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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 15:44

Nous quittons Iguazu et son parc pour visiter les deux plus grandes villes du pays après Buenos Aires.

Pourquoi visiter des villes? Et bien pour y voir l’architecture, la vie de la population citadine et aussi s’intéresser à la culture et visiter quelques musés. Après ce sera la Patagonie et là bas c’est plutôt nature !

La première visitée est  la cité de naissance du Che Guevara et d’un autre célèbre petit bonhomme, Lionel Messie.

Le premier est le symbole de la révolution et le second est un génie du football exilé à Barcelone.

En fait ce n’est pas la raison de notre venue dans cette ville. Je voulais voir une ville située sur le deuxième plus grand fleuve d’Amérique du Sud, 4000kms, le Rio Paraná. En plus Rosario est la troisième ville d’Argentine avec 1,2 millions d’habitants.

Nous nous sommes contentés de faire le cœur de la ville et je dois dire quelle est très agréable.images8 1143 Une architecture qui a su préserver ses bâtiments anciensimages8-1196.jpg et coloniaux et à intégré le modernisme et des constructions   plus récentes. De plus il y a beaucoup d’arbres et d’espaces verts. Les kapokiersimages8 1089 étaient tous porteurs de leurs grosses boules blanches comme du coton.images8 1091 Le kapok sert à faire des coussins et rembourrer les matelas. L’arbre lui est assez original car souvent son tronc a une forme de bouteille et des branches sont porteuses de grosses épines.images8 1096

Le bord du Paraná est bien aménagé, les vieux entrepôts du temps ou l’industrie portuaire était florissante, sont toujours là. Ils ont été réhabilités et peint avec des couleurs vives.images8 1088 Même les silos à grain sont colorés et le dernier en date sert de musé d’art contemporain.images8 1124

L’art est bien présent dans la ville, làimages8 1123 un monument original fait avec les déchets récupérés dans le fleuve. C’est décoratif et cela interpelle en même temps sur la notion de détritus jetés n’importe où.  

Il y a de grandes esplanades pour les skates et rollers images8 1148et des espaces vertsimages8 1110 où les familles viennent sur le coup des 18h avec le repas ou pique nique.

Des barbecues sont aussi mis à disposition,images8 1111 je vous rappelle que les argentins sont les rois des grillades.

Il règne une bonne ambiance dans la ville, les argentins aiment s’amuser, danser et faire la fête. Ils sont assez spontanés et souvent quand il  y a de la musique, les gens dansent. Nous voyons de tout dans la rue, du folklore,images8 1116 du hip hop, des musiques brésiliennes et aussi du tango avec démonstration de danse.images8-1139.JPG

Rosario est la ville ou se trouve le Monument National a la Bandera, c’est à dire que c’est ici que repose Manuel Belgrano, le concepteur du drapeau argentin. L’édifice est imposant et domine les bords du fleuve.images8 1175 C’est aussi un lieu qui permet les concerts car il y a des escaliers qui font comme un théâtre.

Nous avons assisté à une manifestation justement devant le monument.images8 1170 Il y a 10 ans  l’Argentine tombait dans un chaos économique et toute la monnaie était dévaluée. Le peuple manifestait avec des banderoles qui montraient du doigt les coupables et demandaient des jugements pour réparation.images8 1179 Plus tard dans la soirée, c’est la musique qui a clôturée cette journée, avec souvent le mot « Libertad » qui revenait et des paroles qui appelaient à plus de solidarité et de partage.

Plusieurs groupes sont passés avant la vedette qui était Ruben de Patagoniaimages8-1188.JPG que nous avions déjà vu à Humahuaca. C’était un plaisir pour nous de l’entendre à nouveau.

Il faisait très chaud à Rosario, dans les 40° à l’ombre et nous étions obligés de faire la sieste. D’ailleurs je crois que tout le monde s’arrête dans l’après midi. Vers 17H la vie reprend. Les enfants se baignaient dans les fontaines, ils y en a même qui plongeaient dedans ! images8 1073

Nous avons pour la première fois souffert de cette chaleur et cela nous a empêché de faire des activités comme le kayak ou le vélo sur les îles du fleuve.

Nous avons décidés de quitter Rosario pour rejoindre Cordoba en pensant qu’il ferait plus frais.

Le choix de visiter Cordoba est simple. Cette ville a obtenu en 2006 le titre de « capitale culturelle d’Amérique du Sud », ça cause !

Et c’est vrai qu’elle a de la « gueule » cette ville. L’art est présent dans les moindres coins,images8 1263 l’architecture est superbe, c’est une ville propre et bien entretenue. Le problème est que quand nous sommes descendus du bus j’ai de suite senti un vent très chaud sur mes joues. Pas de fraîcheur mais plus chaud encore qu'à Rosario. Du coup j’ai décidé d’acheter un thermomètre et nous nous baladons avec car ici impossible de savoir combien il fait. Pas de thermomètre électronique devant les pharmacies comme en France. Et bien à l’ombre nous avons relevés 43°, sur la photoimages8 1243 il n’y a déjà 42°.

J’ai essayé de le mettre au soleil mais j’ai du arrêter car il aurait dépassé les 50°. Cela fait deux jours que nous sommes là et nous ne faisons pas grand-chose car la chaleur nous fatigue un peu. Il parait que demain cela va revenir normal, c'est-à-dire vers 30°.

Nous avons néanmoins visités la Manzana Jesuitica qui est classée Unesco.images8 1252 Cet ensemble de bâtiments abrite l’Iglesia de la Compañia de Jesus, la Grande Bibliothèque Jésuite ainsi que la plus vielle université du pays, l’Universitad National De Cordoba.images8-1223.JPG Nous avons fait une visite guidée de la Manzana, lors de cette dernière, dans l’Iglesia il y avait une représentation de la vierge enceinte.images8 1257 Le guide nous a expliqué que c’était un exemplaire très  rare de voir une telle statue. Les jésuites n’avaient semble t il pas peur de choquer même si cela ne remet pas en cause la notion d’immaculée conception.

De l’autre coté de la rue se trouvait l’Université de droit, dans un très beau bâtiment. Nous sommes entrés car c’était ouvert pour les inscriptions. Il y a avait plein de banderoles mais l’une d’elle a retenue mon attention.images8 1228 No comment…

Dans la ville, nombreux sont les beaux bâtiments, la Catédral Iglesia est le soir bien éclairée,images8-1208.JPG comme beaucoup d’autres constructionsimages8 1299 anciennes.images8 1273

J’ai constaté que Noël n’était pas ou  peu marqué dans les décorations, j’en avais déjà parlé dans un article. Cela se confirme, il y a quelques illuminations dans les carrefoursimages8 1289mais pas de guirlandes de lumière dans les rues. Les magasins ne sont pas beaucoup décorés dans l’ensemble, voir pas du tout.

