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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 05:07

Départ de bonne heure pour rejoindre Kinmon qui est le camp de base pour aller là haut, à Kyaik-hti-yo. Oui d’accord mais il y a quoi là haut ? Et bien c’est perché dans la montagne, que se trouve le Golden Rock, le Rocher d’Or pour les non anglophones. Un des lieux les plus sacrés du bouddhisme, avec la pagode Shwedagon à Yangon. Pour les bouddhistes c’est une étape essentielle dans son itinéraire religieux. Ce gros rocher en forme de boite crânienne est entièrement recouvert de feuilles d’or et se trouve en équilibre au bord du précipice.myanmar2 6314 Pour y accéder un service de camion est organisé, tout le monde dans la benne assis sur des bancs. C’est comme dans la chanson de Patrick Sébastien, « Ha ! Qu'est-ce qu'on est serré, au fond de cette boite, chantent les sardines …».myanmar2 6240 En plus de ça il y a de la dénivelé pour arriver à 1100 mètres et heureusement que les camions sont en bon état. Je dois quand même avouer que je n’étais pas trop rassuré car en voyant les pentes qu’il fallait gravir en montant, je m’inquiétais un peu pour la descente. L’autre aspect un peu contraignant  de ce transport est qu’il faut rentabiliser au maximum et le camion ne part que quand il est archi-plein. Il faut payer à l’aller et aussi au retour. Au lieu de faire des billets aller-retour, on paye dans le camion en cours de route. Il fait un arrêt à un poste d’enregistrement des entrées. Pas très pratique tout ça mais très juteux pour le chiffre d’affaire. Arrivés là haut, l’air est très bon et le panorama superbe. On doit ensuite finir à pied les derniers kilomètres qui se font très bien. Du moins pour nous les touristes car pour les porteurs ce n’est pas si facile.myanmar2 6313 Il faut acheminer toutes les vivres,myanmar2 6247 matériels et autres avec portage sur les épaules.myanmar2 6317 Un métier là encore très difficile. Le poids, le soleil et la dénivelé sont des ingrédients qui rendent la tache épuisante. Il y a aussi les porteurs de personnes,myanmar2 6320 certains ne pouvant pas marcher ou étant tout simplement un peu paresseux...surtout du coté des chinois! Souvent se sont des personnes qui ont de l’embonpoint, ce qui n’aide pas.myanmar2 6323 Toute une logistique est mise en place pour accueillir les touristes et les pèlerins locaux,myanmar2 6285 les restaurants, hôtels, dortoirs (que pour les pélerins) et autres boutiques  constituent un vrai village.myanmar2-6301.JPG Certaines familles ont tendu des couvertures pour la journée et même la nuit.myanmar2-6312-copie-1.JPG En approchant du rocher, une grande esplanade  carrelée avec stupas, oratoires et bâtiments pour recevoir les pèlerins. Nous marchons pieds nus et il faut sélectionner la couleur des carreaux pour poser les pieds sans quoi on a vite fait de se bruler la voute plantaire. Et puis le voilà ! Le Rocher d’Or.myanmar2 6265 J’ai trouvé cela impressionnant, je ne sais pas si c’est la dorure ou le coté spirituel mais ça m’a plu. Anita elle n’a pas apprécié. Il faut dire que les femmes ne doivent pas approcher le Rocher et n’ont pas accès à tous les endroits. Seuls les hommes peuvent aller toucher le Roc.myanmar2 6258 J’ai de ce fait encore eu droit aux conditions des femmes dans les religions et aussi dans la société! Les boites pour les donations étaient bien pleines,myanmar2 6310 chacun faisant son geste pour mériter un jour le nirvana. Nous sommes ensuite descendus de quelques « étages » car j’aime bien voir l’envers du décor. Vu d’en bas on constate que la vie est toute autre, celle d’un village avec des constructions de fortunes à flanc de montagne.myanmar2 6299 C’est aussi là que nous avons vu le plus de commerces un peu spéciaux. Des sortes de boutiques qui « purifient corps et esprit », entre magie et sorcellerie. Mais le plus triste est que l’on y vend des cranes de singes, des pattes d’ours, de l’huile d’éléphants et bien d’autres produits tous plus glauques les uns que les autres. Les photos sont interdites et pour cause. Nous avons marché un peu ensuite sur la ligne de crête pour observer ce beau panorama myanmar2-6286.JPG et ensuite le camion a replongé vers le camp de base et dans ma tète je chantais : « Ha ! Qu'est-ce qu'on est serré, au fond de cette boite, chantent les sardines …». 

Pascal

 


 

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commentaires

RABIER 15/03/2014 21:30

Bonsoir les Baroudeurs !
Bravo pour avoir gravi la pente raide de la route qui mène au Rocher d'Or, dans la bene du camion avec les villageois venus en pèlerinage. En ce qui nous concerne, nous avions pu voyager dans la
cabine avec le chauffeur ; mais nous n'étions pas rassurés pour autant, au retour, lors de la descente.
Pascal : avez-vous vérifié que le Rocher était encore en place après vous êtes appuyé dessus ? (selon photo).
Il est vrai que ce bloc en équilibre à flanc de montagne est impressionnant.
Toujours est-il que nous apprécions de revivre l'une de nos visites sur des sites birmans. Merci encore et bonne route à vous deux.
Marie-Thérèse et Jean-Louis

Maurice et Nicole BOIS 15/03/2014 11:51

Bonjour Pascal et Anita .
Beau reportage pour le roher en or et de l'envers du décor, nous vous souhaitons bonne route
Amitiés A+ .
Maurice et Nicole .

Sabrina Bréhéret 14/03/2014 18:13

Bonjour les routards ! Merci de nous faire partager vos aventures, de nous inviter à vivre un peu de vos voyages et de nous faire profiter de toutes ces infos et anecdotes culturelles. Je vous
admire ! Sabrina

Françoise 14/03/2014 15:28

Bonjour les amis,

Il est vrai qu'il y a un peu de temps que je ne suis pas venue à votre rencontre mais ne vous inquiétez pas, je vous suis dans vos aventures et je me régale de vos courriers. Je vois que comme
toujours, vous savez nous enchanter et en plus en vous lisant on est vraiment tout près... mais tout près de vous. Pascal il faut que je te gronde un peu: tu as l'air tout penaud et tu nous
demandes de t'excuser de faire des fautes d'orthographe ou de syntaxe... mais on s'en fiche royalement, là c'est l'écrivain qui parle... que je sache tu n'es pas en train d'écrire un livre, tu nous
racontes avec sincérité et affection ton périple, tes rencontres etc. etc. donc les fautes on ne les voit pas ou plutôt si je les vois je n'en tiens vraiment pas compte et cela ne me gêne pas !!!Le
contenu de vos reportages est bien plus essentiel que les qq fautes ou erreurs qui se nichent au coeur de vos phrases, en revanche lorsque nous écrirons ce fameux et hypothétique livre à deux
mains, là je serais intransigeante... continuez donc à nous enchanter. On attend votre prochain article. Bisous.

lamoun 14/03/2014 16:58



Merci Françoise pour ce réconfortant message, c'est gentil. Le prochain article sera très long et sera signé Anita.