y a des gens comme ça avec qui j’ai une sorte d’affectif et il fait parti de cela. Il doit écrire son histoire, il me l’a dit, j’espère qu’un jour je l’aurais dans les mains.

Nous sommes partis en altitude avec notre  guide, j’avais pris des feuilles de cocaimages-6 8541 avant de monter et aussi pendant toute la journée je mâchouillais ces dernières. C’est à partir de ces feuilles que l’on extrait la cocaïne mais c’est une tradition plus que millénaire pour les peuples de ces pays Andins qui doivent vivre et fournir des efforts en altitude. La mastication aide à respirer et aussi favorise la circulation de sang, elle augmente les globules rouges et permet de faire des efforts et de lutter contre la fatigue. Pour ma part cela m’a fait du bien et je continuerais d’en prendre tant que nous serons au dessus 3000 mètres.

Nous voilà parti pour les hauteurs, nous voulions aller sur le toit du monde et bien en route…

Le GPS affichait 4827 mètres,images-6 0071 nous étions bien sur le toit du monde, pas vraiment en haut mais quand même au dessus du Mont Blanc. Nous ne sommes pas malade et c’est une belle révélation pour nous, cela veut dire que nous avons notre passeport pour l’altitude et que nous pourrons aller en Bolivie, c'est-à-dire au-delà 5000 mètres.

Alors bien entendu il ne faut pas faire n’importe quoi à ces altitudes, pas de gestes brusques n’y d’effort, marcher lentement et ne pas s’empresser, sans quoi nous sommes vite rappelé à l’ordre. La tète se met à tourner et l’on peut perdre connaissance.

Tout au long du trajet Santiago nous a expliqué la vie dans ces contrées d’altitude, la vie des atacamiens, de la faune et de la flore. Plus nous montions et plus la végétation se faisait rareimages-6 0076 jusqu’à pratiquement disparaitre au-delà 4500 mètre. C’est pourtant à ces hauteurs que vivent les vicuña (se prononce vicugna),images-6 8286 quelques oiseaux comme la mouette des Andes et aussi le renard du désert. Les vicuña sont un peu entre le chameau et le lama, je les trouve plus élégant que ces derniers. Ils sont plus fins et leur allure pour se déplacer est plus harmonieuse. Ils sont maintenant protégés car leurs fourrure est de qualité supérieure à celle des lamas et ils étaient attrapés pour cela. Seulement un vicuña sans sa laine est comme un hérisson sans ses pics, le premier est vulnérable au froid et le second aux prédateurs.

Ce qui est  impressionnant sur le toit du monde, c’est qu’il est très vaste, l’altiplano est une grande étendu à plus de 4000 mètres ou il y a des lagunes,images-6 0069 des formations rocheusesimages-6 0109, de grandes étendues désertiques, c’est l’immensité.images-6 0092 De cette dernière émergent tous les volcans de la cordillère, ici le maitre est le Licancabur, 5916 mètres. On le voit de partout, il est sur tous les panoramas, majestueux  il est sur deux pays, le Chili et la Bolivie. Nous avons roulé dans cette immensité et je dois bien dire qu’il faut vraiment du métier pour ce déplacer dans ces montagnes , bravo à notre conducteur, il naviguait à vue et ce n’était pas facile. Souvent il devait s’arrêter, mettre le 4X4 face au vent et attendre un peu que le moteur refroidisse.

Coté paysages c’est grandiose,images-6 8236 entre les colonnes de pierres,images-6 8197 les moais de Taraimages-6 8152 ,vous pouvez voir notre guide au pied de cette formation et de là mesurer sa hauteur.Les lagunes aux couleurs changeantesimages-6 0079 et ce salar de Tara, tout ici nous images-6 8141ramène à la petitesse de l’homme devant la nature,images-6 8133 du moins c’est ce que j’ai ressenti. Ce qui m’a également marqué, c’est la virginité des paysages, ils ne sont pas souillés par les hommes car peu de monde vient sur ces flancs de volcans et encore moins sur ces lagunes colorées. La nature est là devant moi et elle est belle, très belle,images-6 8136 hostile à l’humain c’est vrai mais tellement pure.images-6 0085

Nous sommes redescendus à San Pedro après une journée chargée en émotions et en interrogations tellement nous étions loin de notre quotidien.

