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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 16:28

Après avoir fait la photo souvenir devant la maison, nous avons dit au revoir a tout le monde avec toujours un petit pincement au cœur. De dormir chez l’habitant crée des liens, on partage un peu de la vie des familles et des gens. De plus le fait qu’Anita avait eu un petit problème, tous ont été gentils et attentionnés.

Nous prenons le bus Viasul et nous traversons la montagne par la Farola. Cette route a été faite a l’initiative de Fidel Castro pour désenclaver Baracoa et remercier la population de l’avoir soutenu pendant la guerre dans la montagne. D’une longueur de 55 kms, elle traverse la Sierra del Puril et elle est toute bétonnée, 300kgs au m2 ! En cours de voyage nous faisons plusieurs arrêts pour profiter du ravitaillement des locaux. Pas de grand déballage de nourriture de toutes sortes comme en Asie. Ici sobriété est un mot qui prend tout son sens ! Néanmoins j’ai pu profiter de la spécialité locale, le cucurucho, une préparation a base de coco râpée et de fruits moulus (orange, cacahuète, papaye, goyave, mandarine), à cela on rajoute un peu de sucre et de miel. Le tout est emballé dans une feuille de palmier en forme de cône, c’est très bon.

Nous avons laissé les miradors de Malones sur la gauche, indiquant le célèbre et triste centre américain de détention, pour continuer vers Guantanamo. Petit arrêt dans la citée pour déposer des passagers et c’est à la nuit tombée vers 19h15 que nous sommes arrivés à Santiago.

A la sortie de la gare routière, comme à l’accoutumée, les conducteurs se pressent pour nous amener. Avec nos gros sacs, ils se doutent que nous ne rentrerons pas à pied ! Ce sera une conductrice dans une voiture très petite et d’un autre temps. Elle roule quand même assez vite avec conduite au klaxon, efficace. Elle nous dépose à la casa de Carmen et Salvador, à 50m de la Plaza de Marte. L’accueil est une fois de plus très chaleureux, nous prenons possession de la chambre et prenons le repas que j’avais réservé la veille par téléphone.

Après le repas nous allons prendre « la température » sur la Plaza de Marte. Elle est bonne, 25° à 9h du soir ! C’est l’hiver comme en France mais avec 30° ou plus en journée et du 25 en moyenne la nuit. Des hivers comme je les aime ! La place est pleine de monde, des personnes de tous âges. Certains viennent pour palabrer, d’autres pour roucouler et je constate que la majorité vient aussi pour la connexion internet. C’est un des endroits de Santiago ou l’on peut avoir le wifi en utilisant une carte de l’opérateur local Etecsa. C’est intéressant de regarder les gens et en plus nous avons ici la chance d’avoir la plus grande collection automobile des années cinquante, alors on regarde. Je suis pour ma part agréablement surpris de voir que très peu voir pas du tout de jeunes filles cubaines ne portent de tatouage. Je me dis, « voilà une mode ridicule à laquelle Cuba a échappée ». Par contre j’ai été un peu déçue en voyant le nombre de personnes en surpoids dans la population. Dans un autre endroit de la place c’est un cours de judo qui se déroule. Ici pas de kimono mais de vulgaires blouses blanches. Le prof est hyper sévère et pas tendre avec les jeunes, j’ai l’impression qu’il faut que ça file droit. La fatigue se fait sentir et nous regagnons la casa.

La nuit est bonne même si la température de Santiago étant bien supérieure à Baracoa, elle est entrecoupée de phases d’éveil. C’est pendant l’une d’elle que je me refais le voyage dans ma tète. J’ai constaté une chose depuis le peu de temps que nous sommes là, c’est qu’il n’y a jamais de plastic qui traine le long des routes comme dans les nombreux pays déjà parcourus. C’est vraiment marquant comme les cubains sont propres, dans la rue, dans leurs maisons et aussi sur eux. Pour entrer dans les magasins il faut se laver les mains. Une personne est à l’entrée et nous verse de l’eau et une sorte de Mir sur les mains au dessus d’une bassine. De plus il n’y a pas de pollution publicitaire autre que la propagande du parti évidemment. A l’heure de la COP 21 qui se déroule en ce moment en France, réunion mondiale sur le climat et l’écologie, Cuba est surement un exemple en propreté des abords routiers. En même temps c’est vrai qu’ils n’ont rien à jeter, le plus souvent on garde et on recycle. Mais le fait de ne pas utiliser de sacs plastiques est une solution à adopter. Le constat est que c’est bien la société de consommation qui engendre ce genre de pollution, il y a là un gros travail à faire pour changer nos habitudes. Cela ne veut pas dire que je souhaite le système de consommation qui est en place ici et qui est très marquant par sa pauvreté mais j’en reparlerais dans un autre article.