Une autre constatation est qu’il n’y a pas ici cette frénésie de courir les magasins pour faire des cadeaux. Pas de gens les bras remplis de paquets, n’y de personne pour emballer ces derniers. Noël est avant tout pour les argentins une fête religieuse et pas commerciale et je trouve cela très bien. Un dernier point de divergence avec notre culture, dans les églises il y a des crèches de Noël, pas une n’a l’enfant Jésus dedans,images8 1248 il y sera que le 25 décembre, je ne pense pas que ce soit pareil en France.

Nous voulions de la chaleur pour Noël et bien nous l’avons ! Un peut trop mais ce n’est pas grave, nous tuons le temps en mangeant des cerisesimages8 1230 car ici c’est le moment….  

 

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 22:27

Cette terre nous offre des sites d’exceptions et Iguazu est un de cela. 2kms de chutes avec en point d’orgue la Garganta Del Diablo qui laisse sans voix. Je dois bien avouer que je suis resté troublé quelques instants par un tel panorama. Cela m’était arrivé il y a quelques temps de cela, au Vanuatu, quand nous avions été sur le bord du cratère du volcan Yasur, ce dernier étant en irruption.

Ici pas question de feu et de lave mais c’est de l’eau, beaucoup d’eau, avec une puissance hors du commun. Ce n’est pas une chute mais des dizaines de chutes, le tout dans un décor de forêt amazonienne.images8 0476

Du vert  de la végétationimages8 0820-copie-1, du blanc et de la transparence des chutesimages8 0571 et  du bleu du ciel ces deux jours là. Pour que le tableau devienne inoubliable, le soleil a ajouté sa touche personnelle en nous gratifiant d’arcs en cielimages8 0833 de toutes beautés.images8 0868 L’eau grondait quand elle se fracassait sur les rochers, elle jaillissait en hauteur en faisant des colonnes de brumes et d’embruns.

Ce spectacle là est tout simplement fascinant,images8 0546 l’homme n’est plus rien devant une telle forceimages8 0754 qui se répète éternellement depuis la nuit des temps. C’est la grandeur et la puissance de la nature que l’on voit s’exprimer là,images8 0892 j’étais ému de voir un tel scénario devant moi, les brumes, le bruit, la férocité, la beauté si pure…c’est troublant. Les aménagements pour voir cette merveille sont très bien réalisés. Nous sommes d’abord allés du coté brésilien lequel nous donne une vue de face et d’ensemble des chutes. Nous avons pris une journée de repos et le surlendemain nous sommes allés du coté argentin. Là nous sommes carrément au cœur des chutes, juste au dessus de la  Garganta Del Diablo, c’est impressionnant.

Ensuite nous allons sur des circuits aménagés qui nous amènent soit au sommet des Cataratas, soit au pied. Quelque soit l’endroit chaque vue est un régal, une contemplation sans limite. Nous avons aussi pris l’eau !images8 0717 Oui  elles arrivent à nous mouiller quand même pas mal…mais il fait chaud et cela fait du bien.images8 0908

Mais iguazu ce n’est pas que l’eau, c’est un parc au cœur d’une belle forêt. Les papillonsimages8 0628 étaient par milliers,images8 0516 des plus petitsimages8 0483 aux plusimages8 0882 grands.images8 0692 Les cigalesimages8 0610 et toutes sortes d’insectes se cachaient dans la végétation.images8 0800J’ai fait quelques photos mais sans trop de bons résultats. Nous avons vu des singes, les monos cai ou capuchino,images8 0639 des coatis,images8 0922 des iguanes, des tatousimages8 0939 et  des opossums de petites tailles.images8 0953 Une famille coatis nous a amusée  ainsi que la rencontre d'un tatou avec un coati,je vous mets la vidéo et si vous observez bien vous verrez le nez du coati toucher celui du tatou, une merveille.

 

Tous ces animaux nous avons pu les observer longuement,images8 0803 soit quand ils cherchaient à manger, soit quand ils jouaient ou simplement quand ils se promenaient. De voir les animaux comme cela en liberté procure un sentiment de bien être, cela me réconforte d’assister à de telles scènes.

Nous sommes aussi allés visiter le centre Güiraoga qui est un refuge des animaux blessés. Ces derniers ont souvent subi des traumatismes physiques suite à des accidents avec des voitures par exemple mais aussi des traumatismes psychologiques suite à des trafics ou maltraitances de personnes. Le centre les soigne, les rééduque et les réhabilite pour pouvoir leurs redonner la liberté quand cela est possible. Si tel est le cas, les animaux sont relâchés dans des zones  protégées comme des réserves où ils ne risquent rien des chasseurs où braconniers.

Ce Nord Est argentin nous gratifie de belles sorties et nous retrouvons un climat chaud, souvent 35°,  et humide. C’est assez fatiguant mais en même temps nous aimons bien. Le soir c’est un plaisir de ce promener dans la ville, il fait bon et il y a des animations ou tout simplement la vie argentine. En plus nous avons la chance de ne pas avoir de moustiques, certainement car il n’a pas plu depuis quelques temps.

Nous allons quitter Iguazu pour les bords du Parana du coté de Rosario mais pour l’instant je vais me replonger par la pensée dans les brumes des chutes d’Iguazu, peut être qu’il y aura encore un arc en ciel dedans…images8 0867

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 20:56

Nous sommes partis de Colonia Carlos Pellegrini comme nous étions venus, c'est-à-dire avec difficulté. Le bus partait à 3h30 pour rejoindre Mercédes. C’est donc au cœur de la nuit que nous avons attendu,images8 0804 pas grand monde dans les rues à cette heure là, seul le silence et la lune pour nous accompagner. Le vieux bus est arrivé et nous sommes montés,images8 0805 le trajet c’est effectué lentement car le chauffeur devait éviter les capinchos qui dormaient sur la piste. Pas questions pour ces seigneurs des Estéros d’Ibera de se déplacer d’un centimètre !

Après quand il eu fini de slalomer, le chauffeur c’est concentré sur son « maté »,images8 0810 boisson favorite des Argentins. C’est une sorte d’infusion dans un récipient spécialimages8 0437 et l’on boit avec une espèce de pipette métallique qui a un filtre au bout pour éviter d’avaler les impuretés de l’infusion. Cette dernière étant principalement composée de feuilles de maté auxquelles on peut ajouter d’autres parfums ou plantes. Ensuite il faut un thermos avec de l’eau chaude pour compléter à chaque fois le pot à maté. En Argentine tout le monde se promène avec son nécessaire à maté, c’est une institutionimages8 0833 le maté ici.images8 0832

Je dois rajouter pour essayer d’être complet dans mon explication, que cette coutume du maté à surtout un coté convivial car le pot de maté se partage généralement entre amis, avec toujours la même pipette.

Après avoir pris ce BGV, Bus à Grandes Vibrations, nous sommes arrivés à Mercédes.images8 0811 De là nous avons regagnés Posadas via Corrientes, soit  12h30 après avoir quitté Carlos Pellegrini. Nous apprenons  à attendre en Argentine, nous gagnons en patience et c’est très positif.

