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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 22:53

Ce que je peux vous dire de cette ville, c’est qu’il faut du mollet pour la visiter.images-6 7823

Elle est toute en hauteur,images-6 7795 de collines en collines et d’escaliersimages-6 7792 en escaliers.images-6 9593 Elle est classée Unesco car elle a du charme et surtout plus d’une dizaine de funiculaires datant de la fin du XIX siècle.images-6 9601 Ces funiculairesimages-6-9628.JPG sont très utilisés par les habitants car ils dispensent d’un peu de fatigue.

Cette ville avait un port très important avant la construction du canal de Panama. Elle a connu des heures de gloire et une activité florissante du temps de la recherche de l’or. Son port est encore utiliséimages-6-9633.JPG pour le commerceimages-6-9615.JPG et les bateaux de croisière viennent y mouiller. Laimages-6 7797 marine est toujours bien présente dans la ville.

Son classement en 2003 au patrimoine mondial a boosté le secteur touristique.               

Comme le titre de l’article l’indique, elle est très colorée.images-6 9612 Les maisons sont toutes en couleursimages-6 7781 soit vives, soit pastel, du moins le temps les a rendues ainsi. Les dessins et tagsimages-6 7840 sur les murs sont aussi ici bien présents.

Les habitations sont souvent très simples de construction, du torchis entre des colombages et le tout recouvert de tôles peintes.images-6 7846 Il y a aussi beaucoup de pauvreté et parfois on se demande comment tout cela tient debout. Le dernier tremblement de terre en a secoué quelqu'une mais il ne faudrait pas que ça bouge trop de nouveau.images-6 7844 D’ailleurs nous logeons aussi dans une maison perchée, celle qui est en bleu turquoise sur la photo.images-6 9654 Une chambre très petite avec lit superposé, normal, ici tout est superposé !

Cet hostal  Portobello était très sympa et l’accueil de Catalina et Santiago était super. Ils vont quitter le Chili, leur pays, pour aller en décembre ouvrir un restaurant à Berlin, je leurs souhaite bonne chance.

Dans notre balade de découverte de la ville nous avons quand même déjoué une embuscade que nous tendaient deux voleurs(en bas sur la photo).images-6 7791 Je les avais repérés car ils nous suivaient à distance depuis plusieurs minutes. Dans cette ville qui monte et descend, il y a plein de petites rues et c’est assez facile de s’isoler en allant prendre une photo. Depuis le vol de Santiago je suis plus méfiant et  cela nous a surement servi  à éviter un braquage.

Tiens ici un chat sur le mur,images-6 7790 mes pensées vont directement vers Popinée et Cagou, ils me manquent un peu !

Baptiste était à Valparaiso pour deux jours et nous a suivi dans la visite de la maison du poète Pablo Neruda,ici avecimages-6 9583 Anita, qui elle aussi est bien perchée.images-6 7771 Ce célèbre poète a vécu en France pendant deux ans c’est au cours de ces deux années qu’il reçu le prix Nobel. Il  s’est investi dans la politique de son pays avec des opinions très engagées, ancrées à gauche. Sa vie est intimement  liée à l’histoire de son pays.

images-6 9623Il disait de sa ville «Valparaiso, comme tu es inconséquente…., tu n’as pas peigné tes cheveux, tu n’as jamais le temps de t’habiller, tu t’es toujours laissé surprendre par la vie » 

Pour ma part j’aime sa poésie et je vous soumets un de ces poèmes qui me parle :

 

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les cœurs blessés

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n'a fui les conseils sensés.

Vis maintenant !

Risque-toi aujourd'hui !

Agis tout de suite!

Ne te laisse pas mourir lentement !

Ne te prive pas d'être heureux !

 

Pablo NERUDA

 

 

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commentaires

Sophie 09/11/2011 22:11


Merci...à Pablo pour l'avoir écrit bien sûr, mais surtout à toi pour me l'avoir soufflé au moment même ou mes mots se confondaient, mes émotions lentement s'éteignaient....au moment où je perdais
espoir...
Merci
Je vous embrasse fort.


Véronique Barbe 07/11/2011 16:26


Coucou Pascal et Anita,

Ce poème me parle à moi aussi. C'est très vrai !!!!!
J'ai souri en lisant cet article car par un moment Pascal, tu parles de la maison de Pablo qui est perchée mais j'ai pensé un court instant que c'était d'Anita dont il s'agissait !!!!!
Vos articles et vos photos sont un pur délice.
Bisous.
Véro


lamoun 09/11/2011 02:09



Mrci Véro pour ton commentaire, je vois que Neruda a des adeptes....



laurence 03/11/2011 13:11


Magnifique poeme , tu as eu raison de nous le faire connaître ! Bonne route et restez vigilants.... bisous


lamoun 06/11/2011 01:17



Oui c'est vrai qu'il est beau ce poème et cela ne m'étonne pas qu'il te plaise.



Françoise 02/11/2011 22:12


Coucou les aventuriers...

Bien sûr qu'il est beau ce chat chilien, tenez, rien que pour lui je lui envoie ces deux citations dans sa langue natale sinon il serait vexé. Alors si vous le retrouvez glissez-lui donc au creux
de son oreille ceci:

No conozco nada comparable al silencio pensativo de los gatos. Llena la atmosfera de una calidad muy particular (Annie Duperey)

No hay ningun gato ordinario (Colette)

Je ne connais rien de comparable au silenc epensif des chats. Il emplit l'atmosphère d'une qualité particulière

Il n'y a aucun chat ordinaire.

C'est vrai que je connais un peu la langue de Cervantès mais ne la pratiquant pas on oublie vite ...alors pour vous j'ai un peu repris les dicos et je m'aperçois que cela revient assez vite.
Je vosu fais de gros bisous . Caresses aux chats du Chili.


lamoun 06/11/2011 01:18



C'est toujours un plaisir de lire tes commentaires.



Bois Maurice 02/11/2011 10:15


Bonjour Pascal et Anita.
Que de couleurs dans les rues , c'est vraiment original .J 'aime aussi les poémes de Pablo NERUDA.C 'est méme chose si on souffre , avoir des projets nous permet d'oublier sa souffrance .Une fois
que le projet réalisé penser à un autre .A une émission sur fr3 "chabada" Gérard LENORMAND disait ceci " quand on traverse le desert au bout de la piste il y a l 'oasis ".Comme Pablo si one veut
pas mourir il faut se bouger ,comme dans le desert si on ne veut pas mourrir il faut poursuivre la pite .
Merci encore pour toute ces images et bonne route .
Amitiés A+.
Maurice et Nicole .


lamoun 02/11/2011 20:37



oui Maurice, tu as raison, il faut se bouger tant qu'on peut le faire!