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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 09:50

Dans cette région d’Indonésie, il y a une âme dans chaque coin de rue, dans chaque village. La nature y est très belle et nous avons eu la chance avec Topik, notre guide de pouvoir l’apprécier.

Nous sommes montés à 1500 mètres dans le petit village de Batu Tumonga. De très beaux paysages image4 7565le long de l’ascensionimage4 7571 et au final les nuages qui venaient caresser la montage.

Sur la place du village il y avait un rendez vous de scouts, l’ambiance était joyeuse et bonne enfant. Nous nous sommes joint à cette petite communauté et avons participé de façon ludique à pimenter la fin d’après midi car nous étions l’attraction. Marion et moi-même avons été désignés pour animer une chanson locale en faisant répéter aux enfants les gestes que nous inventions, c’était assez rigolo!

Nous avons logés chez l’habitant, Nenek Mega image4 7608et son mari Pogrante image4 7611nous ont accueillis dans leur maison. image4 7628Ils élèvent leur petite fille qui est venu à la vie quand sa maman perdait la sienne. Ici les accouchements se font à la maison et s’il y a des complications cela peut être tragique. Le papa est parti travaillé a Bornéo et ne vient plus très souvent maintenant.

Malgré ce malheur de deux ans seulement, le sourire est revenu sur leur visage et j’ai beaucoup apprécié leur façon de nous accepter. Ils avaient préparé un plat local à base de noix de coco, de poulet et des herbes qui ont cuit dans un bambou.image4 7610 Le riz et les pâtes accompagnaient ce plat fort délicieux. De mon coté j’avais acheté au marché des avocats et je les avais préparés avec les moyens du bord c'est-à-dire uniquement citrons, sel et piments. C’était frais et cela accompagnait bien le plat, du moins pour nous car pour les indonésiens l’avocat c’est un produit bas de gamme qu’ils n’apprécient pas.

Nous avons préparé tout ça dans leur cuisine et après nous avons diné devant la maison Toraja ou nous logions. Il faisait quand même un peu froid mais Nenek Mega avait prévu des couvertures.

Le lendemain, après la photo de famille nous avons pris la route pour une rando de 10 kms à travers la campagne. Tout au long du chemin les activités des villageois attiraient notre regard. Ceux qui m’ont le plus impressionné, ce sont les tailleurs et forgerons image4 5228qui font des caveaux dans les rochers en granit. Dans la montagne les gens sont « encailloutés » dans les rochers image4 7639qui sont très nombreux dans les champs. Le caveau fait un peu moins de deux mètres cubes et sa géométrie est parfaite, les bambous servent de gabarit pour les dimensions.image4 5209 Ces caveaux servent pour toute la famille. Il faut environ huit mois pour en faire un. Deux forgerons affutent en permanence les outils et deux tailleurs enlèvent à coup de burins les éclats de granit. C’est incroyable ce travail, il faut un moral bien plus dure que le granit pour pouvoir exercer un tel métier. Pour le règlement ce sera un buffle que les quatre personnes devront vendre pour avoir de l’argent.

Tant que nous sommes dans les caveaux, je voulais aussi vous parler des bébés qui meurent.C’est à dire des bébés qui n’ont pas encore de dents.  Ils ne sont pas mis dans des tombeaux mais dans le tronc des gros arbres. Des arbres dédiés à cela. Je trouve que c’est poétique de mettre les bébés dans les arbres 335biscar ce dernier continue à vivre et au plus profond de lui repose aussi une vie trop vite éteinte. Sans le faire exprès mon appareil photo à pris une image un peu bizarre, comme si l’endroit avait troublé l’objectif ou tout simplement l’homme.

Dans les champs les femmes récoltaient le riz en faisant des bouquets qui seront mis au soleil pour sécher avant d’aller dans les greniers. Je me suis essayé avec elles à couper ses pointes de riz image4 5248mais elles m’ont vite limogé car je n’étais pas assez rapide.

Nous avons traversé de belles forêts de bambous,image4 7653 les rochers escarpés donnent des panoramas de carte postale que j’ai eu du mal à saisir avec mon appareil image4 5239BISmais qui sont dans ma tète. Dommage pour vous !

Arrivés à Rantepao nous avons visité une maison de tisserand. image4 7686C’est le coton que l’on file et colore avec des colorants naturels. image4 7684Du très beau travail qui mérite d’être souligné.

Ces balades en pays Toraja nous ont permis de faire une fois de plus de belles rencontres et je voudrais mettre à l’honneur cette école d’enfants orphelins Yayasan Malabi encadrée par Marteen qui apprend la musique à ces jeunes.179 Ils ont joué pour nous et nous avons dansés avec eux, 173partagés au travers des chants un petit quelque chose qui fait du bien à tout le monde. Nous avons visité le dortoir, les enfants mettent leur photo avec le métier qu’ils veulent faire plus tard. 186Cette école vit de dons et est soutenue par des associations. Si l’avenir de chacun est à l’image des morceaux qu’ils ont joués, je ne suis pas trop inquiet car c’était très beau.

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commentaires

laurence 11/09/2011 17:59


Comme toujours superbe écriture et magnifiques photos qui font rêver !! et quelle chance de pouvoir faire d'aussi belles rencontres !


Chantal 07/09/2011 12:13


Coucou Pascal et Anita

C'est toujours avec un immense plaisir que je lis vos aventures. En ce qui concerne l'Indonésie ceci me rappele des souvenirs.
Je vous ai écris un mail, quelques choses à vous demandez !
Bonne route ! Gros bisous
Chantal


Bois Mauirice 06/09/2011 22:32


Bonsoir Pasal et Anita .
C 'est curieux toutes ces traditions , je me demande combien de temps peuvent ils mettre pour creuser le tombeau dans le rocher , des nombreux mois je pense.
Bonne route , amitiés A+.
Maurice et Nicole


Tatopoulos Marcelle 06/09/2011 17:43


Je préfère ce message à celui d'hier, (trop sensible!)
Bon courage, profitez bien, à bientôt de vous lire


Françoise 06/09/2011 14:22


Coucou les aventuriers,

Voilà encore une belle étape, peut-être la plus insolite et la plus dépaysante, enfin c'est ce que je resens. Vous avez l'air heureux de toutes ces rencontres et il est vrai que sur les photos ces
gens à la culture tout à fait différente de la nôtre portent sur leur visage la simplicité et la rusticité des choses de la vie. Il me semble que là-bas, on ne court pas après le temps, on attend
simplement que la vie passe et la mort si angoissante pour nous ne paraît pas les effrayer car elle fait partie de ce cycle immuaable que nous ne sommes pas encore prêts à apprivoiser...et il me
vient soudain une phrase d'un auteur(dont j'ai oublié le nom) "âître c'est mourir un peu", dans ce pays là ils l'ont compris!!!
Bisous