Posadas est la région des Missions Jésuites, c’est ici qu'au XVI siècle, des compagnies de disciples de Jésus ont crée des Missions, sorte de villages, afin d’évangéliser mais aussi d’améliorer les conditions sociales des indigènes et surtout de les sortir du joug de l’esclavage. Ces idées étaient contraires à la colonisation et les jésuites furent chassés un siècle et demi plus tard.

Il reste des vestiges de ces missions et c’est de l’autre coté du pont qui enjambe le Parana,images8 0818 au Paraguay que nous sommes allés pour visiter Trinadad qui est la mission peut être le mieux conservée.images8 0376 Les bâtiments témoignent de l’organisationimages8 0394 de ses missionsimages8 0396 et de la place de l’art baroque Guaranis,images8 0377 ces derniers étant les indiens locaux. Une visite intéressante même si quelques explications manquaient.images8 0381 Néanmoins nous en avons eu quelques unes et nous les devons à Mireille. Oui, mais qui est Mireille ?

Mireille est l’épouse de Francis. Oui, mais qui est Francis ?

Et bien ces deux personnes sont des touristes français  du Pas de Calaisimages8 0400 que nous avons rencontrés dans le bus qui menait au Paraguay. En fait Posada est aussi hors de circuits touristiques et les deux seuls touristes que nous avons croisés, ce sont eux. Deux profs de maths à la retraite, comme René et Janine mes voisins, et ils ont le voyage comme passion. Ce n’est pas compliqué, depuis 40ans ils partent deux mois par an pour visiter notre planète. Des pays ils en ont vus beaucoup et c’était un vrai régal de partager un peu de temps avec eux. J’espère que l’on se reverra en France.

Mais  pourquoi Mireille avait elle des explications sur les missions jésuites ? Elle est prof de maths pas d’histoire !

Tout simplement parce qu’ils avaient  fait la visite de la mission San Ignacio en Argentine et il y avait des explications en français.

Nous avons joint l’utile à l’agréable en allant au Paraguay. Nous devions sortir d’Argentine pour renouveler notre visa gratuit car ce dernier est de 90 jours et nous resterons plus en Argentine. Nous avons donc une nouvelle entrée sur le territoire et nous n’avons plus besoin de sortir jusqu’à notre départ.

La ville de Posadas est assez agréableimages8-0834.JPG avec une place centrale animée. Le soir les gens sortent dans la ville qui est très bien éclairée et plaisante.images8 0813 Ici la Renault 12 n’a pas la vedette et est détrônée par les 4X4 Toyota. Ici aussi il y a  l’Argentine d’en Haut et l’Argentine d’en Bas !

Noël se prépare doucement, ici pas de lumières dans les arbres et devant les habitations. Je suis d’ailleurs surpris de voir que pour un pays catholique il n’y ait pas un véritable engouement pour cette fête. Peut être que les décorations ne vont être positionnées que vers les 15 décembre. Pour l’instant il y a quelques sapins dans les parcs. Ils ont la forme coniqueimages8 0825 et sont décorés avec les bouteilles en plastiques colorées.images8 0822 Je trouve cela original et bien.images8 0820 Cela permet le recyclage et aussi une forme de questionnement sur tout ce plastique  qui nous entoure dans notre quotidien, en plus du coté artistique bien entendu.

Prochaine étape, nous irons jusqu’à la frontière Brésilienne,images8 0420 il parait que là bas il y a des douches en pleine nature et on peut y aller à plusieurs tellement elles sont grandes….

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 14:58

Anita n’aurait pas dû parler de la météo dans son dernier article, cela ne nous a pas porté chance. En effet, c’est  sous  la pluie que nous avons quitté notre hostel de Mercédes.images8 0770 De plus arrivé à la station de bus nous apprenons qu’il n’y a pas de bus pour Colonia Carlos Pellegrini car suite aux intempéries, la piste est impraticable. Nous trouvons une solution en prenant un pick-up 4x4 avec deux autres personnes de façon à diminuer le cout. Et c’est vrai qu’elle était impraticable la piste, même en 4x4 nous nous tournions en travers et le chauffeur n’arrêtait pas de braquer et contre braquer, un peu comme sur une piste de glace. Nous avons fait 140km avant d’arriver sous la pluie à destination.images8 0032 Je voulais sortir des sentiers battusimages8 0092 et bien je ne pouvais pas trouver mieux !

Colonia Carlos Pellegrini est aussi désert que son nom est long. Ne cherchez surtout pas le centre ville, vous risquez d’y rester longtemps. Il est 15 h quand nous débarquons à La Luna, notre habitation. Elle aussi est d’époque, tout à fait dans le style, avec la nature comme quotidien. C’est ce que nous cherchions alors nous sommes quand même contents. La chambre est propre mais la cuisine…Bref nous ferons avec. Pas de mobilier à par quatres chaises sous la terrasse dehors et une petite table. De toute façon nous sommes les seuls, alors pas de problème. Enfin les seuls pas tout à fait car avec nous chiens, moutons,images8 9974 chevaux et vaches, le tout en liberté et aussi l’âneimages8 0173 qui lui ouvre les portes et rentre dans la maison.images8 0284

Nous devons quand même manger un bout de pain car depuis le départ ce matin notre estomac crie famine. Et là c’est une autre histoire, car ici les restaurants il n’y en a pas beaucoup et ils sont éparpillés dans la nature. La difficulté première est de marcher, c’est que de la boue, partout, et en plus on s’enfonce. Nous laissons les baskets déjà toutes crottées et décidons de prendre les tongsimages8 0035 et de marcher pieds nus, les tongs à la main pour aller au restaurant. En fait il n’y aura pas de restaurant, impossible de continuer car il pleut trop et nous sommes déjà trempés. Notre salut nous le trouvons dans un petit commerce local, très local même. La porte est fermée mais la fenêtre est ouverte. Nous tapons dans les mains et appelons, sans trop de succès au début mais après dix bonnes minutes arrive le propriétaire. Ce dernier visiblement sortait juste de sa sieste, la tète enfarinée mais d’humeur  agréable et pacifiste. Pas violent du tout le monsieur mais gentil. Il n’a pas de pain mais nous achetons un saucisson, des œufs et des oranges. Nous prenons aussi une bouteille de vin et comme il nous reste des chips, nous ferons le repas avec cela.

Le soir nous trouvons un restaurant, les Amigos, mais il est fermé comme tout semble l’être ici. Je passe quand même derrière et je vois une dame, je lui demande si l’on peut diner, il est 20h30, et elle me dit oui, c’est possible. Elle ouvre donc le restaurant. Elle est gentille, ici c’est en famille, nous parlons avec eux et elle nous fait à manger. Simple, mais bon, de la cuisine locale avec même de la salade du jardin. Nous y reviendrons tous les soirs, c’était notre cantine du soir et chaque soir nous serons les seuls, sauf le dernier car nous avons fait découvrir l’endroit à un couple de retraités français, Marie Jo et André. Ils ont débarqués ici deux jours après notre arrivés. Deux angevins très sympasimages8 0802 qui sont venus  avec leur véhicule aménagé depuis la France. Un mois de traversé en bateau et ils sillonnent l’Argentine depuis deux hivers (de France). Entre temps ils laissent le véhicule en Argentine.

