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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 14:45
Baracoa la chaleureuse
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Nous avons quitté l’aéroport José Marti à 6h45 sous un ciel un peu couvert mais qui laissait envisager une belle journée sur la Havane. L’ATR a pris son envol et nous voilà partis à plus de 1000kms de la capitale, dans l’Oriente et plus précisément à Baracoa. Dans l’avion nous avons eu droit au Granma, journal officiel du parti. Ce dernier est un quotidien de quelques pages et c’était intéressant de voir sa tribune et aussi sa mise en page avec la référence du jour depuis la naissance de Jésus Christ, jeudi 26 novembre 2015, mais aussi une deuxième référence par rapport a la révolution, año 57 de la Revolución.

Au fur et à mesure du vol, je voyais la masse nuageuse prendre de l’ampleur et c’est avec un temps très chargé que nous sommes descendus sur Baracao. L’avion était très secoué et nous aussi. Personne n’était vraiment rassuré et le summum de l’inquiétude a été atteint quand nous nous sommes retrouvés à 10 mètres au dessus de l’eau avec la mer des deux cotés. Les visages étaient crispés car beaucoup pensaient que l’on allait de cracher en mer. Pour ma part je rassurais Anita car j’avais regardé Google Map et je savais que la piste de Baracoa avançait dans la mer. Nous sommes donc bien arrivés à l’aéroport Gustavo Rizo sains et saufs sous une pluie et un vent menaçant.

Ce qui devait arriver, arriva et nous avons eu droit pendant deux jours à des pluies diluviennes et de bons coups de tonnerre. La petite ville de Baracoa est en temps normal un peu coupée du reste de l’île mais là avec la tempête ce sentiment était encore plus renforcé.

En peu de temps les rues étaient pleines d’eau et nous avons subi ces intempéries. Au début avec philosophie et un air amusé mais cela a un peu changé le deuxième jour. En effet nos habits et chaussures étant trempés de la veille, nous avons décidé de partir en tongs dans la ville puisqu’il y avait de l’eau partout. Nous devions nous rendre au terminal de bus pour une réservation. C’est en sortant que notre bonne humeur a failli disparaitre. Anita a glissé dans les escaliers et a descendu plusieurs marches. Sur le coup nous avons craint à une fracture du poignet et aussi des problèmes de colonne vertébrale. Heureusement, rien de tout cela ! Nous sommes allés à l’hôpital avec un vélo pousse, pour consultation. Le garçon du vélo pousse était très gentil et nous a accompagné dans l’hôpital. Une chance pour nous car c’était assez impressionnant de voir des services aussi démunis. Il a tapé à plusieurs portes et finalement Anita a pu consulter et même passer une radio du poignet. Au final, une prescription d’Ibuprofène et le bras en écharpe pendant 3 jours. Pour le dos ce sera baume du tigre pendant quelques temps. Après cet intermède nous avons regagné le logement pour un peu de repos. En soirée nous avons retrouvé 3 français rencontrés dans l’avion. Véronique, Didier et Claude se sont rencontrés sur un forum de voyage et partagent leur goût du voyage en commun plutôt que de le faire en individuel. C’est une bonne formule qui permet de partager les frais. Après il faut s’entendre pour le voyage et les intérêts de chacun. Pour cela ils se sont rencontrés à plusieurs reprises avant le départ. Nous avons bien apprécié leur présence et c’est autour d’un mojito en écoutant un groupe de musique cubaine que nous avons fini la journée.

Le lendemain, le soleil avait refait son apparition et la ville avait retrouvé ses couleurs vives et son ambiance chaleureuse. Il y avait une déambulation de personnes déguisées en musiciens, policier ou autres et ‘était très bien fait. Ils avaient une gestuelle ralentie et c’était très beau à voir, de vrais artistes ! L’après midi nous sommes allés à la Playa Del Miel à pied. Avec un peu de poulet grillé acheté en cours de route et l’avocat d’Amauricé, nous avons pique niqués à la plage de sable noir. Ensuite un passeur nous a fait traverser le bras de mer, puis nous avons marché jusqu’au village sans l’atteindre vraiment car il faut traverser un pont de bois et ce dernier était un peu endommagé par les intempéries des derniers jours. Il ne fallait pas tenter le diable (une chute par jour suffit) et nous sommes revenus vers le centre de la citée pour visiter la Catedral Nuestra Señora de la Asunción. A l’intérieur se trouve la Santa Cruz de la Parra, croix qui aurait été plantée par Christobal Colomb à son arrivée en décembre 1492. C’est en fait le plus ancien symbole de la chrétienté dans le nouveau monde. Devant la cathédrale se trouve la statue d’Hatuey, héro indien qui c’est opposé à la colonisation. Pour la petite histoire; un prêtre qui a voulu qu’il se repente lui expliqua les principes de la foi chrétienne. Hatuey demanda si au paradis les chrétiens étaient les mêmes qu’ici bas. Quand on lui a répondu oui, il a préféré aller en Enfer et fut brûlé vif….