Cette journée est inscrite dans ma mémoire, elle est celle de la rencontre d’un homme et aussi celle de la découverte des merveilles de notre planète. Pour moi qui ai la chance d’être un contemplatif je ne peut qu’être heureux de cette sortie sur les hauteurs Andines.images-6 8242  

Bientôt nous quitterons le Chili du nord pour la Bolivie, peut être que nous reviendrons dans ce pays du coté de la Patagonie, je ne sais pas trop car le programme n’est plus établis. C’est  au jour le jour, seul impératif, le 20 février à Ushuaia , un avion qui nous ramènera vers l’Europe via Buenos Aires mais nous ne voulons pas y penser encore.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 01:49

Cette ville de San Pedro est un oasis dans ce désert d’Atacama qui en comprend quatorze. Avec ses 2500 mètres d’altitude et sa concentration saline, ce désert  est classé comme le plus aride du monde. Sa pluviométrie annuelle est de 0,8mm.

Pour mon voisin René qui fait ses relevés pluviométriques journaliers, je crois qu’il s’ennuierait un peu ici!

Quand nous sommes arrivés ici après une longue route, Anita était plutôt morose et je voyais bien que ce n’était pas le paysage qu’elle attendait. Mais pour ceux qui suivent notre aventure, ils doivent se rappeler qu’à Bira en Indonésie, elle n’était pas enchantée à l’arrivée et elle ne voulait plus partir.  Je me suis dit, attendons de voir la suite…

Cette ville de San Pedro d’Atacama est un lieu très touristique et nous avons la chance d’y être en période creuse car vu le parc hôtelier et d’agences de tours opérators présents, cela laisse présager d’un tout autre aspect de la ville.

La ville a 2000 habitants et son cœur de ville est charmant avec des maisons peintes de blancimages-6 8024 et une belle égliseimages-6 8021 avec son toit en adobe.images-6 8025 La Plaza de Armas  est très agréable, elle est ombragéeimages-6 8026 et de nombreux groupes musicaux viennent s’y produire.

Nous logions à l’hostal Candelaria qui est situé en dehors du centre ville, à 10 minutes à pied. Là c’est un autre aspect de la ville, plus de maisons blanches mais de la terre et des constructions précaires.images-6 8010 Notre chambre était elle aussi en  terre mais nous avions un jardin arboré et nous l’avons bien apprécié.

Les excursions proposées sont nombreuses et variées. Il est difficile de faire un choix et aussi de prendre telle agence plutôt que telle autre. Nous avons donc questionné d’autres touristes et avons choisi en fonction de leurs avis. De toute façon nous ne pouvions pas faire n’importe quel circuit car nous devons nous acclimater à cette altitude avant d’aller plus haut.

Nous avons le premier jour pris tranquillement nos repères dans la ville. Une chance, le marché à lieu une fois par mois et c’était celui là.images-6 8016 Quelques produits locaux d’artisanat, des fruits et légumes et un peu de quincaillerie, pas un gros marché mais une petite animation quand même.

Nous avons effectué une petite marche de 6 kilomètres question de voir comment nous réagissions sous le soleil et à cette altitude. A cette occasion nous avons découvert un petit hameauimages-6 0016-copie-1 avec un nom qui me plait beaucoup,images-6 0013 en plus dans la  prairie ou paissaient les moutons, une petite fille avec des nattesimages-6 8037 m’a fait penser à celle que j’appelle par le nom de ce village et qui se reconnaitra, je l’embrasse affectueusement !

Nous avons pu apprécier aussi le système d’irrigation de cet oasis.images-6 0026 L’eau est précieuse et elle ne doit pas être perdue.

Le lendemain nous sommes partis à la Vallée de la Lune vers 16h. C’est un circuit qui conduit dans les canyonsimages-6 8063 et les formations rocheuses.images-6 0036 En fait ce n’est pas de la roche mais de la terre mélangée avec du sel. Sous l’effet des variations de températures nous entendions les grands rochers  craquer et c’était assez surprenant.images-6 8049 Les couleurs de ces formations changent avec la lumière et cela donne un tableau qui change dans le temps.images-6 8055 Nous sommes ensuite partis visiter la Vallée de la Mort et là oh surprise, qu’est ce que l’on voit…, la lune !images-6 8100 Elle montait tranquillement pendant que le soleil lui de l’autre coté descendait se coucher. C’est pour lui que nous étions venus si tard, pour voir ses derniers rayons  éclairer les montagnes et le désert.images-6-8106.JPG

Après ces quelques jours d’acclimatation, nous allons envisager de prendre de la hauteur, pour voir sur  le toit du monde  si l’air est plus frais….