Mais me direz vous pourquoi faire toute cette galère et aller dans un endroit si reculé ?

Tout d’abord pour connaitre autre chose que les grands circuits plein de touristes, voir de l’authentique mais surtout dans ce cas là, être au plus près de la nature. Et là nous y étions vraiment.

Cette zone palustre s’appelle Des Esteros Del Ibera, une superficie de deux départements français avec que des marais,images8 0254 de la végétationimages8 0274 et de la faune sauvage.images8 0257 Il en existe que deux en Amérique du Sud, l’autre étant au Brésil. Nous avons fait des marches car dès le lendemain le baromètre était au beau fixe. Nous avons fait aussi une sortie en bateau,images8 0795 c’était très beau ces paysages,images8 0196 les oiseaux par milliers.images8 0067 Certains avec des couleursimages8 0221 de toute beauté.images8 0144 Je ne suis pas équipé pour la photo animalière et les quelques photosimages8 0223 que je mets ne sont qu’un semblant de notre vision.images8 0010 Dans l’eau il ne faut pas tremper les pieds car entre les crocodilesimages8 0086 et les piranhas, il risque ne plus nous rester d’orteils. Lors de nos promenades, deux chiens s’étaient joint à nous, un peu fou fou les chiens. Quand ils voyaient un crocodile, ils fonçaient dans l’eau.images8 0088 Un des deux chiens avait un trou tout frais dans le ventre, je pense que c’était une morsure de piranhas.

Un circuit permet aussi de découvrir les singes hurleurs, au début nous ne les avons pas  vus mais la veille de notre départ nous y sommes revenus avec André et Marie Jo et nous avons eu la chance de les  observer. Ils sont grands pour des singes, le male est noir foncéimages8 0323 mais les autres sont plus claires.images8 0321 Il y avait de la pénombre et là non plus je n’ai pas fait de bonnes photos.images8 0297

Avant de terminer cet article, il faut que je vous parle de notre rencontre avec  le Capybara, appelé ici Carpincho.images8 0135 C’est un gros rongeur qui peut faire 75gk, il est  végétarien et c’est le maitre des lieux dans les Esteros Del Ibera.images8 0103 Il se laisse approcher et vit sa vie, il se moque de nous, présent ou pas, il mange, se baigne et se roule dans la boue.images8 0140 Il n’est pas vraiment beau mais faut il être beau pour être attachant ?

Ce court séjour à Colonie Carlos Pellegrini m’a plu et je pense à Anita aussi. Il m’a permis de constater qu’il est possible de vivre en harmonie avec la nature et les animaux. Ici chacun a sa place et personne n’a peur de l’autre.images8 0252 Nous avons approchéimages8 0002 les oiseaux,images8 9972 les crocodilesimages8 0242 et  autres animauximages8 0110 au plus prêsimages8 0152 et pourtant ce sont des animaux sauvages.images8 0199  La raison est que personne  ne les chasse et que l’espace de vie est immense, vierge et non pollué.images8 0786 Ici la nature est belleimages8 0111 mais elle se mérite…..

 

         

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 23:01

Tous les tarifs augmentent à partir du 1ER décembre, nous venons de l’apprendre deux jours avant la date. Nous  (lire Pascal) avons juste le temps de réserver un pass par internet avant la date fatidique, ce qui nous permet de faire 5 voyages aux km illimités pour un prix fixe. Seul désavantage on ne peut pas choisir l’heure du départ ni la compagnie. Notre premier trajet sera pour Corrientes, 14 heures de bus, départ à 15.15 heures de l’après-midi. C’est la première fois que nous avons un bus haut de gamme, comme on avait lu qu’il en existe en Argentine. En plus nous sommes au premier étage au premier rang, donc avec la grande vitre devant nous.images8 0681 Siège simili cuir, complètement inclinables.images8 0705 Goûter vers 17h, repas vers 20h, chaud, mieux que dans l’avion, vin rouge et whisky pour Pascal en digestif (à défaut de cognac !), hôtesse charmante et belle, que demander en plus?  Nous arrivons à Corrientes vers 5 heures du matin, nous prenons un taxi pour nous déposer à un hôtel, manque de pot il est plein, celui à côté aussi.  Pas de hostels bons marché ici. Nous reprenons nos sacs et faisons un tour de ville et plusieurs hôtels, rien qui ne nous convienne. Nous décidons de repartir plus loin pour Mercedesimages8 9918 afin de s’approcher de la réserve naturelle d’Esteros Del Ibera.  Quelques  heures d’attente avant de pouvoir reprendre un bus (on apprend la patience ….). Arrivé à Mercedes vers 15h, nous trouvons une ville morte. Tout est fermé, c’est l’heure de la sieste. Nous avions lu qu’un bon petit hostel  était recommandé dans le lonely et qui a un bureau dans la gare routière, sauf que le bureau est fermé, parce que c’est l’heure de la sieste. Normalement il y avait un service de taxi pour nous y amener, mais tant pis on y va à pied, nous sommes rodés n’est-ce pas ?

 Il fait chaud et il n’y a absolument personne dans les rues, on finit par trouver, c’est loin, nous sonnons et on nous apprend que ça ne fait plus hostel depuis quelques mois, nous ne comprenons pas pourquoi, la maîtrise d’espagnol n’est pas encore optimale. Bon, va pour trouver autre chose, ce qui ne s’avère encore pas chose facile.

Pascal finit par m’installer sur la place centraleimages8 0747 pour chercher tout seul, sans sac à dos  (ça commence quand même à peser depuis ce matin). Il trouve, plus cher que d’habitude, mais c’est mignon, un grand patio pavé de carreaux en damiers,images8 0736 une fontaine, des plantes et un chat noir. Pascal a voulu venir ici pour « sortir des sentiers battus », on en reparlera.

Nous avons l’intentions de repartir le lendemain (dimanche) pour Colonia Carlos Pellegrini où se trouve la réserve naturelle, il n’y a qu’un bus par jour et nous apprenons qu’il n’y en a pas le dimanche, nous sommes donc obligés de rester un jour de plus.   Il faut savoir qu’il n’y a strictement rien à faire à Mercedes, mais il arrive toujours quelque chose.