En se baladant dans la ville nous voyons partout des tableaux vantant la révolution et ses acteurs. Certains slogans sont forts et amènent à la réflexion.

Cette ville de Baracoa est belle et nous découvrons beaucoup de maisons qui ont du posséder un passé illustre. L’une d’elle a retenue mon attention, plus par son histoire que par son cachet. En fait cette maison rose de deux étages sur le Malecón (bord de mer) est en rénovation. Elle est la seule à être si souvent rénovée et entretenue et tout ceci aux frais du parti. En effet cette demeure était un hôtel tenu par une russe exilée à Cuba, d’où le nom de Rusa pour l’hôtel. Magdalena Rovenskaya était une très grande cantatrice avec une jolie voix soprano qui c’est produite dans les plus grands opéras d’Europe dans les années 1920. On l’appelait Mima. Elle a fuit Moscou et la révolution de 1917 par la Turquie et a vécu 4 ans à Paris. Elle était mariée à un riche commerçant juif et tous deux partirent à Cuba en 1930 et plus particulièrement à Baracoa où le commerce de la banane était fleurissant et permettait à ce riche commerçant Albert Ménassé Baruch d’exercer pleinement son métier. Plus question pour Magdalena de continuer l’opéra et c’est ainsi qu’elle devint aubergiste. Pendant la révolution cubaine la Rusa ( Magdalena) reçu souvent à l’hôtel les chefs de la guérilla cubaine. Fidel Castro et le Che Guevara y séjournaient. Elle aida aussi financièrement la rébellion cubaine. C’est par mémoire affective que Fidel Castro et le gouvernement cubain entretiennent encore cet hôtel, La Rusa.

Mais pourquoi je vous raconte cette histoire ? Et bien figurez vous que la Rusa et son mari Albert avaient adopté un jeune garçon nommé René Frómeta à l’âge de 9 ans. Nous avons poussé la porte de René et nous sommes entrés. Il tient un petit « musée » dans sa maison. Il fait de la peinture naïve. Il nous a fait assoir et nous avons vécu avec lui toute cette histoire. Il nous expliquait tout en espagnol. Quand nous ne comprenions pas il répétait et réexpliquait de nouveau. Nous avons avec lui feuilleté tous les albums photos et c’était super intéressant. René a 87 ans mais sa mémoire est sans faille. Il nous a montré tous les objets et les habits de sa mère adoptive. Une grande Dame avec un destin hors du commun, une très belle histoire que nous avons eu la chance de partager avec un témoin de l’époque. Nous avons écrit sur son livre d’or, c’est pour lui un document historique. Anita a écrit son ressenti en hollandais et moi en Français le mien. Nous lui avons ensuite traduit nos écrits. Il y avait de l émotion au moment de la séparation, à écouter cet homme nous étions un peu entrés dans leurs vies. Merci Monsieur René Frómeta.

La météo capricieuse nous a pas permis de faire les visites prévues a El Yunque, montagne dominant la ville et qui aurait servi de repère à Christobal Colomb pour venir sur Baracoa. Nous voulions aussi aller au Parque Alejandro Humboldt mais pas de sortie pour cause de terrain trop glissant. Pas de regrets quand même, car nous nous sommes imprégnés de cette ville, avec une population très attachante, une cuisine très gouteuse malgré la rareté des produits. Notre Casa Colonial de Gustavo et Yalina était fort accueillante et là aussi la cuisine était excellente. Merci à eux

Pour dernière visite nous sommes allés au cimetière, sur une tombe il y avait écrit ; La Rusa de Baracoa.

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commentaires

cristina 05/12/2015 21:34

Coucou les amis, plus de peur que de mal !!!
Vos photos sont superbes, continuez à nous faire rêver MAIS FAITES ATTENTION !!
Gros bisous à bientôt

Ps : Anita tu as un mail...;-)

yves & Carmen 04/12/2015 23:58

Quel plaisir de vous retrouver, presque intact "Anita !"
De belles histoires
Continuez à nous faire rêver et prenez soins de vous !
Bisous à vous deux

Cathie Louis 01/12/2015 18:35

Salut à vous 2. Dommage Anita que tu n'avais pas tes chaussettes dans tes tongs.... tu sais pourtant bien le faire !!! Bonne continuation, à bientôt de vous lire. Bisous

kiv 01/12/2015 18:17

coucou contente de vous lire... plus de peur que de mal d'après le récit ! bisous à très bientôt !

Françoise de Zellingen 01/12/2015 13:42

Ah, nous voici repartis dans les contrées lointaines grâce à vous ! Quelle belle histoire que celle de « la Rusa », une épopée parfaite pour un roman… Bon périple et bon rétablissement à Anita.
Bizz