  

 
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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 01:43

La réponse a été trouvée par Françoise et Claude et je les félicite. Il faut dire que ce couple de français, nous l'avons rencontré au Chili et ils étaient en provenance de Bolivie. Ils avaient donc l'avantage d'avoir une expérience de l'altitude. En tout cas merci à eux d'avoir joués avec nous, ils auront donc un cadeau et une invitation pour le mois de juillet 2012.

En altitude, comme à San Pedro de Acatama, l'eau boue à environs 83°, ce qui fait que si vous laissez votre oeuf que 4 minutes comme normalement pour un oeuf à la coque, et bien il n'est pas cuit. Il faut le laisser une minute supplémentaire environ.

Cette question était tirée de mon expérience car je me suis fait piégé!

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 12:19

Cela fait quelques temps que je ne vous ai pas mis à l'épreuve de mes questions.

Ce "que za ko" est sous la forme d'une devinette. Voici l'énoncé

"Nous sommes à San Pedro de Atacama, dans la pluspart des guesthouses il y a une cuisine. Nous utilisons cette dernière pour faire notre petit déjeuné de temps en temps. Nous rencontrons un problème qui est d'ordre technique et culinaire, quel est-il?"

Votre réponse doit être complète c'est à dire qu'elle doit prendre en considération le "et" qui est en gras dans le texte. En fait elle devra s'appuyer sur un exemple.

Le gagnant recevra un cadeau comme à l'habitude et une invitation pour le week end des retrouvailles en juillet 2012.

N'oubliez pas, une seule réponse par personne.

Bonne chance à tous !!!! 

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 14:59

Je suis  un peu fatigué mais en même temps je voulais vous dire ma pensée du moment.

Tout d’abord si je suis fatigué c’est qu’il y a une raison. Cette dernière  est que pour rejoindre San Pedro de Atacama d’où je vous écris et bien nous avons mis 26h ! Et oui, parti de Vicuna à 15h le dimanche et arrivée à 17h le lundi. Les voyages en bus, nous allons pouvoir en faire un roman à la fin de notre voyage !

En fait la durée réelle dans les bus, car nous en avons pris plusieurs, est  de 19h, le reste c’est de l’attente….Anita qui n’est pas patiente n’a pas été désagréable, il faut dire qu’elle était tellement fatiguée, en plus elle avait mal au dos. Un peu de repos ne sera pas de trop.

Le voyage c’est effectué en parti de nuit dans un bus semi camaimages-6 9951 et nous n’avons je pense rien manqué car au petit matin quand j’ai  ouvert le rideau sur les coups de 6h30 et bien ce n’était pas terrible.images-6-9923.JPG Tout d'abord une ville dont je ne connais pas le nom mais qui ne fait pas très envie pour y séjourner.images-6-9906.JPG Puis le soleil à amené sa lumière sur des paysages aridesimages-6-9911.JPG sans un brin de verdure,images-6-9913.JPG normal….c’était le début du désert d’Atacama.

Des étendues à perte de vue avec du sable gris et des cailloux. De temps en temps il y avait un peu de couleur, du jaune,images-6-9916.jpg celui des mines de souffre je pense et aussi du blanc, celui des mines de salpêtre (nitrate).images-6-9931.jpg. Seules quelques tombent éparpillées en bord de route rappellent la présence humaine.images-6-9960.JPG  

Le Chili est un pays qui a des richesses dans son sol, notamment du cuivre, il doit être le deuxième producteur mondial.

Calama est la ville du cuivre car c’est là qu’il y a la plus grosse mine et aussi malheureusement la plus grosse pollution. L’un n’allant pas sans l’autre.

De là nous avons traversé une partie du désert pour rejoindre San Pedro de Acatama. L’itinéraire était tout aussi dénudé mais avec en fond de tableau des montagnes enneigées et sur le ciel d’un bleu pure cela donnait un sentiment d’immensité et de virginité. Pas de photos pour l’instant, cela viendra plus tard.

En fait si je voulais vous écrire ce soir avant de m’endormir c’est que je trouve quand même extraordinaire le progrès des hommes.

Je suis là dans mon lit, dans une chambre en terre images-6-9976.JPGqui est toute petite. Au milieu d’un des plus grands déserts du monde, dans un village lui aussi tout en terre ou les enfants se baignent dans un fosséimages-6-9965.jpg qui canalise l'eau miraculeuse de Andes. Perdu dans cette immensité, à 2400m d’altitude  et vous savez quoi ? Et bien j’ai internet et je vous cause…..ce n’est pas une invention ça !   