D’abord Pascal est ravi par les voitures, ici il y a un parc de voitures anciennes datant de 40 ans, surtout de Renault 12.images8-0767.JPG Mon chéri a eu une Renault 12 avant de me connaître, elle était bleu (elle a mal fini, il n’a jamais surmonté son chagrin), il l’a voit partout et est heureux ! Les gens sont assez gentils et nous parlent dans la rue, il faut dire qu’il n’y pas beaucoup de touristes, nous sommes les seuls je crois. Dans notre rue il y a un magasin pour nécessaires de cheval, tenu par José.images8 0724  A chaque fois que nous passons il nous fait de grands discours, il est super sympa, nous explique à quoi ça sert ces marchandises. Comme il dit « je n’ai rien vendu, mais nous avons bien discuté ». Ici nous sommes dans le pays de Zorro (vous savez que Zorro veut dire renard ?) et de Gauchito Gil. Ce dernier est un personnage vénéré ici, un déserteur du 19ème  qui est devenu une sorte de Robin des Bois national. Sa tombe est devenu un lieu de pèlerinage et partout on peut acheter des autocollants avec le texte « protégez-moi, Gauchito Gil »,images8-9953.JPG images8-9954.JPGd’ailleurs les veilles Renault 12 roulent encore à cause de ça. Beaucoup d’hommes sont habillés de façon très classe, ou bien avec chapeau de Zorro, ou bien avec un grand béret, genre chasseur alpin, pantalon bouffant, bottes de cuir, chemise blanche, boléro, et les trousseaux de clés sur des grandes lanières tressées de cuir, costume de gaucho traditionnel portés par jeunes et vieux, c’est vraiment très beaux. Mais ils ne veulent pas être pris en photo, dommage!

Donc dimanche il n’y a rien à faire, nous allons faire un petit tour dans la campagne, on verra bien. Nous savons qu’il y a une course de voiture,images8 9929 parce qu’un chilien, Alphonso  nous en a parlé hier soir, il y participe. Des courses de voiture ce n’est pas notre truc, mais nous y tombons dessus par hasard. Notre ami de hier soir nous reconnaît et nous dit de s’approcher. Il nous présente au gars qui tient la buvette et fait les grillades et lui dis de nous donner de la bière et qu’on boira autant qu’on veut sur son compte. Là-dessus la table à coté nous amène également une bouteille de bière. lls nous ont jamais vu avant, mais tout le monde est heureux qu’on soit là. L’accueil est plus que chaleureux. Nous pouvons plus partir, nous mangeons des grillades, payons nos coups à boire aussi bien sûr, devons aller voir les voitures avec leur équipe technique de près,images8 9938 faisons connaissance de toute la  (belle) famille d’Alphonso,images8 9935 assistons au pesage des voitures, ce qui nous permet de nous peser nous même. Nous n’avions pas vu de balanceimages8 9941 depuis la NZ. Moins 9 kg pour Pascal, moins 7 pour moi depuis notre départ de France.

Bon, il serait quand même bien de partir et faire une petite sieste après toutes ces bières. Ici c’est le printemps, il y a beaucoup de veaux dans les prés ainsi que des poulains. Sur le chemin du retour il y a un cheval avec un poulain dans un jardin,images8 9947 il ne doit pas être vieux, parce qu’il tremble encore sur ces pattes et ne quitte pas sa mère d’une semelle. La propriétaire nous le confirme, c’est une petite femelle née le matin même à 5 heures. Sa maman s’appelle Pampa, mais ils n’ont pas encore trouvé de nom pour la petite. Aujourd’hui le 4 décembre c’est l’anniversaire de notre belle fille, alors pourquoi pas la nommer après elle? Nina. La señora trouve que c’est une très bonne idée, voilà donc une petite Nina magnifique qui est née à Mercedes.images8 9949 Qui a dit qu’il n’y avait rien à faire à Mercedes ?

 Après le calme plat de la sieste, la ville se réveille vers 18 heures, nous mangeons sur la place le soir, dehors, il fait bon, au moins 26° encore à 9 heures du soir. L’équipe de foot locale a gagné le championnat du coin, çà sera fêté comme s’ils étaient champions du monde…. Un vacarme énorme de voitures (Renault 12 !), scooters,images8 0760 le camion poubelle avec pleins de monde dans la benne, dimages8 0765es vélos, des drapeaux, des klaxons, du feu d’artifice, magnifique quoi, de la vie. Nous sommes contents, demain nous prendrons le bus pour Carlos Pellegrini, en plus il fait beau, nous avons pas eu de pluie depuis la NZ , aie, on aurait pas du dire ça……..

Anita

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 21:20

Nous avons laissés nos gros sacs à dos à la guesthouse à Salta et nous sommes partis pour trois jours à 180km plus au sud, à Cafayate plus exactement. Notre bus était en fin d’après midi et c’est à la nuit que nous sommes arrivés à destination.

Nous n’avions rien réservé comme hébergement mais cela c’est bien passé, l’Hostel El Balcon a fait l’affaire. Le personnel très souriant et compétant nous a accueilli et nous avons programmé une sortie pour le lendemain  pour aller voir la Quebrada de las Conchas, car c’est pour elle que nous étions venus.

Le lendemain, après le petit déjeuner, repérage des lieux et visite de la ville. C’est avec une prise d’arme que nous sommes accueillis à la Plaza Sin Martin.mes-images7 9674 Les autorités sont là et la cérémonie peut commencer. La police locale est alignée,mes-images7 9680 du moins à peut près, ici pas d’anciens combattants avec portes drapeaux, mais des enfants qui défilent.mes-images7 9678 A vrai dire elle m’a bien amusé cette cérémonie,mes-images7 9679 au passage un clin d’œil à mon ami Jacky, il appréciera sûrement les belles motos de la police.

Après nous voulions aller sur les hauteurs pour avoir une vue de la ville mais là deux faits nous ont contraints à abandonner. Tout d’abord nous marchons tranquillement avec Anita quand un chien berger allemand  que je n’avais pas vu se jette sur moi par derrière et j’ai eu la chance d’avoir mon sac à dos sans quoi il m’aurait enlevé un morceau de barbaque. Le second problème est que l’orage qui grondait au loin se faisait de plus en plus menaçant.

Nous avons tranquillement attendu que tout cela se calme, d’abord le chien et après l’orage et nous avons déjeuné avec de bonnes grillades accompagnées de Cayafate qui est un vin argentin très réputé.mes-images7 0668 Il y a le Malbec comme cépage pour les vinos tintos et le Torrontes pour les vinos blancos. Ce dernier cépage est très surprenant, il est agréablement fruité et légèrement sec, c’est vraiment un vin à découvrir, essayez si vous en trouvez en France. C’est possible car 10% de la production va vers l’Europe. Nous avons aussi visité la Bodega Domingo mes-images7 9694qui est un important producteur. Les vignes sont toutes taillées en hauteur mes-images7 9695et sont  situées au dessus de 2000 mètres c'est-à-dire pas à Cafayate même. Le vin est vendu dans les deux ans qui suive la récolte, ils ne le gardent pas et le consomment jeune. Pour la vente locale c’est dans des bonbonnes en verre que les gens viennent  chercher leur consommation.images8-9840.JPG

Un peu plus tard j'ai pu déguster une glace artsanale au vin, une boule au blanc et une au vin rouge.images8-9862.JPG

Cafayate est une petite cité bien agréable,mes-images7 9681 la vie semble y être tranquille. Dans la rue circulent toutes les vielles voitures de ma jeunesse, j’ai retrouvé ma première Renault 12mes-images7 9682 et aussi la 404 de Fernand mon parrainmes-images7 0581, seule la couleur avait changée.