Comme chaque médaille a son revers, si le frein au développement économique fait que Cuba est propre dans ses bords de route, la pollution est à son maximum dans la ville, notamment à Santiago. Toutes ces belles voitures américaines sont belles mais très polluantes. Pour les ramassages de personnes en plus des bus, il y a surtout de gros camions qui chargent leurs passagers dans des bennes. Ces camions sont comme pour des transports de bestiaux, parfois il y a juste le jour qui passe dans la partie supérieur et souvent ils sont bondés car peu cher. Toutes les motos, side-car et autres véhicules à moteur sont hyper polluants. Nous avons fait le plein de micro particules pendant ces trois jours !

Durant ces quelques jours nous avons découvert la citée avec ces beaux monuments et maisons coloniales. Le Parque Céspedes avec la Catédral de Nuestra Soñora de la Asunción, l’hotel Casa Granda, el Museo de Ambiente Histório Cubano et la Casa de Diego Velàzquez. La ville possède des places ombragées ou les musiciens viennent assouvir leur passion. La musique est omniprésente à Santiago et c’est un vrai régal. Il n’est pas rare de voir un petit groupe qui joue et les gens qui dansent. Une ambiance cubaine faite de chaleur, de musique et de spontanéité. Non loin de la place Dolores, dans un petit parc ombragé, c’est le jeu qui est la dominante. Des joueurs de dominos et aussi beaucoup de joueurs d’échecs. Cuba a eu des champions d’échecs et c’est un jeu très prisé ici, je pense que je vais me faire une partie un de ces jours !

Pour sortir du bruit de la ville nous sommes allés visiter le Castillo de San Pedro de la Roca del Morro , à une dizaines de kms de là. Ce château est classé Unesco depuis 1997. Il est très intéressant à la visite et retrace aussi l’histoire des pirates des caraïbes. Une des salles du château est consacré à la bataille navale hispano-américaine qui se déroula en 1898.

Des terrasses de cette forteresse, nous avons pu admirer le littoral sauvage avec en arrière plan la Sierra Maestra.

De retour à la ville, ce fut la visite de la Casa de Diego Velàzquez et du Museo de Ambiente Histórico Cubano qui a fini d’occuper la journée. La maison de style mudéjar (arabo-andalou) date de 1522, c’est la plus ancienne de Cuba. Dans le musée était présentée l’évolution du mobilier cubain du XVI au XIX siècle dans une construction néoclassique. Pour ceux que cela intéresse, vous pourrez voir toutes les photos dans un lien que je donnerais dans la news letter à la fin de notre voyage.

Je terminerais cet article avec un clin d’œil à Christophe, mon dentiste, en publiant cette photo d’un cabinet dentaire ou pas moins de sept dentistes travaillaient en même temps !

Demain c’est le départ pour la « campagne », Camagüey », ville classée au patrimoine mondial.

Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
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Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante
Santiago la bruyante

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commentaires

RABIER Jean-Louis Marie-Thérèse 12/12/2015 19:24

Anita et Pascal,
Vous voici donc à CUBA !
Nous aussi, nous sommes ravis de lire vos reportages qui nous permettent de découvrir, comme si nous y étions, les provinces et villes que vous parcourez.
Continuez de faire de belles rencontres et faites nous les partager par vos excellents commentaires.
Jean-Louis et Marie-Thérèse

Micky 09/12/2015 17:14

Toujours autant de plaisir à vous lire !
Les photos sont magnifiques !
Bisous Micky

Bois 08/12/2015 14:22

Bonjour Pascal et Anita . Nous espérons que le poignet d'Anita va mieux . Merci pour cette documentation sur la vie des habitants ainsi que les belles photos . Bonne route .
Amitiés .
Maurice et Nicole .