    

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 16:02

J’avais du coté de Bira aux Célèbes eu la chance de voir le soleil se lever tous les matins sur la mer, cela m’avait inspiré et j’en avait fait un poème (voir articles Indonésie). Quand ici dans la vallée de L’Elqui j’ai su qu’il y avait un observatoire du soleil, j’ai sauté sur l’occasion. Observer le soleil est très rare, il faut un matériel spécial et c’est ce dont dispose Carlo, un télescope Lunt Solar System de 152mm de diamètre.images-6-7963.JPG Il parait que c’est le seul à avoir ce matériel en tant que particulier.www.observatorios.cl

Nous avons donc regardé le soleil et vu une explosion solaire. C’est quand même impressionnant de regarder cette boule de feu. Les explications en anglais étaient nombreuses mais ma traductrice Anita a vite été dépassée par la technique et la science… J’ai tout de même fait quelques photos à travers le télescope, les explosions solaires sont matérialisées par les cheveux que l’on voit en périphérie du soleil.images-6-7964.jpg  

Pour ne pas faire de jaloux, le soir nous sommes partis observer la lune. Nous avons choisi l’observatoire Del Pangue car il est tenu par un astrophysicien français, Eric. Nous étions que six personnes dont quatre français, Eric a pris les français pour la visite et c’était super intéressant. Cela à durée un peu plus de deux heures et vraiment nous n’avons pas vu le temps passé. L’observatoire est à 17km de Vicuna et perché dans la montagne. Au sommet de cette dernière, pas de pollution lumineuse aux alentours, un 360° parfait. De plus la région se prête vraiment  à l’observation car le ciel est dégagé 320 jours par an. Même la Nasa y a installé ses observatoires.

Eric est astronome, formé à Toulouse, il a travaillé 20 ans dans la recherche et a décidé il ya deux ans de vivre sa passion et son métier ici sur les hauteurs de la vallée d’Elqui. http://www.observatoriodelpangue.blogspot.com/

Il a su se mettre à notre hauteur dans la discussion et nous faire toucher du doigt la profondeur de notre galaxie et même au-delà puisque nous avons observé les nuages de Magellan qui sont en dehors. Bien entendu nous avons observés la lune car elle était présente avec un quartier. Quand elle est pleine il n’y a pas d’observation possible.

Nous avons fait là aussi quelques photos au travers des télescopes,images-6-7988.JPG mais pas du plus puissant car mon appareil photo ne s'adaptait pas à ce dernier.

Nous avons observé des nuages d’étoiles plus ou moins loin dans la profondeur et aussi dans le temps puisque l’on parle d’années lumière pour exprimer les distances.

Nos planète Venus, Mercure et Jupiter étaient là, à notre portée.

Vraiment je tiens à remercier Eric qui nous a fait passer une agréable soirée avec les étoiles.

Anita c’est un peu trompée en disant que le soleil images-6-7965.JPGavait rencontré la luneimages-6-7987.JPG mais ce jour là nous avons rencontré les deux et c’était magique…   

 

   

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 22:33

Nous sommes partis de Valparaiso le lundi 31 octobre pour aller plus au nord dans l’espoir de trouver un peu plus de chaleur. Direction La Serena.  Sept heures de bus, mais assez confortable, le système de bus fonctionne bien et ils partent à l’heure (c'est-à-dire les bus longues distances). La Serena est au bord du Pacifique, mais c’est très décevant, aucun attrait dans la ville, même avec ses vingt neuf églisesimages-6-9672.JPG la plage, c'est pas mieux.images-6-9678.JPG Par contre nous avions fait une halte à Coquimbo avec le bus avant d’arriver à la Serena et on avait aperçu des colonies de pélicans sur le bord de mer,images-6-7900.JPG nous sommes donc revenu les voir et c’était super,images-6-7925.JPG des centaines de pélicans alignés sur la promenade, pêchant dans l’océan avec des mouettes et surprise des lions de mer également.images-6-7956.JPG Nous avons vu passer au bord ce qu’on pensait être un phoque (mais finalement donc lion de mer) et nous étions tout contents.images-6-7894.JPG Effectivement un peu plus loin il y en avait plein qui sortaient sur les pierres. La raison pour laquelle les oiseaux et les lions de mer sont si nombreux ici est que c’est un port de pêche et le marché de poisson se trouve sur la promenade avec ses petits restaurants et tous les déchets de poissons sont jetés à la mer en fin de journée.