Sur le coup des 15 h nous sommes partis jusqu’à la nuit à la découverte de la Quebrada. Une fois de plus se fut l’émerveillement mes-images7 9747et la contemplation.mes-images7 9791 Dame Nature a là aussi façonné la rochemes-images7 9736 là une locomotive et à coté un personnage qui tire la langue. Elle a mis des teintes,mes-images7 0637 mais pas n’importe comment, elle a du goût Dame Nature.mes-images7 0636 Tient un lézard de sable!mes-images7 9718

Devant tant de beauté l’homme ne peut que rester ébahi.mes-images7 9734 Sur quarante kilomètres chaque virage,mes-images7 9803 chaque sommet de route, chaque quart de tour de tète nous offrent de nouveaux paysages.images8-9819.jpg

Aucun sculpteur n’aurait aussi bien donné forme à La Garganta Del Diablomes-images7 0652 ou à El Anfiteatro.mes-images7 0647 Ce dernier sert de salle de concert une fois par an, ce doit être quelque chose, un spectacle dans cet endroit si impressionnant.Le soleil nous a accompagnés dans cette balade et nous sommes rentrés quand il s’est couché, la tèteimages8-9829.jpg une fois de plus rempli d’images,mes-images7 9793 de belles images…mes-images7 0645  

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 23:02

A Tilcara nous avions rencontrés Maelle et Elise, deux jeunes françaises très sympas et nous les avons retrouvés dans le bus pour Salta. Du coup nous sommes allés à la guest house avec elles, à Inti Huasi Hostal plus exactement. Accueil très sympathique, cuisine commune et bonne ambiance. On nous dit que le soir il y a soirée grillade, nous nous inscrivonsmes-images7 0536 même si Anita est un peu barbouillée du voyage sans doute. Une bonne sieste et cela ira mieux.

La soirée arrivant, tout le monde préparait en cuisine,mes-images7 0537 avec des efforts de présentation que j’avais notés.  En haut sur la terrasse, juste à coté de notre chambre, c’était le coin grillade, là, je dois avouer que ce sont des spécialistes les argentins. Elles sont succulentes les « parrilas ».mes-images7 0541 Cela vient de la qualité de la viande c’est évident,  mais pas seulement. Je pense qu’ils ont une façon de couper la viande différente, les morceaux sont exprès coupés pour les faire griller. De plus il parait que les bêtes ne sont pas vaccinées et que cela serait un plus pour la qualité. Je crois aussi que c’est surtout que le bétail est toujours dehors. Quoi qu’il en soit, moi qui ne suis pas un mangeur de viande et bien là je dois avouer que je me laisse aller.

Anita n’avait pas vraiment récupérée et c’est couchée de bonne heure ce soir là, elle n’a presque rien mangé et n’a pas profitée de la soirée.mes-images7 0543 Car elle était belle cette soirée, tous les ingrédients étaient réunis pour qu’elle dure et c’est ce qui c’est passé. Serge un français qui vit maintenant en Equateur depuis 3 ans, nous a fait du « close up », de la magie là sous nos yeux, avec dextérité et  jovialité car il est marseillais d’origine. Ensuite il a pris la guitaremes-images7 0545 et ce fut les chants, j’ai participé car j’aime bien  même si je ne chante pas bien. Nous avons revisité les chansons des années 70, tantôt, en anglais, en espagnol, en français et aussi en quechua , le langage d’ici .Une interprétation d’Alberto avec beaucoup d’humour et de dérision, des moments inoubliables, il faut dire que le Cafayate et les feuilles de coca stimulaient tout ça ! Tout cela nous a amené à 4heures du matin, tout le monde était content, un bon moment de convivialité.

Le lendemain Anita était en grande forme et moi un peu déformé mais nous sommes partis à la visite de la ville. Elle est agréable cette ville de Salta, elle nous plait bien, en plus c’est dimanche et il n’y a pas trop de circulation. La Plaza 9 de Juliomes-images7 9649 avec ses beaux arbres, ses bancs qui invitent au repos, je les ai bien appréciés… , et aussi tous les beaux bâtiments qui l’entoure.mes-images7 9654 Nous avons déambulés tranquillement dans la cité et c’était fort agréable. La ville nous paraissait assez vide quand même mais il faisait chaud et nous avons compris que c’était l’heure de la sieste. Nous avons donc adopté les habitudes locales. En soirée quand nous somme revenus c’était très différent, beaucoup de monde dans les rues, les magasins ouverts (même le dimanche), beaucoup de vendeurs de rues, de l’animation et de la vie. C’est ça qui me plait dans ces pays, la vie tard le soir, il fait bon, tout le monde est dans la rue, les enfants jouaient dans les parcs quand nous sommes rentrés, vers une heure du matin. C’est incroyable cette vie nocturne. En fait nous avons compris que le lendemain lorsque nous voulions aller à la poste, le pourquoi de cette veillée tardive. «  La poste est fermée car aujourd’hui c’est férié ! ». Je regarde le Lonely Planète et pas de fête à cette date de connue. C’est la première année que le 28 novembre est férié car c’est la présidente Cristina qui a instauré ce jour souveraineté nationale.

Nous avons aussi profité de Salta la nuitmes-images7 0566 et c’est agréable car tous les beaux bâtiments sont éclairésmes-images7 0573 et mis en valeur.mes-images7 0592 L’Iglesia San Franciscomes-images7 0556 ayant le trophée de l’éclairage le plus remarquable ! Mais la cathédrale toute de rose vêtue n’est pas mal non plus.mes-images7 0563

Comme vous l’avez compris nous avons vécus plus de nuit que de jour à Salta. Une autre soirée nous a amené dans les Peñas. Ce sont des bars ou restaurant dans lesquels se produisent des groupes de musiques. Il y a une petite scène et dès 21 h les groupes de folkloremes-images7 0614 ou autres se succèdent mes-images7 0602 et animent la soirée et une partie de la nuit. Nous avons mangé dans l’un d’eux et trois groupes se sont succédés.

 

Là aussi une ambiance du tonnerre car les argentins savent s’amuser. J’ai eu droit à monter sur scène pour danser avec une belle señorita.mes-images7-0612-copie-1.JPG Après nous avons aussi été choisi avec Anita et nous avons fait des sortes de farandoles jusque dans la rue, nous avons coupé la circulation aux voitures, un truc de fou…    

 

Là aussi nous sommes rentrés très tard et à pied dans la ville qui est bien éclairée, pas d’insécurité ressenti, cela nous réconforte un peu sur le continent sud américain même si nous restons vigilants.

Je terminerais cet article sur Salta par la visite du Muséo de Arqueologia de Alta Montaña. Ce musée est consacré à la culture Inca et plus principalement aux sacrifices d’enfants perpétrés dans les plus hauts sommets des Andes. Je ne vais pas ici vous raconter le pourquoi de ces sacrifices, je n’en ai d’ailleurs pas la compétence. Je vous invite seulement à consulter ce sujet sur Internet car il mérite d’être connu.(Maam Salta) Dans ce musée il y a  le corps momifié d’une jeune fille de 15 ans qui a été découverte lors d’une expédition en 1999, au sommet du Llullaillaco, à 6739 mètres d’altitude. Ces enfants étaient offerts à la montagne lors de rituels. Pour ma part cette visite a été une révélation car je ne savais pas que cela avait existé. C’est une visite intéressante qui nous fait réfléchir sur la vie d’un être humain par rapport à la croyance et la divinité….toute une réflexion personnelle.

 

 

 

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 21:42

Nous avons repris les sacs à dosmes-images7 0534 et nous sommes repartis pour la découverte de la Quebrada d’Humahuaca. En fait le voyage ne fut pas très long car nous avons seulement fait 60kms plus au sud pour rejoindre la petite localité de Tilcara.

Une quebrada est une sorte de couloir qui est bordé par des formations rocheuses. Ce couloir est plus ou moins large et s’il devient vraiment étroit, il prend le nom de canyon. En descendant vers Tilcara, les formations rocheuses se resserrent un peu  et surtout nous offrent une étendue de couleursmes-images7 9618 qui fait que toute cette Quebrada d’Humahuaca est classée Unesco.mes-images7 9620

Une fois nos sacs déposés à notre hostal, nous avons pris un transport pour aller visiter la petite ville mes-images7 0512de Purmamarcames-images7 9609 qui est enclavée dans une vallée mes-images7 9592et aussi très riche en couleurs allant du vert de grismes-images7 0504 à l’orange en passant par le mauve.mes-images7 9595 Je tiens à préciser que toutes ces montagnes  n’ont pas subit  la pelleteuse, ni la dynamite, ce ne sont pas des carrières, elles sont naturellement colorées. Cela inspire quelques artistes qui font aussi des mélanges de couleurs mais ce n'est pas toujours réussi...mes-images7 9607

De retour à Tilcara, nous avons été à Pucarà qui est une fortification précolombienne du XI siècle. C’était un lieu hautement stratégique qui a été reconstruit dans les années 1950.mes-images7 9626 Même si cela n’a pas l’impact d’un site authentique, il nous permet d’avoir une approche des villages et constructions de cette époque précolombienne.  Dans la région c’est  le cœur des cactus centenairesmes-images7 9633 qui était utilisé pour bois de constructionmes-images7 9622 et il l'est encore de nos jours.

De plus étant sur une position stratégique, le site domine la vallée et nous donne un beau panorama.mes-images7 9628

Une classe était en visite  avec les professeurs et nous avons posés avec eux pour la photo,mes-images7 9629 c’était très sympa.

Le soir dans un resto de la ville, nous avons eu droit à des musiciens et chanteurs, le tout dans une très bonne ambiance. Il y a même des gens qui se sont levés pour faire quelques dansesmes-images7 0527 traditionnelles. Les argentins semblent avoir le sens de la fête, ils sont plein d’entrain et de bonne humeur, ce n’est pas pour me déplaire…

L’étape suivante nous amènera à Salta, chef lieu de la province. Nous quitterons alors les petits villages pour la ville.

 

 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 21:04

Nous sommes donc sauvés par la solidarité d’un hollandais, ce qui est assez rare parce que les hollandais ne sont pas très solidaires entre eux, comme quoi tout arrive. Nous pouvons prendre le bus pour Humahuaca, il part pour 13.00 heures, ce qui nous donne une heure pour manger nous pensons, sauf que qu’il y a une heure de décalage entre la Bolivie et l’Argentine, ce que nous nous rappelons juste 5mn avant de partir, nous étions déjà dans le resto prêt à passer la commande ……..

Humahuaca, une petite ville que nous atteignons après trois heures de route en bus avec des paysages merveilleux encore, des formations de roches encore différentes de tout le reste.mes-images7 9461 Des couleurs de vert et de beige, des dessins comme si on avait ratissé la montagne dans le sens horizontale. Nous faisons au moins trois hostals avant d’en trouver un à notre goût et dans nos prix, c’est plus chère ici qu’en Bolivie, mais quand même un peu moins qu’au Chili.

Nous voilà dans « la maison enchantée »mes-images7-9565.JPG (en français au dessus  de la porte) chez Maria el Carmen et Patou Chaomes-images7-0493.JPG son chat gris (il est mignon, les miens me manquent). C’est la maison des ses grands-parents (de 1850) dont elle a héritée et qu’elle a remis en état d’origine.mes-images7 9526 Toutes les chambres sont décorées comme à l’époque. Des salles de bains sont neuves, mais avec des meubles et lavabos d’époques. Dans la cour intérieur un petit jardinmes-images7 9490 avec des roses trémières entre autres.mes-images7 0502 Avant Carmen habitait à Buenos Aires, mais elle est venu se retirer ici dans ce petit village. Quand nous arrivons, la maison est déjà pleine, nous prenons la dernière chambre. Un jeune couple de canadiens de Québec, deux filles anglaises et un américain. Tous des voyageurs du monde.mes-images7 0465 L’accueil est chaleureux, nous sommes fatigués, mais le soir il y a un concert au centre culturel, tous y vont, donc nous aussi.  Très sympa la soirée, d’abord un groupe local avec des chansons assez révolutionnaires et humoristiques, d’après ce que nous comprenons des réactions de la salle, parce que nous sommes loin de la maîtrise de l’espagnol, c’est connu.

Ensuite la cerise sur le gâteau, un groupe mondialement connu (maintenant nous les connaissons aussi…) Ruben Patagonia. Un indien Mapuchemes-images7-0471.JPG qui chante des chansons sur son peuple et « la terra madre » et la façon dont les indiens vivent dans ce monde moderne. Nous sentons que les textes sont poétiques et revendicatifs, il a un visage très expressif, mais malheureusement là aussi, beaucoup nous échappe. Nous passons quand même une bonne soirée. Tous les jeunes partent le lendemain matin pour aller en Bolivie et visiter de ce que nous venons de faire mais nous faisons la grasse matinée.