C’est vraiment magnifique de voir les lions de mer faire les beaux pour avoir du poisson et se chamailler entre eux et finalement ils recrachent le poisson parce qu’ils ne veulent pas des têtes et des queux mais le filet ! Ils font les difficiles. De toute façon ils sont capables de pêcher eux même ce dont ils ont besoin.

 

Comme il faisait toujours trop froid pour nous à la Serena et de toute façon il n’y avait rien à faire nous avons pris le bus local pour se déplacer de 70 km vers l’intérieur des terres vers un petit village appelé Vicuna. Et là surprise, tempête de ciel bleu, au moins dix degrés de plus. Ça s’explique apparemment par la précordillère qui arrête les nuages, donc dès qu’on dépasse un col on a du beau temps. Le paysage est très particulier ici, nous sommes entourés par des montagnes pelées avec des vallées très vertes avec de grandes vignes.images-6-9773.JPG Ici on fabrique le Pisco, une eau de vie locale. C’est la rivière Elqui qui traverse la vallée, elle n’est pourtant pas très rempli, mais on ne manque pas d’eau. L’ensoleillement est de 320 jours par an, que 10 jours de pluie au mois de juin, juillet, mais en continu et assez pour remplir les nappes pour l’année on nous a dit. Vicuna est une petite ville tranquille avec des petites maisons modestesimages-6-9710.JPG alignées se tenant toutes dans des routes quadrillées. Les rues sont toujours désertes,images-6-9766.JPG on se demande où sont les gens. La Plaça desArmas (toutes les places s’appellent comme ça au Chili) a son charme avec des bancs partout,images-6-9757.JPG l’égliseimages-6-9748.JPG et la tour de l’horloge en boisimages-6-9738.JPG du début du 20ème siècle. Les gens sont vraiment très gentils et nous sommes dans un hôstal (Donda Rita) très bien, tenu par une allemande (ça fait le troisième hôstal tenu par des allemands). Nous pouvons utiliser la cuisine,images-6-9886.JPG il y a une salle à manger commune. La déco est faite de napperons crochetés et bibelots partout. Nous avons l’ impression d’être en visite chez notre grand-mère.images-6-9888.JPG C’est très chaleureux et agréable. Dans le jardin il y a une petite piscine (je me trouve au bord en train de vous écrire pendant que Pascal lit le « lonely » sur un banc à l’ombre).images-6-9750.JPG Nous sommes tellement bien chez nous que nous sommes restés 4 jours. La région ici est connue pour son ciel clair qui n’est pas pollué par des lumières de la ville. On peut donc y observer les étoiles, la lune et le soleil à la perfection. Il y a que 6 ou 8  endroits dans le monde comme cela. Pascal vous racontera ces visites. A part cela nous avons rien fait de bien spécial ici. Nous avons pris le bus pour visiter une distillerie de Pisco,images-6-7993.JPG mais  il n’y avait pas vraiment de visite guidée. En tout cas ça nous a permis de faire du stop, nous sommes montés dans la beine du véhicule, ça nous rappelait l’Asie. Nous nous sommes arrêtés dans le village de Gabriella Mistral,images-6-9879.jpg une grande poétesse de Chili du début du 20ème, prix Nobel de la littérature comme Pablo Nureda dont elle fut la maitresse d'écoleimages-6 7996 (tu connais ses poèmes Françoise ?).  Et puis nous avons fait une balade sur les collines, il n’y a rien qui y pousse à part des cactusimages-6-9790.JPGassez grandimages-6-9793.JPG et très beaux,images-6-9785.JPG certains étaient en fleur.images-6-9791.JPG Ce qui était magnifique par contre est que nous avons vu arriver un Caballero sur un cheval blanc,images-6-7970.jpg tout comme dans un film. Le chapeau sur la tête, des éperons,images-6-7976.JPG une fière allure sur son cheval majestueux.images-6-7980.jpg  Ça donnait un air magique.

Bon demain on reprend le bus de nuit, départ à 18.00 heures, arrivé à St Pedro d’Atacama le lendemain à 9.30. C’est plus au nord, à suivre donc. Mais avant Pascal vous racontera comment la lune et le soleil se sont quand même rencontrés.   

Anita

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