Finalement nous resterons cinq jours ici, parce que nous nous sentons bien chez Carmen,mes-images7-9571.JPG nous visitons Humahuaca,mes-images7-9484.JPG son monument de l’indépendance,mes-images7-9475-copie-1.JPG très impressionnant pour une petite ville.mes-images7 0463 De là haut nous avons une belle vuemes-images7 9476 sur la ville. L’église sur la placemes-images7 0461 avec son petit jardin de curée, la tour de l’horloge, d’où chaque midi sort l’effigie de San Francisco Solano en taille réelle pour bénir les locaux et les touristes qui attendent.mes-images7 9499

Nous nous inscrirons pour une sortie d’une demi-journée à l’office de tourisme. Il faut savoir qu’office de tourisme est un grand mot ici. Un bureau vide, aucun dépliant et pas beaucoup d’informations non plus. Bon il y a un guide local, Diego, qui nous promet une sortie pour le lendemain, 4 heures de marche, pas trop difficile selon lui. On montera quand même à 4200 m (nous sommes déjà à 2800 m), on devrait voir des Vincunas (entre le lama et le chameaux) en route et il y aura une belle lagune pour clore le tout. Le lendemain nous nous trouvons avec une famille de canadiens de Montréal, moitié francophone, moitié anglophone, deux grands enfants et la copine du fils,mes-images7 9531 en voyage pour un an également. D’abord un 4x4 qui nous amène, une heure de route, ensuite nous partons à pied. Nous passons dans le village de l’enfance de Diego et en montant nous verrons la maison de sa grand-mère dans la montagne.mes-images7 9552 Le démarrage n’est pas facile pour moi, les autres sont des grand sportifs et partent au pas de course, je ne pourrais pas suivre à ce rythme Je manque d’air au début et monter n’est toujours pas mon truc. Je reprends des feuilles de coca. Pascal rouspète et dis que nous ne monterons certainement pas à 4200 à pied si c’est comme ça. Mais si, nous monterons comme les autres. Mais la journée à juste ça comme intérêt, prouver que nous sommes capables de faire ça à pied. Finalement nous marcherons pendant 5 heures et demie, trois heures pour monter là haut, et rien à voir que des cailloux,  une heure pour manger à la lagune,mes-images7 9534 qui est quand même jolie et deux heures pour redescendre ,interminables.. Les paysages ne sont pas extraordinaires,mes-images7 9544 mais peut-être que nous sommes devenus trop difficile après ce que nous avons vu en Bolivie. Nous n’avions pas encore payés, ça se fait au retour, et voilà que le prix a changé depuis la veille. Pas sympa. C’était sans doute la sortie la moins intéressante de notre périple, mais bon, tout ne peut pas toujours être super extra génial.

Nous avons quand même vu une chose très belle dans la montagne en descendant, une tête de loup, faite par des ombres et la végétation.mes-images7 9562  Aujourd’hui nous nous sommes reposés quand même, malgré tout c’était un exploit physique pour tous les deux et nous étions courbaturés de partout. Ce soir nous mangerons dans la cuisine avec Marie, c’est nous qui ferons à manger. Nous avons bien sympathisé avec elle et espérons de garder contact. Demain départ pour descendre un peu plus.

PS. Il faut quand même vous montrer ce qui est écrit partout en ville. Cristina 2011.mes-images7 9525 Bien sûr nous avons pensé tout suite à notre Cristina (elle se reconnaîtra) et nous avions imaginé une belle histoire d’amour. Des déclarations enflammés d’un » hombré » pour son » amor » impossible. Mais non la vérité est moins romantique, il s’agit de Cristina Fernandez Kirchner, la présidente fraîchement réélu pour un second mandat. Elle avait succédé à son mari, président de 2003 à 2007. On appelle le couple les « Clinton de l’Amérique du Sud » ici. Désolée Cristina, je voulais te trouver un beau ténébreu ici, mais c’est raté.

Anita  

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 15:18

Nous sommes partis en voiture collective pour rejoindre la frontière, c’était assez folklo car notre conducteur a commencer à faire sa prière avant de partir ! Pas très rassurant….il faut dire que la visibilité du pare brise n’était pas terrible.mes-images7 9446 Ce dernier était fissuré et les réparations de fortune sont faites avec des pièces de monnaie collées sur le verre, une vrai tirelire le pare brise !

La prière avec signe de croix ont durés tout le trajet car chaque fois qu’il y avait une petite chapelle ou tombe sur le bord de la route en hommage aux morts de la route, il y en a beaucoup, le cérémonial commençait. Au début je n’avais pas très bien compris, j’étais assis à coté du chauffeur et je le voyais faire le signe de croix, je croyais que l’on allait avoir un virage dangereux ou quelque chose comme ça. En fait c’est seulement après quelques temps d’observation et aussi d’interrogation que j’ai compris de quoi il s’agissait. Heureusement il ne prenait en compte que les chapelles du coté droit de la route.

Juste avant d’arriver à la frontière il voulait doubler un camion en sommet de cote sans visibilité, j’ai trouvé les mots qu’il fallait en espagnol et d’une façon très ferme je lui ai interdit de faire ce dépassement. Il m’a écouté et ne m’en a pas voulu du tout, je lui ai expliqué que c’était dangereux.

Nous voilà donc à la frontière Bolivie Argentine, à Villazón plus exactement.mes-images7 9447 Ce n’est pas une grosse frontière, pas trop de trafic par là. Coté Bolivien une petite poignée de personnes qui  attendaient pour avoir le tampon de sortie.mes-images7 9449 Beaucoup de Boliviens tentent de passer en Argentine ou la vie semble meilleure. Ils doivent avoir les papiers bien en règle car coté argentin, ça ne rigole pas.

Pendant que nous faisions la queue côté argentin, il y avait des douaniers qui ouvraient un cercueilmes-images7-9454.JPG et ils ont même soulevés le mort pour voir s’il y avait rien dessous !

Enfin, tout c’est bien passé pour nous et tant mieux car parfois ils font ouvrir et vider tous les sacs et c’est ce qui est arrivé à une personne devant nous. J’ai enlevé mes lunettes de soleil et regardé le douanier dans les yeux, je voulais lui passer le message « pas pour nous s’il vous plait » et ça a du marcher car il a fait « circuler » !

C’est spécial cette ambiance de frontière et quand on passe à pied on s’imprègne bien du lieu et de ce qu’il génère, de la crainte parfois et aussi de l’espoir. On tourne le dosmes-images7 9232 à un morceau de vie pour en faire un autremes-images7 9453 ailleurs...

Pour moi je pensais que j’allais mettre le dernier drapeau sur le blog, celui de l’Argentine, une pointe de nostalgie certainement dans cette pensée.

On peut aussi s’interroger sur ces lignes sécurisées que sont les frontières. Es ce que ce sont des enclos pour humains ou es ce que ce sont des protections ? La « libertad », comme souvent citée ici dans ces pays d’Amérique su Sud est elle faite de barbelé ? Je vous laisse à votre réflexion…..

Le problème de ce petit poste frontière est qu’il n’y avait pas de bureau de change, n’y de retrait d’argent. Ce qui fait que nous n’avions plus rien, excepté quelques Euros qui étaient au fond de mon sac. Nous sommes allés à pied jusqu’à la Quiaca, la  première ville Argentine qui n’était pas loin car nous avions lu qu’il y avait un retrait automatique. En effet après une marche où nous étions très chargés nous avons trouvé le retrait. Ouf ! Oui mais la satisfaction fut de courte durée, le guichet ne prenait pas notre carte. Nous voilà coincés là et sans un pesos !

 Mais comme il ne faut pas désespérer, nous voyons sur un banc des touristes européens, ils étaient peu nombreux ici , c’est le la chance. Nous nous approchons et c’est là que tout s’éclaire, ils sont hollandais et nous réussissons à échanger 25€ que j’avais contre des pesos argentins. Nous sommes contents, fatigués mais contents, nous pouvons prendre le bus pour Humahuaca notre première étape argentine, après nous verrons bien…..

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